Atlantis-SG1=débats

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 Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]

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Navis McKay
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MessageSujet: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mar 26 Sep - 3:18

Titre : Le temps d'une année
Genre : Friendship Sheppard & McKay, slash McShep à venir.
Rating : T
Résumé : Cela fait un an depuis Doranda. Rodney s'en souviens et cela lui pèse, mais Sheppard ne semble se rendre compte de rien.

Saison : 3ième, entre 03x02 Misbegotten et 03x03 Irresistible
Spoiler : 02x06 Trinity / L’expérience interdite
Disclaimer : l’univers ne m’appartient pas et je ne touche pas d’argent


Dernière édition par le Dim 12 Nov - 7:37, édité 2 fois
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mar 26 Sep - 3:18

Chapitre I


§§§


Une année. 12 mois, 52 semaines, 365 jours, 8 766 heures, 525 960 minutes, 31 557 600 secondes.
Cela faisait déjà un an, depuis cet « accident » sur Doranda, depuis qu’il avait perdu sa confiance. Un an, et aujourd’hui, pour lui, cela semblait être une mission – un jour – comme les autres…

§


C’était le matin, juste après le petit-déjeuner, et ils étaient en salle de briefing. Elizabeth Weir, Carson Beckett, Teyla Emmagan, Ronon Dex, John Sheppard et Rodney McKay.
Teyla faisait son exposé sur le peuple qu’ils allaient rencontrer. Ensuite, ça serait à lui, pour décrire la source d’énergie que la sonde M.A.L.P. avait détectée.

TE - … et nous allons, je pense, pouvoir négocier aisément les médicaments du Dr Beckett contre ce pain.
EW - Merci Teyla. Rodney, c’est à vous.

Les regards se tournèrent vers Rodney. Celui-ci, perdu dans ses pensées, avait le regard rivé sur le milieu de la table. Il ne réagit pas à la voix d’Elizabeth. Teyla, qui se trouvait à côté de lui, posa une main sur son bras.

TE - Docteur McKay ?

Rodney sursauta, puis, constatant que c’était son tour, ouvrit son ordinateur portable et commença, sans toutefois regarder quiconque autour de la table.

RM - Oui, heu… La sonde a repéré une source d’énergie au-delà du village. Cela semble provenir d’un endroit situé à environ 150 kilomètres.
CB - Ça fait loin ! Heureusement qu’il y a le Jumper…
JS - La Porte se trouve au milieu de la forêt, elle est donc inaccessible en Jumper…
CB - Mais alors, il va falloir marcher plus d’une journée…
JS - Du calme, Doc’, vous, vous vous occuperez des négociations avec Teyla, et Rodney et moi, on ira voir cet endroit de plus près.

Ils s’attendèrent tous à entendre McKay râler à l’évocation d’une marche de plus de 24 heures… mais rien !

JS - Vous n’avez rien à redire de cette petite rando, McKay ?

Rodney ne lâcha pas l’écran de son portable des yeux pour répondre à Sheppard de son ton le plus sarcastique possible.

RM - Non, Colonel, absolument rien !

Ronon fronça les sourcils à cette réponse, mais personne ne prêta plus d’attention à l’attitude de Rodney, car tous le savaient lunatique.

EW - Très bien, dans ce cas, vous partez après déjeuner. Vous pouvez disposer.

Tous se levèrent et partirent chacun de leurs côtés.

§


Rodney, qui d’habitude allait faire des recommandations aux chefs d’équipes scientifiques avant de partir en mission, alla cette fois directement dans ses quartiers en trainant les pieds. Arrivé dans sa chambre, il se laissa tomber sur son lit et repensa à ce qu’il s’était passé un an plus tôt.

§§§


À Suivre…
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mer 27 Sep - 1:29

Chapitre II


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Début flash-back

Rodney parcourait la Cité à la recherche de Sheppard. Ils se croisèrent au détour d’un couloir. Sheppard, en apercevant Rodney, changea immédiatement de direction.

RM - Oh, Colonel ! Colonel ! Je vous cherchais partout.

Face à l’insistance du Canadien qui le suivait, le militaire s’arrêta devant le transporteur et se retourna pour lui faire face en croisant les bras.

JS - Je vous écoute.
RM - Je suppose que je mérite cela.

L’attitude et le ton de Sheppard n’avaient rien d’engageant, mais McKay ne se laissa pas démonter, et se lança.

RM - Écoutez, je hum… je voudrais juste m'excuser au sujet de ce qui s'est produit. J'avais tort. Je suis désolé. Et je voudrais vous assurer que je euh… n'essaierai plus d'avoir toujours raison à propos de tout… immédiatement…

Un silence gêné passa.

RM - … c'était une blague.

John entra dans le transporteur.

JS - Très bonne.

Rodney reprit aussitôt son monologue et John se tourna vers lui pour l’écouter.

RM - Je me suis déjà excusé auprès d'Elizabeth… … et Radek et j'ai remercié le Colonel Caldwell pour euh… s'être suffisamment inquiété de nous au point de nous espionner en orbite. En fait, je lui ai envoyé un joli petit e-mail.

Là, Rodney arrivait au moment crucial.

RM - Mais je vous ai gardé pour la fin car hum… Honnêtement, je… je détesterai penser que les évènements récents pourraient avoir des répercutions permanentes sur votre foi en mes habilités… … ou votre confiance en moi. Au pire, j'espère pouvoir au moins les regagner.

La réponse de Sheppard lui fit plus mal qu’il ne l’aurait pensé.

JS - Ça pourrait être long.
RM - Je vois.
JS - Mais je suis sûr que vous y arriverez, si vous y mettez du vôtre.

John appuya sur le plan et les portes du transporteur se refermèrent, laissant Rodney McKay, seul avec sa culpabilité.

Fin flash-back¹

§


Et c’est seul qu’il était également dans ses quartiers, allongé sur son lit trop dur pour être confortable, perdu dans des pensés trop sinistres pour ne pas faire mal.

Rodney se mit sur le côté. Il prit une profonde inspiration, et la relâcha en un soupir.

RM " Pourquoi je lui ai pas dit avant ?… Pourquoi il faut toujours que je finisse par me retrouver tout seul ?...

Il se recroquevilla et poussa un nouveau soupir qui se finit presque en gémissement.

RM - Pourquoi ?...

Mais personne n’était là pour entendre ce chuchotement, et encore moins pour lui répondre.

§§§


À suivre…


§§§


Ndla :
¹ Fin de l’épisode 02x06 Trinity / L’expérience interdite


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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mer 27 Sep - 1:32

Chapitre III


§§§


Un peu avant midi, Rodney s’était calmé, mais il était toujours d’une humeur morose. Il se leva et alla se passer un peu d’eau fraiche sur le visage avant de se diriger vers le mess.
Il passa devant les labos, et Radek Zelenka l’intercepta.

RZ - Rodney, vous partez en mission, toute à l’heure ?

Rodney ne s’était pas arrêté et Radek le suivait à côté.

RM - C’est exact. Pourquoi ?
RZ - Et bien, heu… Vous n’êtes pas venu donner vos instructions, alors…

Rodney s’arrêta net et fit face au Tchèque.

RM - Radek, vous êtes le CSO¹ en second, d’accord ? Alors, débrouillez-vous un peu sans moi !

Et il planta le pauvre Radek qui resta bouche bée quelques secondes avant de réagir.

RZ - CSO en second ? Depuis quand ?

§


Rodney arriva au mess, qui, comme on pouvait l’imaginer au vu de l’heure, était bondé.
Il vit que Sheppard, Teyla et Ronon étaient déjà à une table pour six. Il prit donc son plateau, le fit remplir par la cuisinière athosienne sans lui adresser un regard, et partit rejoindre ses équipiers. Il posa son plateau et s’assit à côté de Ronon sans un mot, mais écoutant pour une fois d’une oreille attentive.
Sheppard était visiblement en train d’expliquer – ou plutôt, de tenter d’expliquer – une expression terrienne aux deux Pégasiens.

JS - … et donc, la signification exacte est « subir une écrasante défaite ».
TE - Il est tout de même étrange que vous utilisiez un terme de couture pour l’assimiler à un échec.
JS - Hé bien…

John, pris de court, se tourna vers le génie de la table.

JS - Rodney, savez-vous d’où vient…
RM - … l’expression « se faire battre à plates coutures » ?
JS - Heu, oui. Comment… ?
RM - Du fait que, jadis, les couturiers se retrouvaient parfois en face de coutures saillantes, aussi les écrasaient-ils pour les aplatir : ils les battaient « à plates coutures ». Et au théâtre d’il y a quatre siècles, il était fréquent de prétendre qu'un personnage était mal habillé, que les coutures de ses habits étaient trop voyantes, et le personnage du tailleur, feignant d'arranger son client, le frappait vigoureusement à l'aide d'une latte et le battait « à plates coutures ».
TE - Je vous remercie, Docteur McKay.
RM - Mais de rien, Teyla, c’est un plaisir. D’autant plus que j’imagine que cette expression est apparue parce que vous avez battu à plates coutures ce pauvre Colonel ici présent, hm ?

Teyla lui sourit en réponse et Sheppard se renfrogna. Carson arriva à ce moment-là. Il posa son plateau et s’assit à côté de Rodney.

CB - Alors, de quoi parlez-vous ?
TE - Le Colonel Sheppard et le Docteur McKay nous expliquaient la signification d’une expression terrienne.
CB - Oh ! J’ai remarqué que vous les assimiliez assez rapidement, Teyla.

Teyla le remercia d’un signe de tête. Ronon et John, qui avaient fini, allèrent s’équiper, rejoints quelques minutes plus tard par Teyla, Carson et Rodney, qui avait mangé lentement afin de ne pas partir avec John. Carson et Ronon passèrent ensuite par l’infirmerie pour prendre l’équipement de démonstration du médecin, puis ils rejoignirent les autres en salle d’embarquement.


§§§


À suivre…


§§§


Ndla :
¹ CSO : Chief Scientific Officer
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Jeu 28 Sep - 2:49

Chapitre IV


§§§


Ils étaient tous les cinq devant la Porte des étoiles, attendant qu’Elizabeth donne le signal de départ. Sur un signe de tête de sa part, le technicien composa l’adresse de Sirrah, alias P6X-510. Les chevrons s’enclenchèrent et, après l’habituel kawoosh, le vortex se stabilisa.

EW - Bonne chance !

Sheppard lui répondit par un signe de tête et traversa, suivi de Rodney et Carson, puis de Ronon et Teyla.

§


Une fois de l’autre côté, Teyla devança les autres pour les conduire au village. Après une minute de marche, les arbres les entourant semblèrent plus vieux. Teyla, surprenant le regard des trois Terriens, leur expliqua.

TE - Les Wraiths envoient une sorte d’explosif par la Porte pour détruire les arbres les plus proches, et ainsi pouvoir passer avec les Darts.
CB - On dirait qu’ils ont eu le temps de repousser un peu depuis leur dernier passage…
RM - Cette planète se situe assez loin du territoire central des Wraiths, ils doivent donc y passer plus rarement.
JS - En tous cas, on va pas les attendre. Allez, en route !

Teyla repris la tête du cortège. Après quelques minutes, ils sortirent de la forêt, pour se retrouver entourés de ce qui ressemblait fort à des champs de blé.

TE - Nous ne sommes plus très loin du village des Markabs.
RM - Etrange. Pourquoi la planète s’appelle-t-elle « Sirrah » et son peuple « Markab » ?
JS - Si vous aviez écouté Teyla au briefing, vous sauriez qu’il y a deux peuples différents sur cette planète : les Markabs et les Algenibs.
RM – Oh, ça va ! D’habitude c’est vous qui n’écoutez pas…
JS – Grmph.

Teyla et Carson se regardèrent et eurent un sourire complice. Le reste du chemin se fit dans le silence.

§


Ils arrivèrent enfin à l’entrée du village, qui possédait un mur d’enceinte, dont la porte était gardée par un homme et une femme, armés de sortes de hallebardes.

TE – Nous y voilà !

Teyla accéléra l’allure. La gardienne sourit en la voyant.

fe - Teyla. Cela fait un moment qu’on ne s’est vues !
TE - Aloysia ! Ca me fait plaisir de te revoir.

Arrivée à sa hauteur, Teyla enlaça la jeune femme, qui l’embrassa sur le front. Les Atlantes s’étaient arrêtés à quelques pas d’elles. Teyla se tourna vers eux.

TE – Aloysia, je te présente mes amis. Voici le Colonel John Sheppard, le Docteur Rodney McKay, le Docteur Beckett et Ronon Dex.
Al – Soyez les bienvenus ! Les amis de Teyla Emmagan sont les amis des Markabs. Si vous voulez bien me suivre, je vais vous conduire à notre Gouverneur.
JS – Nous vous suivons.

Aloysia ouvrit la grille et laissa passer Teyla et ses compagnons, avant de refermer soigneusement, puis Teyla et elle prirent côte à côte la grande rue, quelques pas devant les autres pour pouvoir discuter tranquillement.

Al – Au fait, nous avons tenté de te contacter, il y a environ 18 mois. Que s’est-il passé ?
TE – Il y a un peu plus de deux ans, le peuple du Colonel Sheppard est venu sur Athos. Ils venaient de la Cité des Ancêtres, Atlantis. Nous étions en train de faire connaissance, lorsque nous avons subi une forte attaque des Wraiths. Ils ont recueilli les survivants de mon peuple.
Al – Atlantis ! Est-ce que tu crois qu’ils accepteraient que certains d’entre nous puissent la voir ?
TE – Malheureusement, cela fait déjà plus d’un an qu’elle a été détruite par des vaisseaux-ruches wraiths…
Al – Détruite ? Vraiment ?
TE – Oui. J’ai assisté à l’attaque… Les miens avaient déjà été mis à l’abri sur une autre planète, mais je voulais aider les Atlantes à se battre.
Al – Ça te ressemble bien, ça ! Et où êtes-vous, à présent ?
TE – Nous nous sommes tous installés sur une planète qui était inhabitée. Je donnerai les coordonnées au Gouverneur.
Al – Et toi, tu es restée avec ces Atlantes ? Oh, attend ! Laisse-moi deviner ! Cela n’aurait-il pas un lien avec… l’un de ces hommes ?
TE – Mais non ! Aucun d’eux ne m’intéresse de cette façon !

Aloysia sourit à la réaction un peu trop vive de Teyla.
Ils étaient arrivés devant la plus grande maison du village. Aloysia ouvit la porte et se tourna vers les autres.

Al – Nous y voilà. Entrez, je vous prie.

§§§


À suivre…
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Jeu 28 Sep - 2:53

Chapitre V


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Ils entrèrent dans une sorte de grande antichambre, seulement meublée de confortables sièges. Aloysia ouvrit la double porte et se retourna vers les Atlantes.

Al – Il n’y en a pas pour longtemps, mais asseyez-vous, je vous en prie.

Elle commença à fermer et ajouta faisant un clin d’œil à Teyla.

Al – Et j’en connais un qui sera ravi de te revoir !

Avant que Teyla puisse répliquer, Aloysia avait déjà refermé. Ils s’assirent tous. Ronon fixa Teyla.

RD – On dirait que vous connaissez personnellement ce peuple ?

Teyla parut gênée, mais répondit tout de même.

TE – Effectivement. J’ai été, disons, très proche du fils du Gouverneur, durant quelques temps.

Sheppard ne put s’empêcher de vouloir la taquiner, son sourire charmeur aux lèvres.

JS – Ah oui ? Et proches jusqu’à quel point ?
TE – Je doute que cela vous concerne, Colonel.

Sheppard déglutit difficilement. Le ton de l’Athosienne était tout à fait calme, mais le regard qui avait accompagné cette réplique était quelque peu menaçant.

JS " J’aurais mieux fait de me taire, moi. Je sens que je vais finir à l’infirmerie au prochain entrainement…

Il leva les mains en signe d’apaisement.

JS – Je demandais pas ça pour vous gêner, Teyla. Mais vous n’êtes bien sûr pas obligée de répondre. Et si c’est trop indiscret, il suffit de le dire.

Celle-ci leva les sourcils en penchant la tête. Aloysia revint juste à ce moment-là.

Al – Le Gouverneur vous attend. Suivez-moi, je vous prie.

Les Atlantes se levèrent d’un même mouvement et suivirent Aloysia. Ils traversèrent un couloir suivi d’un escalier descendant, larges d’environ quatre mètres, menant à une grande pièce avec trois doubles portes. Tout cela éclairé par des lampes et équipés de portes-torches.

RM " On est au moins à 100 mètres sous terre, et ils maîtrisent l’électricité. Intéressant…

Aloysia leur ouvrit la porte du fond et les laissa passer avant de la verrouiller. Ils étaient dans une immense salle, pouvant apparemment accueillir plusieurs centaines de personnes. Leurs pas résonnèrent sur les parois de cet espace vide. Aloysia déverrouilla la porte à l’autre bout, et s’arrêta sur le seuil.

Al – Monsieur le Gouverneur, voici Teyla, accompagnée par les Atlantes dont je vous ai parlé.
go – Faites-les entrer.

Aloysia s’écarta et Teyla s’avança, silencieusement suivie par ses compagnons.

ho – Teyla ! Quelle joie de te revoir !

Un jeune homme s’était levé du siège à la droite de celui du Gouverneur, et s’était avancé vers Teyla pour lui prendre les mains.

TE – Elzeard ! Cela me fait plaisir aussi.
El – J’ai… Heu… Nous avons eu peur, quand nous n’avons pas réussi à vous contacter, il y a quelques mois. Les Wraiths sont devenus plus actifs depuis deux ans, alors nous avons pensé que vous aviez peut-être tous été… récoltés…
go – Hé oui, Chef Teyla, il semblerait que mon fils tremble toujours autant pour votre vie…

Le Gouverneur avait dit cela sur le ton de la plaisanterie, mais sa voix rappela tout de même Teyla à son devoir. Elle lâcha les mains d’Elzeard et fit quelques pas en direction du Gouverneur.

TE – Gouverneur, veuillez me pardonner. Je vous salue, au nom du peuple d’Athos.
go – Allons, Chef Teyla ! Combien de fois vous ai-je demandé d’oublier le protocole lorsque nous sommes en privé ?
TE – À votre guise, Gouverneur.
go – Alors, dites-moi donc qui sont ces personnes ?
TE – Voici le Lieutenant-Colonel John Sheppard, le Docteur Rodney McKay et le Docteur Carson Beckett, venant tous trois d’Atlantis, et Ronon Dex, de Satéda.

Le Gouverneur fixa Ronon en silence quelques secondes.

RD – Quoi !
go – Satéda ?
RD – Exact.
go – Toutes mes condoléances pour votre peuple.
RD – Heu… Merci…

Le Gouverneur se leva et s’approcha de ses invités.

go – Comme c’est bientôt l’heure du déjeuner, je vous propose de vous joindre à moi.
TE – Je vous en remercie.
JS – Teyla, Beckett et Ronon vont pouvoir se joindre à vous, mais McKay et moi voudrions – avec votre accord, bien sûr – aller voir de plus près quelque chose que nos appareils ont détecté.
go – Où cela se trouve-t-il ?
RM – À environ 150 kilomètres, vers les montagnes.
go – Hmm… C’est le territoire des Algenibs, là-bas, et ils n’aiment pas beaucoup les étrangers. C’est pour cela que nous sommes les seuls à faire commerce avec eux : nos deux peuples n’en formaient autrefois qu’un seul.
JS – Sont-ils agressifs ?
go – Non. Du moins, pas si vous ne leur voulez pas de mal. Mais ne vous attendez pas à ce qu’ils soient accueillants. Il vaut mieux pour vous que vous restiez à distance.
RM – Et si on en rencontre un par hasard ?
go – Saluez-les seulement, et passez votre chemin. Et s’ils vous demandent ce que vous faites sur leurs terres, dites-leur que vous avez mon accord. Mais surtout, ne leur mentez pas : ce sont des télépathes, ils le sauraient, et ils détestent ça !
JS – Bien ! Merci pour ces précieuses recommandations. Nous nous montrerons prudents.
go – Êtes-vous bien certains de ne pas vouloir vous restaurer avant de partir ?
JS – Merci, mais la route est longue, alors nous préférons partir de bonne heure.
go – Bon, comme vous voudrez. Aloysia va vous raccompagner en haut et vous indiquer la route à suivre. Je vous souhaite bon voyage.
JS – Nous vous remercions, Gouverneur.

John fit un signe de tête à Ronon pour qu’il les suive. Aloysia les précéda pour la remontée. Une fois dehors, John demanda à Ronon d’aller faire son rapport à Elizabeth, puis de revenir aider Teyla et Carson. Rodney et lui suivirent ensuite Aloysia jusqu’à l’autre entrée du village.

Al – Cette route mène directement au village des Algenibs. Une fois arrivés là-bas, n’y entrez pas et contournez-le. Ensuite, vous serez livrés à vous-même. Il n’y a pas de bêtes sauvages – du moins, rien d’assez gros pour s’attaquer à deux hommes. Je vous souhaite bonne route.
JS – Merci. On y va, Rodney ?
RM – Après vous !

Et ils partirent tous deux d’un bon pas.

§§§


À suivre…
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Sam 30 Sep - 3:42

Chapitre VI


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


John et Rodney marchaient depuis déjà plusieurs heures. Rodney n’avait pas prononcé un seul mot depuis leur départ. John regardait régulièrement sa montre, et Rodney pensait que c’était parce que celui-ci trouvait que leur duo n’avançait pas assez vite. Mais il trottait une tout autre pensée dans l’esprit de ce matheux de militaire.
Soudain, celui-ci s’arrêta, poussa un soupir à fendre une pierre, et se retourna pour fixer Rodney, les mains sur les hanches. Rodney s’était bien sur aussi arrêté, et dévisagea John, qui le fixait avec une expression indéchiffrable. Il ne fallut à Rodney que quelques secondes pour se sentir mal à l’aise sous ce regard pesant.

RM - Quoi ?!
JS - Ça serait plutôt à moi de vous poser cette question !
RM - Comment ça ?

John poussa un nouveau soupir.

JS - Cela fait près de 5 heures que nous marchons, et vous n’avez pas prononcé la moindre syllabe.
RM - Et alors ? Ne me dites pas que ça vous dérange ! D’habitude, vous trouvez que je parle trop ! Alors, vous plaignez pas !
JS - Je ne me plains pas, McKay, je me demande ce qui vous arrive.

Rodney détourna les yeux et répondit d’une voix à peine audible.

RM - Rien du tout.
JS – Rodney, dites-moi ce qui ne va pas.
RM – J’ai pas d’ordre à recevoir…

Cela fit exploser Sheppard, qui le coupa en se mettant à lui crier dessus.

JS – Bon sang, McKay ! Vous voulez que je vous fasse la liste de toutes vos bizarreries depuis ce matin ?!

Rodney avait sursauté, et maintenant il bafouillait.

RM - Heu… Je…

Mais Sheppard continua en énumérant la liste sur ses doigts.

JS - De un, vous n’étiez pas là au petit-déjeuner, et vous n’en avez même pas pris, même pas un café, rien ! De deux, vous avez encore moins écouté au briefing que moi dans mes jours de fatigue, et même pas râlé un peu pour cette longue marche forcée ! De trois, vous avez disparu toute la matinée, et je le sais parce que Radek est venu jusqu’en salle d’entrainement pour vous chercher ! De quatre, vous avez pinaillé sur votre déjeuner, au lieu de le dévorer comme à votre habitude ! De cinq…
RM - Ça suffit, arrêtez de hurler !

McKay avait interrompu net cette tirade en hurlant un bon coup, les yeux fermés et les poings serrés. Il avait maintenant la respiration haletante. John, abasourdi, attendit quelques secondes, qu’ils se calment tous deux. Rodney finit par rouvrir les yeux et les poings. Il fixait le bout de ses chaussures. John s’éclaircit la gorge.

JS - Hum. Rodney, heu… On devrait peut-être faire une halte, hein ? On dirait qu’on en a besoin, tous les deux…

Il eut un rire nerveux. Rodney ne répondit rien, mais alla s’asseoir sur le bord du chemin. John s’installa à côté de lui. Ils enlevèrent leurs sacs de leurs dos et restèrent un moment silencieux.
Finalement, Sheppard n’y tint plus et décida de relancer la conversation sur le ton de la plaisanterie.

JS - Vous m’avez demandé d’arrêter de hurler, mais je faisais que crier, c’est vous qui avez hurlé.

Il avait dit ça en prenant un air et un ton joviaux. Mais apparemment, son charme ne marchait pas aussi bien sur Rodney que sur la plupart des femmes.

RM - Peu importe, vous avez arrêté, c’est tout ce qui compte…

Le scientifique avait dit cela d’une façon qui fit perdre son sourire à John. Le militaire avait perçu de la tristesse dans sa voix, et en y regardant de plus près…

JS " Il a l’air… malheureux !
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Sam 30 Sep - 3:44

Chapitre VII


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Sheppard se leva et alla s’accroupir juste devant Rodney. Celui-ci avait le regard fixé par terre. John l’interpella d’une voix douce.

JS - Hé ! Rodney ?

Pas de réaction de la part du scientifique. John ne l’avait jamais vu comme ça, tellement calme et silencieux, et il ne savait pas comment réagir. Il ferma les yeux une seconde pour prendre de l’assurance, et reprit d’une voix normale.

JS - Et si vous me disiez ce qui ne va pas bien, hein ?

Rodney planta son regard dans celui du militaire et le fixa ainsi quelques secondes, comme pour s’assurer de la sincérité de son inquiétude. Lorsqu’il parla, sa voix n’était qu’un murmure, et ses yeux ne cessaient d’aller et venir entre ceux de John et le sol.

RM - Pas la peine que je vous en parle, vous comprendriez pas.
JS " Oui, bien sûr : « Les militaires sont tous des brutes sans cervelle !… » Bon, un peu de sang-froid. Voilà, on se calme !
JS - Je pourrais peut-être, vous n’en savez rien.
RM - Si je le sais…
JS - Ah oui ?
RM - Personne à part Jeannie n’a jamais compris…
JS – Vous ne voulez pas essayer de m’expliquer ?

Rodney eu un rire jaune.

RM – Pour que votre mépris à mon égard grandisse encore ? Non merci !

John en tomba sur les fesses !

JS – Mon… mon mépris ?

Il souffla un bon coup pour reprendre ses esprits, mais Rodney, tout en se levant, le prit de court.

RM – Oui, votre mépris ! Je sais bien ce que vous pensez de moi ! Vous ne tolérez ma présence que parce que vous y êtes contraint et forcé !

John, encore assis par terre, fixait le dos du Canadien. Il se leva et se rapprocha du scientifique. Il voulut poser une main sur son épaule, mais hésita, et laissa finalement retomber son bras. Il reprit une voix douce pour lui répondre.

JS – Je ne vous ai jamais méprisé, Rodney.
RM – Ouais, c’est ça !
JS – C’est vrai, je vous le jure.

Rodney se retourna en fixant le bout de ses chaussures. John vit qu’il se triturait les mains, signe indéniable de nervosité chez l’astrophysicien. Le militaire lui prit doucement les poignets, ce qui lui fit relever la tête. L’Américain plongea son regard dans les yeux bleus du Canadien.

JS – Je vous le jure.

Il avait répété cela en chuchotant, comme une confidence. Mais Rodney n’était pas convaincu. Il détourna les yeux.

RM – Alors pourquoi ?
JS – Pourquoi quoi ?

Ils s’étaient mis tous les deux à murmurer.

RM – Pourquoi vous m’en voulez encore ?
JS – Mais je vous en veux pas pour quoi que ce soit…

Rodney se dégagea violemment et recula pour mieux fusiller Sheppard du regard.

RM – Vous ne savez même pas de quoi je parle, hein ?
JS – Heu… Pour être tout à fait franc avec vous : non.

Rodney soupira en fermant les yeux. Il les rouvrit aussitôt et alla remettre son paquetage.

RM – On a encore de la route à faire.
JS – Rodney…
RM – Laissez tomber, Sheppard. J’ai été stupide de me prendre la tête pour ça. Si vous avez oublié, c’est que vous ne deviez pas m’en vouloir tant que ça !

McKay prit le paquetage de Sheppard et le lui tendit. Celui-ci le prit et le remit.

JS – Très bien, on arrête là la discussion ! Mais si vous voulez en reparler, j’aimerais que vous n’hésitiez pas, parce que très franchement, je n’aime pas vous voir dans cet état.
RM – Vous préférez peut-être quand je suis bavard et râleur ?
JS – Bah oui ! Parce qu’au moins, ça veut dire que vous allez bien…

John se remit en route. Rodney ouvrit la bouche pour le rappeler, mais se ravisa.

RM " Ce soir… Peut-être…

Il courut pour le rattraper et ils continuèrent côte à côte.

§§§


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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mer 4 Oct - 3:25

Chapitre VIII


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Depuis leur altercation, Sheppard et McKay ne s’étaient pas adressé la moindre parole. John s’était forcé à se remémorer chacune de leurs disputes.
Le soir venu, ils avaient parcouru plus d’une soixantaine de kilomètres. Arrivant au niveau d’une prairie, John s’arrêta, regardant autour de lui.

JS – Je crois que c’est un bon endroit pour établir le campement pour la nuit.

Rodney poussa un soupir de soulagement en enlevant son paquetage de son dos.

RM – Enfin ! J’ai cru que vous ne vous décideriez jamais à vous arrêter !

John eut un petit sourire : ça, ça ressemblait à McKay !
Chacun monta sa tente, puis John fit du feu et Rodney prépara les MRE. Ils s’installèrent face à face de part et d’autre du feu pour manger. Au bout de quelques minutes, le militaire se décida à rompre le silence gêné qui s’était installé.

JS – Rodney ?
RM – Moui ?
JS – Heu… Hum ! Et bien, je… Heu…
RM – Et bien quoi ?
JS – Je crois que je sais de quoi vous vouliez parler, tout à l’heure…

Rodney soupira et lui répondit avec lassitude.

RM – Vous voulez vraiment remettre ça sur le tapis ?
JS – Oui, je le veux vraiment !
RM – Très bien, alors, allez-y, commencez…
JS – Heu, oui… C’est bien Doranda, hein ?

Rodney, qui jusque là était resté le nez dans son assiette, releva la tête pour regarder John, avant de détourner les yeux et de lui répondre dans un souffle.

RM – Oui…
JS – Dans ce cas, je crois que l’on se doit chacun une explication à l’autre…
RM – Comment ça ? Je ne…
JS – Attendez avant de protester ! Je vais commencer par vous donner mon explication. D’accord ?
RM – Je vous écoute…
JS – Voilà, en fait… j’ai perdu un ami… dans des circonstances similaires… Mon meilleur ami, il s’appelait Remy. On s’est connu à l’orphelinat, quand on avait 11 ans. On s’est engagé dans l’armée ensembles, et on est allés en Afghanistan ensemble. Il a cru qu’il pourrait réussir cette mission, mais lui et deux autres sont tombés dans une embuscade… Le Colonel ne voulait pas aller rechercher les gars, parce que c’était trop risqué, alors j’ai volé un hélico, mais… je n’ai pu récupérer que ses deux camarades. Ce type-là était comme un frère pour moi ! Il était le seul à tout savoir de moi, même mes plus grands secrets… Il a cru qu’il y arriverait, mais il en est mort, et… et il a failli vous arriver la même chose ! Vous y avez cru, mais vous avez failli nous faire tuer tous les deux… … Voilà l’une des deux raisons pour lesquelles j’ai si mal réagi…

Rodney attendit que John continuat, mais celui-ci gardait simplement la tête baissée, alors le scientifique l’encouragea.

RM – Et… Quelle était l’autre raison ?
JS – L’autre raison ? Vous voulez vraiment la connaître ?
RM – Oui, bien sûr.

John lui répondit en parlant rapidement.

JS – L’autre raison, et bien, c’est que j’ai-eu-l’impression-que-vous-vous-étiez-servi-d’une-amitié-à-laquelle-vous-ne-croyiez-pas-pour-que-je-parle-à-Elizabeth-afin-de-satisfaire-votre-orgueil-sans-vous-soucier-de-ma-vie.

McKay mit quelques millisecondes à assimiler – et surtout à croire – ce qu’il venait d’entendre.

RM – C’est faux ! Jamais je… jamais je n’aurais mis volontairement votre vie en danger !
JS – Ce n’est pas ce que j’ai dit, McKay.

John releva la tête et planta son regard dans celui de l’astrophysicien.

JS – Qu’aviez-vous exactement en tête lorsque vous m’avez demandé d’avoir foi en vous ?
RM – Je voul …
JS – Réfléchissez-y avant de répondre !

Le ton de Sheppard n’avait étrangement rien d’agressif, ni même d’autoritaire. Rodney se tut et regarda le feu qui crépitait devant eux.

RM " Je voulais sauver Atlantis… Oui, mais…
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mer 4 Oct - 3:33

Chapitre IX


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Début P.O.V. McKay

J’ai fait ça aussi pour devancer les militaires sur ce projet. Je ne l’ai pas caché à Elizabeth. Elle n’a d’ailleurs pas apprécié. Et j’ai osé lui en vouloir. Pourquoi je suis allé voir Sheppard ? Parce qu’il a de l’influence sur elle. Parce je savais que lui, il pouvait la convaincre. Et Radek, je l’ai traité comme un moins que rien. Je l’ai accusé de jalousie, alors qu’il avait raison. Et moi, totalement tort…
Mais je leur ai fait mes excuses, et Elizabeth et Radek les ont acceptées ! Pourquoi ? Peut-être parce qu’ils y étaient plus ou moins obligés… Elizabeth est ma supérieure et Radek est mon subordonné.
Elizabeth ne pouvait pas me virer, puisqu’elle avait approuvé, ça lui serait retombé dessus, surtout avec Caldwell derrière, même si celui-ci était pour aussi. Radek ne pouvait pas risquer que je le prenne en grippe comme Kavanaugh, on travaille tous les jours ensemble, ça aurait été infernal pour lui, déjà qu’il supporte sans broncher mon mauvais caractère.
Tandis que Sheppard… Lui et moi, on est au même niveau. Chef scientifique et chef militaire. Même travail, qui consiste à diriger près de la moitié des habitants, et même responsabilité, qui est que l’on se doit de veiller sur ces gens. Je suis le plus intelligent, je me dois donc de les protéger, à ma manière.
Et j’ai lamentablement échoué. Tant comme scientifique que comme… ami… Oui, j’ai volontairement mis de côté les amitiés d’Elizabeth, de Radek et de Sheppard. J’ai été égoïste envers eux. Sheppard a raison : je voulais sauver la Cité, mais c’était par orgueil, et non pas parce que je m’inquiétais du sort de… mes amis ?
Le sont-ils encore ? L’ont-ils jamais été ? Je ne sais pas si j’ai le droit de les dire mes « amis »… Ce n’est pas vraiment de l’amitié qu’il y a entre nous. Ou peut-être que si ? Peut-être que je ne connais tout simplement pas assez bien ce sentiment pour en juger…
Sheppard a dit que « je m’étais servi d’une amitié à laquelle je ne croyais pas ». Est-ce que… est-ce que ça veut dire que lui croyait en notre amitié ? Ou que nous étions amis ? En tous cas, je n’aurais pas mis volontairement sa vie en danger. Mais c’est parce que je lui ai demandé d’avoir foi en moi qu’il est venu avec moi…
J’ai donc bel et bien mis sa vie, la mienne et notre amitié – trois choses précieuses, je m’en rends compte à présent – en danger… par égoïsme et par orgueil. Ce n’est pas ce que je voulais, et ce n’était pas volontaire – ou, du moins, pas conscient –, mais je l’ai fait.

Fin P.O.V. McKay

§


RM – Je… Heu…

Rodney soupira en fermant les yeux. John, qui ne l’avait pas lâché du regard durant son introspection, lui parla à voix basse.

JS – Rodney, on est que tous les deux, vous pouvez parler librement, je vous promets que ça restera entre nous.

McKay regarda dans les yeux verts qui lui faisaient face. Ils avaient une intensité que le scientifique ne leur connaissait pas. Il se remit à fixer le feu avant de répondre, lui aussi à voix basse.

RM – Je voulais sauver Atlantis et je ne voulais pas détruire notre amitié, mais j’ai été égoïste et orgueilleux, et j’ai tout gâché.
JS – Ça a fait un an terrien aujourd’hui, n’est-ce pas ?
RM – Oui…

Rodney, un peu ébloui par le feu, n’avait pas vu le sourire naître sur les lèvres de John. Ce dernier se leva et s’assit juste à gauche du Canadien, avant de passer un bras autour des épaules de celui-ci, qui en fut surpris. Il tourna la tête pour lancer un regard interrogateur au militaire. Mais l’Américain avait la même intensité de regard qu’auparavant, le sourire en plus, ce qui rendit le scientifique perplexe.

RM – Heu… Qu’est-ce qu’il y a ?
JS – Vous venez de regagner la part de confiance et d’amitié que vous aviez perdue, Rodney.

McKay n’en croyait pas ses oreilles.

RM – C’est… c’est vrai ?
JS – Bien sûr que oui !

John lui tendit sa main droite. Rodney lui prit et la serra.

JS – On est de nouveau des amis !

Pour toute réponse, Rodney lui adressa, non pas l’un de ses habituels sourires moqueurs, mais un véritable sourire, qui exprimait sa joie.

§


Ils finirent leur dîner, puis John prit le premier quart. Ses pensées dérivèrent vers Remy, puis vers Rodney.

JS " Ils se ressemblent tellement, tous les deux !…

Cela fut sa dernière pensée avant qu’il ne s’endorme, bercé par le crépitement du feu.

§§§


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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mer 4 Oct - 3:36

Chapitre X


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Le lendemain à l’aube, McKay fut réveillé par les rayons de soleil qui filtraient à travers la toile de sa tente.

RM " Tiens, il n’est pas venu me réveiller pour le second quart ?

Il sortit de son sac de couchage, ouvrit la tente et passa la tête dehors. Sheppard était là, assis en tailleur devant le feu éteint, la tête posée sur ses mains croisées sur son P-90, profondément endormi.

RM " Heureusement qu’on n’a pas été attaqués cette nuit !

Il sortit et s’approcha le plus silencieusement possible du militaire. Arrivé tout près, il s’accroupit. Il voulut tendre le bras pour lui toucher l’épaule, mais se ravisa soudain, se demandant comment ce diable de Colonel pourrait bien réagir s’il sentait quelque chose le frôler dans son sommeil ! Il se mit alors à l’observer. Son visage, ses épaules, son torse, ses bras, ses mains… Il détailla chaque partie visible avec soin. Puis, sans qu’il s’en rende tout à fait compte, ses doigts effleurèrent ceux de John. Ce fut juste une caresse furtive, mais cela réveilla à demi le militaire, qui sourit en murmurant le prénom de Remy. Rodney retira vivement sa main.

RM – Non, Colonel. C’est juste moi, Rodney.

John ouvrit les yeux en fronçant les sourcils. Puis, voyant Rodney devant lui, il se réveilla complètement. Il se redressa et étira sa tête en arrière tout en se massant la nuque.

JS – Bien dormi ?
RM – Hein ? Heu… oui, oui.

Un silence passa. Ils s’observèrent mutuellement quelque secondes. John prit un air malicieux.

JS – Rodney, pourquoi vous rougissez ?

Rodney se releva d’un coup et alla chercher une barre énergétique dans son sac.

RM – Vous vous faites des idées, Colonel !
JS – Si vous le dites…

John se leva et alla lui aussi se chercher une barre énergétique en guise de petit-déjeuner.
Tout en mangeant, ils refirent leurs paquetages. Lorsqu’ils furent prêts à partir, John se planta devant Rodney et posa ses avant-bras sur ses épaules.

JS – Vous n’avez pas à être gêné de quoi que ce soit avec moi, Rodney. Je ne vous force pas à me parler, mais si vous en avez envie, comme je vous l’ai déjà dit, il n’y a pas à hésiter, et ça restera entre nous.

McKay était troublé de l’attitude et des paroles de Sheppard, mais celui-ci ne lui laissa pas le temps de répondre, et commença à reprendre la marche. Après quelques pas, il s’arrêta et se retourna vers le scientifique, qui n’avait pas bougé d’un iota.

JS – Bah alors, vous prenez racine ?

Le ton plaisantin de John fit reprendre ses esprits à Rodney. Il lui sourit et fit rapidement les quelques pas qui les séparaient.

RM – Pourquoi, vous êtes pressé ?
JS – Peut-être bien !
RM – Dans ce cas, pour avancer plus vite, vous feriez mieux de rattacher votre lacet…

John se pencha pour vérifier ses lacets, et Rodney en profita pour le devancer. Ses lacets étant parfaitement bien attachés, Sheppard se releva, pour voir McKay quelques pas devant lui, qui le regardait avec un grand sourire.

RM – Alors, vous prenez racine ?

John secoua la tête et le rejoignit, puis lui passa un bras autour des épaules.

JS – Vous savez que vous vous comportez parfois comme un vrai gamin ?

Rodney lui tira la langue et John partit dans un fou rire, entrainant rapidement le Canadien. Une fois calmés, ils reprirent leur marche en direction des montagnes, dans la bonne humeur.
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mer 4 Oct - 3:39

Chapitre XI


§§§


Après une douzaine de kilomètres, ils découvrirent une sorte d’arche de pierre qui surplombait la route : ils étaient arrivés sur le territoire des Algenibs.

JS – Il va falloir se montrer plus prudents, à présent.
RM – Mais le Gouverneur n’a pas dit qu’ils n’étaient pas agressifs ?
JS – Si, mais avec la chance qu’on a !
RM – Oui, vous avez sans doute raison…

Ils passèrent l’arche et marchèrent quelques minutes. Soudain, John s’arrêta net et regarda tout autour de lui.

RM – Qu’est-ce qu’il y a ?
JS – Chut ! J’entends quelque chose…

John mit sa main en visière et plissa les yeux pour mieux voir.

RM – Je n’entends rien, moi…
JS – Mais taisez-vous, McKay !

Ça ressemblait à des pleurs, et il tenta de se repérer à ce bruit. Tout à coup, il la vit : une silhouette, au loin. Il la pointa du doigt pour la montrer à Rodney.

JS – C’est par là !
RM – Heu… Il ne vaudrait mieux pas rester sur la route ?
JS – Très bien, restez ici, moi, je vais voir…

John quitta la route pour se diriger au pas de course et P-90 armé vers la silhouette. Il n’essayait pas de se dissimuler, car au milieu de ces grandes plaines, ce serait peine perdue. Arrivé à quelques dizaines de mètres, il vit qu’il s’agissait d’un enfant, qui était dos à lui. Il remit la sécurité de son P-90 et continua en marchant lentement, pour ne pas l’effrayer. Il s’arrêta à quelques mètres pour l’interpeller d’une voix douce.

JS – Heu… Bonjour ?

L’enfant sursauta et se retourna en se levant. C’était un garçon d’environ 10 ans et il avait le visage inondé de larmes. Il commença à reculer en voyant John, qui s’accroupit alors en lui souriant.

JS – N’aies pas peur, petit.

Le gamin s’arrêta de reculer. Il s’essuya le visage d’un revers de manche.

ga – Vous êtes qui ?
JS – Je m’appelle John. Et toi ?
ga – Massine.
JS – Et bien, Massine, qu’est-ce qui t’arrive, dis-moi ?

Massine fronça les sourcils et fixa John droit dans les yeux. Le militaire frissonna. Il y avait quelque chose d’étrange dans ce regard d’enfant. Quelque chose qui faisait que Sheppard n’arrivait pas à s’en détourner. Puis, d’un seul coup, cette tension retomba. John cligna des yeux en se demandant s’il n’avait pas imaginé cela, mais la déclaration du gamin confirma que cela avait été bien réel.

Ma – Vous avez l’esprit d’un guerrier, mais pas d’un meurtrier.
JS – Tu… tu as lu dans mes pensées ?

Massine opina du chef et s’approcha pour prendre la main de John. Il parla d’une toute petite voix, la tête baissée.

Ma – Ma grande sœur, Nathalene, va bientôt mourir, et c’est ça qui me rend si triste.
JS – Je suis désolé…

Massine releva la tête et regarda derrière John, vers la route.

Ma – Dites, vous et votre ami, vous voulez bien me raccompagner ?

John tourna la tête pour regarder dans la même direction. On voyait à peine la silhouette de Rodney.

JS – Heu… Oui, bien sûr.

Il se leva et, tenant toujours la main du petit Massine, se dirigea vers la route. Rodney s’était assis pour attendre. Quand ils arrivèrent, il se releva, et quand il posa les yeux sur le gamin, il eut l’air contrarié.

RM – Heu… Sheppard ?
JS – Oui, McKay ?
RM – Vous comptez l’emmener avec nous ?
JS – Yep ! Je vous présente Massine. Massine, voici Rodney. Il a l’air grognon comme ça, mais en fait il est très gentil.
RM – Grmph !

Massine tendit sa main libre vers Rodney.

Ma – Vous voulez bien, dites ?

Rodney leva les yeux au ciel et poussa un soupir à fendre une pierre, ce qui fit sourire John. Le scientifique implora le militaire du regard, et Sheppard se contenta de hausser les sourcils en désignant le gamin du menton. Rodney releva les yeux au ciel, mais tendit ensuite sa main au petit qui sourit en la lui prenant.

JS – Bon, on y va ?
Ma – Attendez, John. Rodney, qu’est-ce que vous mangiez, toute à l’heure ?
RM – Quoi ? comment ça, qu’est-ce que… ?
Ma – Oui, quand John et moi on était là-bas, vous mangiez quelque chose.

Nouveau soupir de Rodney, qui se finit en grognement.

RM – Oui, bon, c’est vrai, je mangeais !
Ma – Dites, j’ai faim, je peux en avoir ?
RM – Hein ? Heu…

Nouveau regard implorant de Rodney à John, et clin d’œil de la part de celui-ci.

RM – Bon, bon…

Rodney prit une barre énergétique dans une poche de son gilet et la tendit à Massine. Le garçon lâcha les mains des deux hommes et dévora la barre en quelques bouchées.

JS – Dis donc, tu étais affamé !
Ma – Ouich, merchi !

Il avala la dernière bouchée et reprit les deux mains. Il leur sourit à tous les deux.

Ma – Maintenant, on peut y aller !

John sourit et Rodney soupira, et ils se remirent en route en direction du village des Algenibs.
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Sam 7 Oct - 9:09

Chapitre XII


§§§


Le village des Algenibs était très différent de celui des Markabs.
Massine conduisit John et Rodney jusqu’à l’entrée, puis lâcha leurs mains et se tourna vers eux.

Ma – Désolé, mais j’ai pas le droit de vous emmener plus loin.
JS – Ça ne fait…
fe – Massine ! Où étais-tu passé ?

Le gamin se retourna et les deux hommes levèrent la tête. Une jeune femme était là – très belle, des cheveux de jais, longs et raides, et des yeux d’un gris de perle. Mais elle avait le teint rubicond et était en sueur, malgré la fraicheur ambiante. Elle se tenait difficilement debout grâce à une canne en bois. Massine se précipita vers elle pour l’aider.

Ma – Nathalene ! Tu devrais être au lit !
Na – Je me suis levée pour te chercher.
Ma – Viens, je te ramène à la maison…

Quand il voulut l’aider à faire demi-tour, elle faillit tomber. John se précipita pour la rattraper.

JS – Attendez, Mademoiselle, je vais vous aider.
Na – Mais… qui êtes-vous ?
Ma – Il s’appelle John et lui c’est Rodney. Je leur fais confiance.
Na – Oh, dans ce cas… j’accepte votre aide.
JS – McKay, venez par là, on va la prendre chacun d’un côté.

John se plaça à droite et Rodney à gauche de Nathalene. Ils passèrent leurs bras sous ses aisselles, tandis que Massine récupérait la canne.

Ma – Venez, c’est par ici !

Il leur indiqua le chemin jusqu’à une sorte d’auberge – vide – dont il ouvrit la porte à la volée. John et Rodney aidèrent Nathalene à entrer et à aller à sa chambre pour s’asseoir sur le lit. Massine lui apporta un verre d’eau qu’elle but d’une traite. John et Rodney lui laissèrent quelques minutes, durant lesquelles elle reprit une respiration plus calme. Finalement, elle porta son regard vers les deux hommes.

Na – Messieurs, je vous remercie pour votre aide. Je vous inviterais bien à rester vous reposer chez moi, mais je ne le peux malheureusement pas. Vous devez quitter…

On entendit soudain la porte être refermée violemment et quelqu’un marcher lourdement. Un homme s’arrêta sur le seuil de la chambre.

ho – Vous ! Qui êtes-vous ?

Il s’était adressé aux deux visiteurs, mais c’est Nathalene qui lui répondit.

Na – Chef, je vous présente John et Rodney. Ils ont donné à mangé à Massine et l’ont raccompagné pour qu’il ne lui arrive rien.
ch – Massine, tu as fait confiance à ces étrangers ?
Ma – Oui. J’ai sondé John avant : guerrier mais pas meurtrier. Et j’ai senti que Rodney serait gentil avec moi.

Le Chef les toisa tous les quatre durant un instant.

ch – Très bien, Nathalene. Je sais que l’on peut se fier à Massine, donc ils peuvent rester chez toi pour la nuit. Mais pas plus !

Nathalene et Massine inclinèrent la tête et le Chef repartit.

RM – Pourquoi j’ai l’impression de n’avoir entendu que la moitié de la conversation ?

Rodney avait demandé cela en coulant un regard suspicieux vers Nathalene. Celle-ci lui répondit en souriant.

Na – Que voulez-vous dire ?
RM – Et bien… comment saviez-vous qu’on avait donné à manger à votre frère, et comment ce gars savait que vous vouliez nous laisser rester ?
Na – Vous me semblez être quelqu’un de perspicace, Rodney. Effectivement, une partie de nos conversations s’effectuent par télépathie.
RM – hmm…
Na – Mais rassurez-vous : Massine est le seul de tous les Algenibs à avoir un pouvoir assez puissant pour vous sonder vraiment. En ce qui nous concerne, nous ne sommes télépathes qu’entre nous, et notre pouvoir avec les étrangers relève plus de l’empathie.
JS – Dans ce cas, je suppose que nous pouvons vous retourner la confiance que vous nous accordez.

John avait dit cela avec son habituel sourire charmeur, auquel Nathalene répondit par un hochement de tête.

Na – Massine va vous préparer…

Elle fut soudain prise d’une violente quinte de toux. Rodney l’aida à boire puis à s’allonger sur le lit tandis que John consolait Massine qui s’était réfugié dans ses bras.

Ma – Vous voyez comme elle va mal ?
JS – Shhh, shhh… Là, calme-toi…
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Sam 7 Oct - 9:10

Chapitre XIII


§§§


McKay prit soudain un ton autoritaire.

RM – Massine, il me faut de l’eau bien fraîche !
JS – Vous ne voyez pas qu’il… ?

Rodney se tourna vers Sheppard.

RM – Je crois savoir ce qu’elle a, alors obéissez !
JS – Heu… oui !
RM – J’ai besoin de quoi la faire boire et de quoi lui éponger le front.
JS – D’accord. Allez, viens, Massine.

Une fois John et Massine sortis de la chambre, Rodney se concentra sur Nathalene.

RM – Vous avez de la fièvre depuis combien de temps ?
Na – Environ 2 jours…
RM – Mal à la gorge, langue gonflée ?
Na – Effectivement…
RM – Votre torse est-il aussi rouge que votre visage ?
Na – Même plus…

Rodney alla chercher dans son paquetage, tandis que John et Massine revenait, le premier avec une grande bassine d’eau et le second avec un grand verre, un linge et un pichet d’eau.
Rodney prit le pichet et le petit verre posé à côté du lit et prépara le sachet de poudre qu’il avait pris dans son sac, avant d’aider Nathalene à le boire en lui tenant la tête et le verre.

RM – Tenez, buvez ça, ça va vous aider à aller mieux.

Elle fit une grimace en buvant mais avala tout le contenu du verre sans broncher. John et Massine posèrent leurs charges à côté de la tête de lit.

JS – Qu’est-ce que vous lui donnez ?
RM – De la pénicilline ; Elle a la scarlatine.
JS – Je croyais que c’était une maladie infantile ?
RM – C’est très rare chez l’adulte.
Ma – Rodney ? Est-ce que ma sœur va aller mieux ?
RM – Hmm… Nathalene, vous serait-il possible de rester une dizaine de jours chez les Markabs ?
Na – Normalement, nous ne quittons pas notre territoire, mais si c’est pour ma santé, le Chef acceptera de m’y faire conduire…
RM – Massine, va chercher le Chef, et dis-lui que nous savons comment sauver ta sœur.
Ma – J’y vais !

Le garçon partit en courant.

RM - Sheppard, contactez Carson. Dites-lui que nous allons envoyer un cas de scarlatine adulte chez les Markabs, que j’ai commencé à la traiter à la pénicilline, et qu’on en a assez pour son voyage.

John lui répondit d’un hochement de tête et sortit à son tour. Rodney commença à éponger le front de Nathalene, qui ferma les yeux. Au bout de quelques instants, elle brisa le silence.

Na – Vous devriez le lui dire…

Rodney fronça les sourcils.

RM – Dire quoi à qui ?

Nathalene eut un sourire.

Na – Dire à John ce que vous ressentez pour lui…

Rodney soupira doucement.

RM – Peut-être bien, mais pas tout de suite.
Na – Et pourquoi pas ?
RM – Parce que…
Na – Oui ?
RM – Parce que c’est quelque chose de très mal toléré, là d’où je viens…
Na – Vous avez peur d’être blessé à nouveau ?

Rodney eut un rire sans joie.

RM – Et vous dites que vous ne lisez pas dans mes pensées ?
Na – Votre souffrance est nettement perceptible avec notre empathie…
RM – Si vous le dites…
Na – Vous ne devriez pas faire semblant d’être soi-disant « normal », uniquement pour que les autres vous acceptent.
RM – Et me mettre à dos tous ceux qui sont pour le respect des bonnes mœurs ?
Na – Ce que pensent les autres ne devrait pas tant compter que ce qu’en pense John.
RM – Il est Américain et militaire…
Na – Ce qui signifie ?
RM – Qu’il a deux bonnes raisons pour être justement une personne étant pour le respect de ces fichues bonnes mœurs !

Il avait dit cela sur un ton amer, crachant presque les derniers mots. Nathalene lui posa doucement une main sur la joue et lui murmura en souriant.

Na – Qu’en savez-vous ? Peut-être pense-t-il comme vous ?

Rodney voulut en savoir plus, mais Massine et le Chef, ainsi que John, revinrent à ce moment-là, mettant fin à leur discussion.

§§§


À Suivre…


§§§


NdlA :
Pour mes connaissances sur la Scarlatine, vive Wikipédia… lol ( http: fr.wikipedia.org/wiki/Scarlatine )


Dernière édition par le Ven 10 Nov - 1:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Sam 7 Oct - 9:16

Chapitre XIV


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Sheppard et McKay étaient chacun dans leur chambre, allongés dans leurs grands lits, épuisés par la journée. Mais aucun n’arrivait à fermer l’œil, car chacun de son côté repensait à ce qu’il s’était passé depuis qu’ils avaient mis les pieds sur cette planète. Puis vinrent les souvenirs de la fin de cette journée…

§


Début Flash-back

Rodney avait expliqué deux fois aux quatre accompagnateurs de Nathalene comment s’occuper d’elle durant le voyage, et leur avait même fait répéter ses instructions. Les Algenibs, ressentant, grâce à leur empathie, la sincère inquiétude du scientifique pour la jeune femme, ne s’en étaient pas vexés. Le Chef avait même accepté que les deux Atlantes restent à l’auberge en remerciement de l’aide apportée à Nathalene.
Cette dernière en avait profité pour demander à John de s’occuper de Massine durant son absence, et le militaire avait été incapable de refuser – au grand dam de McKay ! D’ailleurs, ce fut le Canadien qui fit la cuisine pour trois, John en étant incapable, puisqu’il n’avait jamais été obligé de préparer autre chose que des MRE…
Rodney avait donc, avec l’aide de Massine, trouvé une sorte de cocotte-minute dans les placards de la cuisine, ainsi que du mouton, des pommes de terre et de l’assaisonnement dans la cave, et avait décidé de leur préparer un « irish stew¹ », en prenant John comme assistant.
Trois quarts d’heure plus tard, Massine avait préparé la table, et Rodney et John avaient apporté la cocotte-minute. Ils avaient mangé tranquillement, et Massine avait bavardé sur sa vie, celle de sa famille et celle des Algenibs.
Le soir venu, Massine avait préparé deux chambres à l’étage pour John et Rodney pendant que ce dernier prenait sa douche. Le scientifique avait ensuite souhaité bonne nuit aux autres, mais John était allé border Massine, avant d’aller lui aussi prendre une douche et se réfugier dans sa chambre.

Fin Flash-back

§


Leurs pensées avaient à présent dérivé l’un vers l’autre.
John repensait au fait que Remy et Rodney se ressemblaient, et Rodney repensait à sa conversation avec Nathalene.

JS " Ils sont aussi gentils l’un que l’autre, au fond.
RM " Qu’a-t-elle voulu dire exactement ?
JS " C’est vrai, même s’il a un sale caractère, il a bon cœur.
RM " Est-ce que Sheppard serait prêt à accepter ça, chez moi ?
JS " Dommage qu’il se cache derrière une arrogance et des sarcasmes aussi déplaisants.
RM " Mais s’il ne l’accepte pas, ça va obligatoirement nous éloigner.
JS " Peut-être qu’il a trop souffert, et qu’il rejette les autres pour ne pas être rejeté ?
RM " Je sais qu’il ne faut pas que je me base sur des a priori, mais quand même.
JS " Je sais que je peux compter sur lui, il me l’a déjà assez prouvé.
RM " Après tout, elle a très bien pu confondre son amitié pour moi avec autre chose.
JS " J’aimerais tant qu’on devienne aussi proches que je l’étais avec Remy.
RM " Et puis, même s’il l’accepte, ça va forcément influer sur notre amitié.
JS " Il ne mettra plus sa vie en danger inconsidérément, il a compris la leçon.
RM " Suis-je prêt à prendre le risque de perdre toute son amitié pour en avoir plus ?
JS " Mince, mais pourquoi est-ce que je tiens tant à lui ?
RM " Bon sang, mais qu’est-ce que je veux de plus, moi ?

§


De l’autre côté de l’auberge, sans qu’ils ne s’en rendent compte, le petit Massine avait capté toutes ces pensées. Comme sa sœur le lui avait secrètement demandé, c’est-à-dire faire en sorte que chacun puisse ressentir une infime partie des sentiments de l’autre. Et comme Nathalene se l’était imaginé, cela les aida à prendre conscience de leurs sentiments.

JS " Il a pris la place de Remy dans mon cœur…
RM " Je veux que son amitié se transforme en amour…
JS " Oui, je l’aime autant que j’aimais Remy…
RM " Oui, c’est son amour que je veux…

Rodney soupira. « Âme qui soupire n’a pas ce qu’elle désire » disait le dicton. C’était bien vrai, pour lui. Il désirait John, de toute son âme, mais il ne l’avait pas. Et le pire, c’est qu’il était persuadé qu’il ne l’aurait jamais. Il se mit sur le côté, dos à la porte, rabattit la couverture sur sa tête et enfouit son visage dans l’oreiller.

John, de son côté, s’était décidé. Seulement éclairé par la grande lune de Sirrah, il se leva, ouvrit doucement sa porte pour ne pas troubler le silence, marcha à pas de loup jusqu’à la porte voisine de la sienne. Il resta là quelques secondes, se demandant si c’était vraiment une bonne chose de faire cela. Mais il le voulait, et après tout, pourquoi pas ? Il se lança donc.

§§§


Ndla :
¹ Ragoût irlandais
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Sam 7 Oct - 9:18

Chapitre XV


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Sheppard ouvrit précautionneusement la porte de la chambre de McKay, et passa sa tête à l’intérieur. Rodney était entièrement recouvert par les draps. John s’approcha silencieusement du lit, et s’assit doucement sur le bord. Rodney, surpris, se redressa vivement, mais se détendit en voyant le militaire. Il ouvrit la bouche pour lui demander ce qu’il voulait, mais John mit un doigt sur ses lèvres pour lui faire signe de se taire. Il vint ensuite s’allonger à côté du scientifique, sur la couverture, les mains derrière la tête. Rodney se rallongea. Il était perplexe mais n’osait pas rompre le silence. Après quelques minutes, c’est John qui le fit, à voix basse.

JS – Remy me manque…

Rodney fronça les sourcils et se tourna sur le côté pour observer John.

JS – On est arrivés à l’orphelinat le même jour, et on a tout de suite sympathisé. On était pourtant assez différents. Moi j’étais bagarreur avec les garçons, charmeur avec les filles, insolent avec les adultes. Lui, par contre, était d’une timidité maladive, pas sûr de lui du tout, et il obéissait gentiment aux ordres. Je voulais constamment m’attirer des ennuis, mais c’est toujours lui qui se faisait agresser par les autres. Alors, je le défendais, tant bien que mal, même contre les plus grands. Il était plus beau que moi, plus beau que nous tous, avec ses cheveux dorés et ses yeux gris-bleus, et les autres le jalousaient. Mais pas moi. Pour moi, il était mon petit frère, celui que je devais protéger, même si la plupart du temps ça me valait de me faire tabasser et punir.
RM – Vous étiez en quelque sorte son ange gardien…

John sourit au murmure de Rodney, et, se sentant en confiance, poursuivit son récit.

JS – Oui… Je lui arrangeais aussi des rencards, parce que, même si les filles le trouvaient vraiment sexy, il était trop timide pour accepter les rendez-vous qu’elles lui proposaient. Mais ça ne durait jamais, toujours à cause de son manque de confiance en lui. J’ai eu ma première expérience à l’âge de 14 ans, et lui à 16 ans, parce que j’avais réussi à lui faire promettre de tenter le coup avec la prochaine, que je lui avais dégoté une fille aussi timide que lui, et que je m’étais arrangé pour qu’ils restent seuls enfermés dans les caves toute une nuit – et on était en hiver. Dommage qu’elle ne soit pas restée longtemps – les assistantes sociales ont réussi à retrouver son oncle 18 jours après son arrivée.
RM – Il a dû être peiné de son départ…
JS – Oui, mais…

John se mordit la lèvre. Rodney fronça les sourcils.

RM – Mais… ?

John soupira.

JS – Je ne sais pas si je peux vous raconter ça…
RM – Pour quelle raison ?

John tourna la tête vers Rodney, sans toutefois le regarder dans les yeux.

JS – Et bien… Je ne sais pas ce que vous pourriez en penser, ni comment vous allez réagir, alors…
RM – Je ne vois pas bien où vous voulez en venir, mais sachez que, quoi que ce soit, je ne vous jugerais pas…

John sonda ses yeux bleus et, y voyant de la sincérité, lui sourit. Il retourna à la contemplation du toit de la tente.

JS – Quelques jours après, on a… … Onacouchéensemble.

Rodney se remit sur le dos.

JS – Ça ne vous choque pas ?
RM – Non, mais… ça me surprend. Je vous croyais… comment dire… ?
JS – Homme à femmes ?
RM – … Oui.
JS – Je n’ai jamais été avec un autre homme que lui. Et puis, c’était plutôt rare. On était pas vraiment ensembles. Disons plutôt qu’on se réconfortait quand on en avait besoin.
RM – Donc ça n’est pas arrivé qu’une seule fois…
JS - … Non.
RM – Il y avait quand même des sentiments… forts, entre vous ?
JS – Peut-être… Mais comme on devait se cacher parce que c’était interdit… on n’y a jamais vraiment réfléchi…
RM – Comment vous y arriviez ? Je veux dire… Un orphelinat, puis l’armée… Ça ne devait pas être facile de cacher ça ?
JS – À l’orphelinat, on profitait des sorties en groupe, et dans l’armée, on prenait nos perms en même temps.
RM – Vous étiez vraiment très proches, en tous cas…
JS – Oh ça oui ! C’est pour ça que je m’en foutais d’être envoyé en Antarctique, ensuite… Lui n’étant plus là, je n’avais plus aucune famille… Et puis, il y a eu la proposition pour Atlantis… J’ai tiré à pile ou face.
RM – À pile ou face !
JS – Oui. Et c’est tombé sur face, donc sur le « non, j’y vais pas » !
RM – Qu’est-ce que vous fichez là, alors ?
JS – Je me suis dis que j’avais plus rien à perdre, alors autant tenter l’aventure…

Un silence de quelques minutes s’installa, juste troublé par les respirations des deux hommes. Puis, John se tourna sur le côté.

JS – Rodney ?

Celui-ci tourna légèrement la tête.

RM – Oui ?
JS – Est-ce que… Est-ce que je peux rester ici, cette nuit ?

Rodney se tourna sur le côté pour mieux voir le militaire. John avait l’air… tellement vulnérable, à cet instant !

RM " Il doit vraiment me faire confiance pour se montrer comme ça devant moi…
RM – Bien sûr.
JS – Merci.

Rodney resta sous la couverture et John dessus, mais ils se blottirent dans les bras l’un de l’autre, et John s’endormit rapidement. Rodney resta un moment à simplement le regarder, se disant qu’après tout, il y avait de l’espoir. Il finit par s’endormir aussi, un léger sourire au coin des lèvres.

§§§


À Suivre…
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mar 17 Oct - 9:22

Chapitre XVI


Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

§§§


Le lendemain matin, ce furent de petits coups frappés à la porte qui réveillèrent John. Il s’extirpa délicatement de la chaude étreinte de Rodney sans le réveiller, remarqua que le soleil était à peine levé, et alla ouvrir. Massine se tenait sur le pas de la porte, souriant de toutes ses dents.

Ma – J’ai faim !

John lui rendit son sourire.

JS – D’accord, heu… Descends, je réveille Rodney et on te rejoint.

Massine opina du chef et fit volte-face. John referma la porte et se tourna vers le lit. Rodney dormait encore, la couverture jusqu’aux hanches. Le militaire s’approcha du lit et s’accroupit à côté. Il avait le visage au même niveau que celui du scientifique, ce qui lui permettait de l’observer minutieusement.
McKay avait la peau pâle de quelqu’un qui passe trop de temps enfermé dans un bureau – ou, en l’occurrence, dans un labo – mais qui promettait d’être douce au toucher. Ses cheveux coupés courts étaient d’un joli blond foncé et étaient fins comme ceux d’un enfant. Et son cou… John s’approcha légèrement plus près pour pouvoir humer l’odeur du Canadien : même après deux jours, deux nuits, une longue marche et une douche, il sentait toujours un doux mélange de café et de chocolat !
Cela plut à l’Américain. Il s’assit sur le lit et posa une main sur l’épaule de Rodney. Le scientifique grogna, ce qui fit ricaner John, qui le secoua doucement, ce qui eut pour effet de le faire se recroqueviller.

JS – Hey, Rodney ?
RM – Kôa ? Jffrraaa…

John eut du mal à retenir un fou rire.

JS – J’ai rien compris, mais c’est l’heure du petit déjeuner.
RM – J’ai froid !
JS – Ah !

John alla chercher la veste de Rodney, posée sur une chaise au fond de la pièce, et la lui mit sur les épaules. Le scientifique se releva à peine et enfila sa veste, sans toutefois ouvrir les yeux, et reposa sa tête sur l’oreiller avant de sortir ses jambes du lit. Tout cela sous le regard du militaire, qui avait de plus en plus de mal à se retenir d’éclater de rire… surtout en voyant le caleçon, rayé vert et bleu, et les chaussettes dépareillées, une grise et une marron !

JS " Comme ça on dirait vraiment un gamin !
JS – Bon, Rodney… Allez, debout, ou Massine et moi on mange tout !
RM – Vous avez encore rien préparé et ça va être à moi de le faire…
JS – Qu… Comment vous avez deviné ?
RM – Vous savez pas faire aut’chose que des MRE… Ce qui me dérange pas personnellement, mais je doute que ça plaise à Nathalene si Massine en mange…
JS – Heu… oui… Vous avez sans doute raison… … Bon, alors, on y va ?
RM – Grmph !

Rodney consentit enfin à ouvrir les yeux. Il s’assit au bord du lit et mit ses chaussures. John ne détachait pas ses yeux des mains de l’astrophysicien pendant qu’il faisait ses lacets. Des mains aux longs doigts fins, sans cesse en mouvement… sauf à cet instant ! Rodney avait relevé la tête et le militaire se sentit pris sur le fait. Il se mit à bafouiller, sous le regard amusé du Canadien.

JS – Je, heu… Hum ! Je vais…

Il se dirigeait à reculons vers la porte, quand il trouva enfin une bonne excuse.

JS - … retourner dans ma chambre mettre mes chaussures !

Sur ce, il s’éclipsa en vitesse. Rodney se redressa et se laissa tomber en arrière sur le lit, les bras en croix et un grand sourire illuminant son visage. Il ferma les yeux pour savourer les souvenirs de la veille au soir. Le Colonel qui venait s’allonger à ses côtés et qui se confiait librement à lui, puis qui se blottissait contre lui avant de s’endormir paisiblement dans ses bras…

Après quelques minutes ainsi, il se leva et alla rejoindre John et Massine qui l’attendaient impatiemment. Pendant que John refaisait leurs paquetages, il prépara un copieux petit-déjeuner, qu’ils dévorèrent tous en cinq minutes. Puis, ils allèrent devant chez le Chef du village. Massine frappa à la porte et une femme vint leur ouvrir.

fe – Oh, vous êtes les amis de Nathalene ?
JS – Oui, c’est exact. Nous voudrions voir le Chef, s’il vous plait.
fe – Il est parti aider au labourage des champs. Je suis sa femme, je peux peut-être vous aider ?
JS – Oui, et bien… Nous repartons ce matin, et nous devions laisser Massine à votre mari.
fe – Nous n’avons pas eu le temps de vous demander ce que vous veniez faire sur notre territoire, hier…
RM – Et bien, nous devons aller jusqu’aux montagnes.
fe - Et qu’y a-t-il d’intéressant dans ces montages ?
RM – Ce n’est pas dans les montagne, c’est un peu avant d’y arriver. Nos appareils ont détecté quelque chose, là-bas, et nous aimerions voir ça.
fe – Vos appareils ?
JS – Oui, nous venons…
RM – Nous avons effectivement des appareils provenant de la Cité d’Atlantis.

John lança un regard mi-surpris, mi-réprobateur à Rodney, mais celui-ci, l’ignorant, il refit face à la femme.

fe – Atlantis, hein ?

John comprit l’interruption de Rodney – son empathie lui aurait permis de sentir que la destruction d’Atlantis par les Wraiths était un mensonge – et eut un petit rire nerveux.

JS – Heu… Oui…

Elle leur fit un sourire rassurant.

fe – Ne craignez rien. Avec nous, votre secret est bien gardé.
JS – Ecoutez, ce n’est pas…
fe - Et nous savons que vous dites cela pour protéger les vôtres.
JS – Ah, bon, bien.
fe – Vous dites que c’est proche des montagnes ? Il y a de vieilles ruines d’un temple dédié aux Ancêtres. Il a été détruit il y a très longtemps, et de plus il est assez loin, alors personne n’y va plus maintenant.

John avait vu les yeux de Rodney s’illuminer au mot « Ancêtres ». En effet, c’est comme cela que les Pégasiens appelaient les Anciens, et qui dit Ancien, dit technologie intéressante ! La femme, sentant et voyant l’impatience du scientifique, mit fin à la discussion en faisant entrer Massine et en leur souhaitant bon voyage. Sur ce, John et Rodney s’en allèrent bon train, direction les montagnes.
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mar 17 Oct - 9:25

Chapitre XVII


§§§


McKay et Sheppard avaient marché toute la matinée dans le silence et sans faire une seule pause. Cet astrophysicien était infatigable lorsqu’il s’agissait de dénicher une source d’énergie ancienne, songea John. Rodney était resté les yeux rivés à son détecteur, prenant même la tête de la marche. Mais comme il était l’heure de manger, il fallait s’arrêter – pas question que Rodney fasse une crise d’hypoglycémie à trois jours de la Porte et donc de Carson ! John accéléra pour lui passer devant, fit volte-face et s’arrêta juste devant lui, qui dut piler net pour ne pas lui rentrer dedans.

RM – Hey ! Mais qu’est-ce qui vous prend ?
JS – On fait une halte, ici.
RM – Ah oui ? Pourquoi ?
JS – Parce que c’est l’heure du repas, Rodney.

Le Canadien jeta un dernier regard sur son mini-détecteur ancien et, voyant qu’il ne captait rien aux alentours, accepta de s’arrêter. John s’assit par terre et Rodney vint s’asseoir juste à côté de lui. Ils défirent leurs paquetages, en sortirent réchaud et MREs et Rodney s’allongea, mains croisées derrière la tête et jambes légèrement pliées. John le regarda faire, perplexe.

JS – Vous n’avez pas faim ?
RM – Si, mais c’est à votre tour de faire la tambouille !
JS – Ah, je vois…

John claqua de la langue, soupira bruyamment et tapa dans ses mains avant de les frotter l’une contre l’autre.

JS – Bon, deux MREs pour ces messieurs !

John prépara donc leur déjeuner. Lorsque ce fut fait, Rodney se redressa et commença à engloutir sa nourriture comme à son habitude, c’est-à-dire comme un ogre ! Quand il eut fini, il se rallongea. John finit de manger en silence, repensant à leur nuit précédente. Après son repas, il s’allongea lui aussi.

JS – Merci…
RM – De quoi ?
JS – D’avoir si bien réagi pour… enfin, pour hier soir… pour ce qu’il s’est passé et pour ce que je vous ai dit…
RM – Vous n’avez pas à me remercier pour ça, c’est tout naturel…
JS – Naturel ? Beaucoup de gens, trop peut-être, auraient pensé tout le contraire, et l’auraient mal pris…
RM – Je ne suis pas comme ça.
JS – Je le sais, maintenant. Vous êtes vraiment un type génial, Rodney.
RM – Merci.

Ils restèrent un petit quart d’heure ainsi, puis Rodney se releva et tendit la main à John pour l’aider.

JS – Quoi, déjà ?
RM – Il y a peut-être une source d’énergie d’origine ancienne, là-bas !

John soupira et prit la main de Rodney pour se relever. Ils remirent leurs paquetages et repartirent, Rodney en tête le nez collé à son détecteur…

§


Quand le mini-détecteur ancien capta la source d’énergie, c’était le soir et ils étaient en vue du temple. Rodney, impatient, força l’allure, John sur les talons. Ils arrivèrent rapidement, et constatèrent qu’il s’agissait vraiment d’immenses ruines. En effet, l’endroit semblait avoir subi un véritable bombardement en règle… Ce qui était sans doute le cas, et de la part des Wraiths !
Mais cela ne semblait pas impressionner Rodney outre mesure. Il fit glisser son sac à dos à terre, y prit sa lampe-torche et entreprit d’inspecter les lieux… mais John le retint par le bras juste avant qu’il ne passe par ce qui semblait être l’entrée.

RM – Quoi !
JS – Laissez-moi passer devant, McKay. On ne sait jamais.
RM – Oh ! Et que croyez-vous qu’il puisse y avoir ici, hein ?
JS – Je sais pas, moi… Un Wraith en hibernation, un Genii esseulé, une ruche d’abeilles mutantes, un citronnier carnivore¹…
RM – Ah, ah, ah ! Très drôle, Colonel.
JS – Bah quoi ? Les Wraiths sont presque comme des vampires, alors pourquoi pas un citronnier carnivore ?
RM – Mais bien sûr !
JS - … … …
RM – Bon, alors, vous attendez quoi ? Qu’il se mette à pleuvoir des ZPM ?

Gros soupir du côté de l’Américain, qui préféra ne pas répondre, et s’avança prudemment entre les débris éparpillés qui cachaient le sol, éclairés par sa lampe et celle de Rodney. Mais il ne put aller bien loin, tant la progression était difficile et incertaine. Il revint donc sur ses pas. Il voulut sauter le dernier mètre mais perdit l’équilibre et faillit se tordre une cheville, mais fut rattrapé de justesse par le bras de Rodney.

JS – Ouf ! Merci…
RM – Merci à vous d’être passé le premier…
JS – De rien… C’est trop dangereux pour y aller cette nuit, attendons le matin.
RM – D’accord.

Ils installèrent leur campement à proximité de l’entrée, mangèrent et allèrent se coucher, chacun dans son sac de couchage, sous sa propre tente.

§§§


NdlA :
¹ Imaginez seulement un instant : McKay face à un citronnier carnivore… Faudrait faire un petit OS là-dessus, tiens ! mdr
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mar 17 Oct - 9:26

Chapitre XVIII


§§§


Rodney prit son sac de couchage, sortit de sa tente et rejoignit John dans l’autre tente. Celui-ci se redressa à son arrivée, mais se rallongea en voyant son ami. Le scientifique installa son sac de couchage à côté de celui du militaire, et s’allongea dessus sur le côté. John tourna la tête vers lui et lui sourit.

JS – Besoin d’un peu de chaleur, Rodney ?
RM – En quelque sorte…

Rodney avait l’air sérieux. Le sourire de John disparut et il fronça les sourcils.

JS – Un problème ?
RM – Non, j’ai… J’ai quelque chose à vous dire…
JS – Allez-y, je vous écoute.
RM – C’est pas facile…

John eut un petit rire.

JS – Rodney, ce que je vous ai confié la nuit dernière n’était pas facile à dire pour moi…
RM – Je m’en doute… C’est pour ça que… enfin, je crois… que je peux vous en parler…

John se tourna sur le côté pour lui faire face, et resta silencieux, donnant à Rodney tout le temps pour se lancer, sa main non appuyée par terre faisant de petits moulinets dans l’air.

RM – Je… Heu… Voilà, je… je… hum… Heu… Oh, bon sang ! C’est si dur à dire à voix haute !

Rodney se mit sur le dos, se cacha le visage de ses mains et soupira. John les lui prit dans les siennes pour découvrir son visage, puis se pencha légèrement vers le scientifique, qui regardait fixement le plafond de la tente.

JS – Rodney, parlez-moi, ça vous fera du bien. Vous ne devez pas avoir peur, et encore moins honte, de quoi que ce soit. Et surtout pas avec moi.
RM – Je sais, mais… il y a d’autres choses à prendre en compte, qui ne facilitent rien.

John avait toujours les mains de Rodney dans la sienne. Le Canadien tourna la tête vers lui et plongea son regard dans les yeux verts du militaire.

RM – Je…

Il prit une bonne inspiration et se lança.

RM – Je suis bisexuel.

Pour toute réponse, le militaire lui sourit et lâcha doucement ses mains. Rodney lui rendit son sourire et, passant ses bras derrière sa tête, retourna à la contemplation du toit. John pensa que le scientifique devait avoir besoin de se confier, et décida donc de le questionner.

JS – J’ai une question…

Rodney fronça les sourcils.

RM – Allez-y…
JS – Est-ce que votre famille le sait ?
RM – Mes parents et ma sœur, oui…
JS – Et comment ont-ils réagi ?
RM – Ma sœur s’en doutait déjà. Quant à mes parents… Ils se détestaient, alors ça leur a fait une raison de plus de s’engueuler. Ma mère ne m’a plus adressé la parole et papa a préféré l’ignorer.
JS – Mouais… Pas génial, les parents…
RM – Hmm… Au moins, papa a continué à nous encourager, Jeanie et moi, sur la voie de la science. Il n’a jamais été radin pour nous envoyer dans les meilleures écoles. Il était fier d’avoir deux génies.
JS – Bon, sa réaction n’a pas été trop mauvaise, alors…
RM – Non, pas trop… Tant que j’étais discret là-dessus, et que mes notes restaient excellentes, il me laissait tranquille.

Rodney laissa passer un silence de quelques secondes, puis, sentant le regard de John sur lui, se remit sur le côté.

RM – Qu’est-ce qu’il y a ?
JS – Et bien… Je me demandais quelles étaient ces… heu… « autres choses à prendre en compte qui ne facilitent rien » ?
RM – Ah, oui, ça…

Rodney sentait que c’était maintenant ou jamais, mais il ne pouvait s’empêcher d’hésiter encore. Il n’arrivait même pas à regarder John dans les yeux. Celui-ci s’en rendit compte et prit le menton de Rodney dans sa main pour lui faire relever doucement la tête. Leurs regards se croisèrent, et Rodney lu de la curiosité et de l’inquiétude dans celui du militaire. Le Canadien décida alors de tenter sa chance…
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mar 17 Oct - 9:28

Chapitre XIX


Remarque : Attention ! Lemon slash ! NC-17 !

§§§


Rodney posa doucement ses lèvres sur celles de John, puis se recula légèrement pour le regarder dans les yeux, surveillant sa réaction. John avait l’air surpris, mais il se ressaisit rapidement. Il se mit à murmurer.

JS – Vous êtes sûr que c’est ce que vous voulez ?

Rodney baissa les yeux et lui répondit en murmurant lui aussi.

RM – Je… J’ai déjà eu une relation… poussée, avec un autre homme, mais… mais ça n’a pas été vraiment bien.
JS – C’est-à-dire ?
RM – Il ne faisait que se servir de moi… Il ne faisait pas attention, et ça a été douloureux à chaque fois…

John posa sa main sur la joue de Rodney et la caressa du pouce.

JS – Rodney, tu as confiance en moi, n’est-ce pas ?

Rodney, surpris par cette question – et par le tutoiement -, releva les yeux. Il lut du désir dans ceux de John, ce qui éveilla le sien. Il lui répondit dans un souffle.

RM – Oui, entièrement…

John lui sourit et l’embrassa, d’abord tendrement, puis passionnément. Sa main glissa dans la nuque de Rodney pour approfondir leur baiser. Le scientifique, jusque-là immobile, se mit soudain, sans stopper leur baiser, à califourchon sur le militaire, qui en fut amusé. Rodney quitta les lèvres de John pour aller dans son cou, ce qui fit gémir de plaisir l’Américain. Le Canadien commença à ouvrir le sac de couchage de John d’une main, tout en lui faisant un suçon. Et John n’était pas en reste. Ses mains étaient déjà passées sous le maillot bleu du scientifique, et lui caressait le torse et le dos, savourant la douceur de sa peau. Une fois le sac ouvert, Rodney aida John à en sortir en passant une main sous ses reins. Cela fit frissonner le militaire. Puis John bascula Rodney sous lui et reprit ses lèvres pour un long baiser langoureux. Leurs mains étaient sous les maillots, provoquant sous leurs caresses des frissons de plaisir. Ils cessèrent leur baiser, à bout de souffle. Leurs mains ne bougèrent plus durant quelques fractions de secondes, le temps qu’ils se consultent du regard. Puis, John enleva le maillot bleu et commença son exploration de la tête, du torse et des bras de Rodney de ses mains, sa bouche et sa langue. Le scientifique glissa ses doigts dans les cheveux du militaire et murmura son nom. Son nom, pas son prénom. John s’arrêta et Rodney, frustré, le questionna du regard. Le militaire chuchota alors à son oreille.

JS – Au point où on en est, tu pourrais m’appeler par mon prénom, tu ne crois pas ?

Rodney avala difficilement sa salive et chuchota ce prénom qu’il s’était interdit de prononcer jusque là. John lui sourit amoureusement et enleva son propre maillot, puis s’allongea à côté de Rodney. Il reprit les lèvres du Canadien tout en s’attaquant à son pantalon, tandis que celui-ci lui prodiguait milles caresses sur le torse et dans le dos. Une fois le pantalon du scientifique ouvert, il délaissa ses lèvres pour lui enlever rapidement. Rodney se remit sur le dos. Il avait rougi car son caleçon ne cachait rien de son état. John déposa un léger baiser sur la bosse, ce qui fit gémir et frissonner le scientifique. John lui enleva habilement ses chaussettes et les fit basculer tous deux. Rodney comprit le message et s’appuyant d’une main à côté de la tête de son amant, il ouvrit son pantalon de l’autre, tout en léchant son torse, insistant sur les cicatrices, élicitant des frissons de plaisir chez le militaire qui s’en mordit la lèvre. Puis Rodney lui enleva son pantalon et regarda la bosse que n’arrivait pas à cacher le boxer noir. Il sourit à John, qui lui rendit son sourire avant de se redresser pour prendre à nouveau possession de ses lèvres. Un nouveau ballet de langues s’engagea, et leurs mains glissèrent plus bas. Rodney n’osa pas aller plus loin que les fesses du militaire, mais John alla jusqu’à l’intérieur des cuisses du scientifique, qu’il caressa doucement. Rodney se cambra sous l’effet de la sève qui montait de ses reins. John arrêta sa douce torture et fit s’allonger le Canadien sur le dos. Leurs regards se croisèrent de nouveau, chacun pouvant lire la même envie et le même désir chez l’autre. John passa ses doigts sous l’élastique du caleçon et le fit glisser le long des jambes tout en les caressant du bout des doigts. Puis il enleva ses propres chaussettes – que Rodney avait oubliées au passage – et alla s’amuser avec le lobe de l’oreille de son amant, pendant que ce dernier lui enlevait son boxer. Quand ils furent tous les deux nus, le militaire posa une main sur le membre dressé de Rodney, qui ferma alors les yeux. Il passa de nouveau ses doigts dans les cheveux du militaire et recommença à lui faire un suçon dans le creux du cou. John caressa doucement le sexe érigé, les testicules et l’entrée de l’anus d’une main experte. Rodney avait l’impression de devenir fou de plaisir. Il posa lui aussi une main sur le pénis de John et commença à le caresser, suivant presque inconsciemment les mouvements du militaire. Le scientifique commença à onduler des hanches. John lui chuchota alors à l’oreille, lui demandant s’il se sentait prêt. Rodney ouvrit les yeux pour lui répondre que oui d’une voix où se mêlaient confiance et désir. Le Canadien voulut se mettre sur le ventre, mais le militaire l’en empêcha. Le scientifique parut étonné. L’Américain déposa un baiser sur ses lèvres et, souriant, lui chuchota contre sa bouche.

JS – Tu ne l’as sûrement jamais fait comme ça, mais je veux pouvoir te regarder…

John replongea ses yeux dans ceux de Rodney. Leurs regards, assombris par un tourbillon de sensations et une tempête de sentiments, semblèrent alors accrochés l’un à l’autre pour l’éternité. John se positionna à genoux entre les jambes écartées du Canadien et lui fit relever les reins. Puis il s’humecta deux doigts et en pénétra un dans l’intimité de Rodney, qui grimaça un peu. Il le fit bouger doucement en va et vient. Lorsque le scientifique se détendit, le militaire mit un second doigt. Rodney émit une petite plainte mais se força au calme. Puis, quand John le sentit détendu et prêt, il remplaça ses doigts par quelque chose de plus gros. Rodney grinça des dents et griffa le fond de la tente. John s’arrêta immédiatement, lui laissant le temps de s’accoutumer. La respiration du Canadien était devenue haletante, mais il se contrôla en quelques secondes. John le pénétra doucement, lentement, prenant garde aux expressions de son amant, soucieux de son bien-être. Lorsqu’il fut en lui jusqu’à la garde, et que Rodney s’était habitué à sa présence en lui, il prit son membre dans une main. Il commença un lent mouvement de va et vient de ses hanches et de sa main. Leurs plaisirs montèrent crescendo. John, en partie penché sur Rodney, sentit les doigts de celui-ci se glisser à nouveau dans sa chevelure. Leurs gémissements rauques devinrent des cris de jouissance. Rodney explosa le premier dans la main de John, son jet brulant se déversant sur leurs ventres. Cela déclencha l’orgasme de John, qui se libéra en Rodney en criant son prénom.

Puis, le militaire s’écroula sur son amant. Ils reprirent progressivement une respiration normale. Quand ce fut fait, John se redressa sur ses bras tremblants pour pouvoir observer le visage de Rodney. Celui-ci avait les joues en feu et semblait heureux, les yeux brillant de joie. Il passa une main derrière la nuque de l’Américain pour le rapprocher de lui, et l’embrassa tendrement, avant de les faire basculer sur le côté. Ils étaient maintenant allongés face à face, et s’enlacèrent. Rodney murmura un « merci » timide à l’oreille de son amant. John l’embrassa tendrement avant de lui murmurer sa réponse.

JS – Tout le plaisir était pour moi…

Ils s’endormirent ainsi, leurs corps épuisée mais satisfaits, et leurs cœurs heureux de s’être trouvés.
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Lun 23 Oct - 16:58

Note : prochain lemon au chap 47 !

Chapitre XX


§§§


À son réveil, Rodney se sentit bien, mieux qu’il ne l’avait jamais été. Il était enveloppé dans une chose à la fois douce et chaude, et il se sentait… en sécurité, protégé… Il n’avait pas envie d’ouvrir les yeux. Puis, il sentit quelque chose de tiède lui chatouiller le visage. Il se força à ouvrir un œil, puis l’autre. Il sourit alors pour lui-même : c’était la respiration de John, dont le visage était si près du sien, qui le chatouillait. Et c’était dans son étreinte qu’il se sentait tellement en sûreté. Mais ce qui était doux et chaud, c’était… Rodney releva légèrement la tête : c’était leurs deux sacs de couchage, qui étaient installés en lit – un en matelas et l’autre en couverture.

RM " Comment Sheppa… non, John, a réussi à faire ça sans me réveiller ? Bon, peu importe…
JS – Tu aimes notre petit nid douillet ?
RM – Désolé, John, je voulais pas…
JS – Je suis réveillé depuis un moment…
RM – Ah… Comment vous avez fait ? Je veux dire…
JS – … Pour nous installer confortablement sans te réveiller ?
RM – Vous aussi êtes télépathe ?
JS – Non, je te rassure… Et, disons que… j’ai l’habitude !
RM – Ah… … Ouvrez les yeux.
JS – Pourquoi ? Je suis bien comme ça, moi…
RM – Je veux les voir.

John ouvrit alors les yeux et Rodney plongea les siens dedans. Bleu dans vert et vert dans bleu.

RM – Je vous aime.

Rodney avait dit ça comme une confidence et John eut un mouvement de recul. Le Canadien se rembrunit.

RM – Quoi, Colonel ? Pourquoi ça n’a pas l’air de vous plaire que je dise ça ?
JS " Génial ! Bravo, Jo, il te rappelle par ton grade !
JS – Au contraire, Rodney, je suis flatté, mais tu comprends…
RM – « Flatté » ? « Flatté » ! Ça veut dire quoi, ça, hein ? Je dois le prendre comment, au juste ?

Rodney s’était redressé, en colère, et John avait levé les mains en signe de défense, élevant la voix pour se faire entendre.

JS – Je n’oublie simplement pas que ça nous est interdit !
RM – Interdit ? Dites plutôt que vous avez honte d’être avec moi et que vous préférez garder votre réputation de Capitaine Kirk de la Galaxie de Pégase !

Avant que John puisse répliquer, Rodney attrapa son pantalon et son t-shirt et sortit de la tente. John renversa sa tête en arrière et poussa un long et profond soupir. Puis il se rhabilla et sortit à son tour. Rodney lui tournait le dos. Il avait enfilé son pantalon et visiblement jeté de rage son t-shirt contre un reste de mur. Il avait les poings serrés et tout son corps semblait tendu à l’extrême. John avala difficilement sa salive : il n’aimait vraiment pas le voir dans cet état. Il lui parla d’une voix rauque.

JS – Il y a une loi contre ça…
RM – Une loi ?

Il y avait de l’incrédulité et de la méfiance dans la voix du Canadien.

JS – Oui. On appelle ça le « Don’t ask, don’t tell ».
RM - … Expliquez.
JS – En fait, ça permet aux recrues de ne pas avoir à préciser leurs préférences sexuelles. Mais si jamais il y a des preuves d’une relation homosexuelle, le militaire risque d’être rétrogradé, voire renvoyé.
RM – Rétrogradé ou renvoyé…
JS – Oui… Et pour moi, ça signifierait sans doute dans les deux cas un retour immédiat sur Terre.
RM – Je vois.

Rodney se retourna et s’approcha pour faire face au militaire.

RM – John… Est-ce que vous regrettez… pour cette nuit ?
JS – Non, absolument aucun regret. Mais j’ai des remords.
RM – Des remords ?
JS – Oui, parce que… Rodney, je tiens à toi, énormément. Bien plus que je ne saurais le dire. Et je suis désolé si… si je t’ai donné de faux espoirs… en acceptant de faire l’amour avec toi.
RM – Écoutez…
JS – Non, toi, écoute ! On ne pourra pas être ensembles, je veux dire comme en couple, tant qu’on sera sur la Cité, mais on pourra l’être en dehors, sur le continent ou durant les missions…
RM – Et sur Atlantis ?
JS – Sur Atlantis, on sera comme des frères.
RM - … … …
JS – Tu es d’accord ?
RM – Je… je vais y penser.
JS – Comme tu voudras. Dis, tu m’en veux pas, hein ?
RM – J’en sais rien, je sais plus… Je vous dirais tout ça quand j’y aurais réfléchi.

Sur ce, Rodney retourna sous la tente de John pour se rhabiller convenablement. John alla chercher son t-shirt à côté du mur et ses chaussures dans l’autre tente. Il les lui passa à travers l’ouverture et sentit le Canadien les lui arracher des mains. Il alla ensuite s’adosser au mur et se laissa glisser à terre. Il ramena ses genoux à lui et les entoura de ses bras, puis posa son front dessus.

JS " J’aurais peut-être pas dû faire ça… Mais j’ai besoin de lui… Merde, mais pourquoi cette foutue loi existe ? Saletés d’État-Major, tiens !

Il donna plusieurs coups de talon rageurs au sol pour se défouler, et une fois calmé, poussa un profond soupire. Rodney sortit de la tente quelques minutes plus tard. John l’entendit s’approcher, et leva la tête lorsque ses pas s’arrêtèrent. Rodney lui tendit la main.

RM – On a du travail.
JS – Rodney…
RM – Non, Colonel, j’ai besoin d’un peu de temps. Mais vous aurez votre réponse avant que l’on retourne sur Atlantis.

John se mordit la lèvre et prit la main de Rodney. Leurs regards s’accrochèrent une seconde avant qu’ils ne baissent tous deux les yeux.

JS – Très bien, McKay, comme vous voudrez. Allons chercher cette source d’énergie…

Rodney hocha la tête et ils allèrent chercher le nécessaire dans leurs paquetages.
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Lun 23 Oct - 16:59

Chapitre XXI


§§§


John Sheppard et Rodney McKay se trouvaient devant l’entrée – ou ce qu’il en restait – d’un temple – totalement en ruines. Devant eux s’étalait un véritable capharnaüm !
D’abord, une sorte de muret à moitié démoli qui semblait faire le tour du temple. Ensuite, de la pierre et du bois cachaient le sol sur une bonne vingtaine de mètres. Et tout cela était visiblement en équilibre précaire. Enfin, il y avait le bâtiment principal. Dont la lourde porte en bois était à peine retenue par ses gonds en fer rouillés.

RM – Wahou !
JS – Ouais, ça avait pas l’air si terrible hier soir…
RM – Mais vous avez failli vous casser une jambe !
JS – Exact !
RM – On n’avait pas une vue d’ensemble, dans l’obscurité…
JS – Et dire que vous vouliez y foncer tête baissée !
RM – Et je vous remercie de m’en avoir empêché !
JS – Je vous en prie…
RM – Bon, il va quand même falloir y aller…
JS – Et bien, c’est parti !

John s’engagea précautionneusement sur les restes d’éboulis. Il avançait pas à pas, longeant le mur en ruines pour avoir de quoi se retenir au cas où. Rodney le suivait de près, marchant prudemment dans ses pas.
Il leur fallut près de dix minutes pour faire les vingt malheureux mètres les séparant de la porte. Arrivés à celle-ci, Rodney était en sueur et avait la respiration haletante. Il avait failli perdre l’équilibre une bonne quarantaine de fois, se rattrapant à chaque fois de justesse sur le muret avec l’aide de John.
Le militaire assura l’équilibre de ses jambes et poussa la porte. Elle était lourde, mais c’était son état délabré qui faisait qu’elle était vraiment difficile à bouger. Rodney dut l’aider, et à eux deux ils réussirent à faire céder l’un des gonds et à faire basculer suffisamment la porte en travers de l’ouverture pour pouvoir passer.
Derrière la porte se trouvait un escalier qui descendait dans l’obscurité. John passa l’ouverture et alluma la lampe de son P-90. Il n’arrivait pas à voir le bout de l’escalier. Rodney le suivit et alluma sa lampe-torche, qui éclairait plus loin mais pas encore suffisamment.

JS – Ça a l’air de descendre vraiment très bas.
RM – Le détecteur indique que c’est le chemin à suivre…
JS – Comment pouvez-vous savoir que cette source d’énergie ne se trouve pas en surface ?
RM – Parce que le signal est devenu plus fort dès que j’ai passé la porte !

Ils commencèrent donc à descendre, John armé de son P-90 et Rodney de son détecteur. Ils furent surpris de constater qu’il n’y avait en fait qu’une centaine de marches.

RM – On est à environ 200 mètres sous terre…
JS – Votre claustrophobie vous joue des tours ?
RM – Et bien, je dois dire qu’il fait… particulièrement sombre, ici…

En disant cela, il pointa sa lampe sur le mur.

RM – Tiens, tiens…
JS – Quoi ?

Rodney s’approcha du mur et posa la main dessus.

RM – On ne voyait pas le fond d’en haut parce que les murs… Ils semblent absorber la lumière… ou du moins une partie. C’est très étrange…
JS – Vous en pensez quoi ?
RM – Rien pour l’instant, mais ces murs ne sont pas en pierre… Ça ressemble un peu au métal de la Citée…
JS – Manufacture ancienne, donc.
RM – Ça m’en a tout l’air… Ce qui me laisse penser que la source d’énergie a de bonnes chances de l’être aussi !
JS – Dans ce cas, on continue !

Ils longèrent le couloir sur une centaine de mètres et arrivèrent dans une grande salle, qui s’illumina automatiquement à leur entrée. À l’autre bout, il y avait une sorte de grand autel. Sur les côtés trônaient deux consoles de commande, incontestablement anciennes. Rodney tenta d’initialiser et d’utiliser les consoles, sans succès. John monta alors sur l’autel. Quelque chose était écrit par terre en Ancien. Il appela Rodney, qui vint voir.

RM – Hmm…
JS – Et, qu’est-ce que ça veut dire ?
RM – Heu… « aqua ignis caelum metallum terra silva », c’est-à-dire : « eau feu ciel métal terre bois ».
JS – Six éléments ? Y’en a que quatre ou cinq suivant les croyances, normalement, non ?
RM – Je crois que…

Rodney ne finit pas sa phrase et retourna près de l’une des consoles.

JS - … Que quoi ?
RM – Oui, il y a ignis, metallum et silva sur cette console. Venez ici.

John vint le rejoindre. Rodney lui montra les trois touches où se trouvaient écrits les trois éléments, puis alla à l’autre console.

RM - Aqua, caelum et terra. Il y a bien les trois autres.
JS – Qu’est-ce qu’on fait ?
RM – On va appuyer alternativement sur les noms des éléments suivant l’ordre dans lequel ils sont inscrits sur l’autel.
JS – Vous êtes sûr que… ?
RM – Colonel !
JS – Bon, d’accord ! Alors, qui commence ?
RM – Moi, avec la terre, puis vous, avec le feu.

Rodney appuya sur le bouton « terra », et celui-ci s’alluma. John en fit de même avec « ignis » qui s’alluma également. Ils firent ensuite « caelum », « metallum » et « terra », mais John stoppa Rodney avant qu’il ne touche au bouton « silva ».

JS – Non ! Attendez…
RM – Quoi ? Ça marche, non ?
JS – Oui, justement…

John rejoignit Rodney et se plaça de façon à pouvoir le protéger. Il épaula son P-90 et fit un signe de tête à Rodney. Le scientifique enclencha la dernière touche.
Cela déclencha l’ouverture du mur derrière l’autel, qui se sépara en deux et s’ouvrit, faisant trembler dangereusement l’édifice. Les deux hommes se cachèrent à demi sous la console le temps que ça s’arrête.
Une fois le mur ouvert et les tremblements terminés, John sortit de sous la console. Un épais nuage de poussière empêchait de voir de l’autre côté du mur. John s’approcha de l’ouverture, suivi de près par Rodney. Ils montèrent sur l’autel et passèrent l’ouverture. Ce qu’ils virent les laissèrent muets de stupeur…
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Lun 23 Oct - 17:00

Chapitre XXII


§§§


Il s’agissait d’un laboratoire. Un immense labo où étaient entreposées des cuves, dans lesquelles étaient conservés des Wraiths baignants dans un liquide jaunâtre, et reliées par de longs câbles à diverses consoles.
Ils avancèrent lentement, fascinés par le spectacle morbide. Leurs pas résonnaient sur le sol métallique, brisant le silence pesant. Ils arrivèrent au niveau de la première console, et Rodney y brancha son mini-ordinateur. Il alluma ensuite la console et consulta les données, pendant que John s’approchait de la cuve qui lui était reliée. Le Wraith n’avait finalement pas l’air si bien conservé que cela. Il y avait des traces de décomposition sur les parties visibles de sa peau. Il était habillé d’une sorte de combinaison qui semblait avoir pour but de limiter les mouvements de celui qui la portait.

RM – Ils tentaient d’inverser le processus…

Rodney avait murmuré, mais John sursauta légèrement, tant la salle répercuta ces mots en échos sinistres. Il répondit au scientifique sans cesser de regarder le Wraith.

JS – Qui ça, « ils », et quel « processus » ?
RM – Les Anciens tentaient de faire revenir les Wraiths au stade de l’insecte Iratus.

John frissonna à l’évocation de cet insecte qui avait bien failli lui couter la vie et auquel il n’aimait pas avoir à faire¹.

JS – Est-ce que… Est-ce qu’il risque d’y en avoir… ici ?
RM – Quoi ? Des Iratus ?
JS – Oui, de ces saletés !
RM – Oh ! Hé bien… peut-être oui.
JS – Génial !...
RM – Mais je doute qu’ils se trouvent en liberté. Ils doivent être conservés, un peu comme ces Wraiths.
JS – Mouais…
RM – Vous détestez vraiment ces bestioles, hein ?
JS – Au moins autant que vous détestez les citrons !
RM – Hum, je vois…

Sur ce, Rodney se repencha sur la console. John fit le tour de la cuve puis retourna auprès de Rodney. Face à celui-ci, de l’autre côté de la console, il le regardait découvrir les données. Ses mains survolaient le clavier à toue vitesse. Encore une fois, John fut hypnotisé par ces mains pâles aux longs doigts fins. Et, encore une fois, c’est la cessation de mouvement – ainsi que l’exclamation du propriétaire – de ces mains qui le ramena à la réalité.

RM – Haha !
JS – Hu ?
RM – J’ai trouvé les données concernant la source d’énergie !

John vint se placer à côté de Rodney pour lire par-dessus son épaule… mais c’était écrit en Ancien !

JS – Heu… Rodney ?
RM – Hmm ?
JS – Je sais que j’ai un super-gène ancien, mais ça fait pas de moi un expert de leur langue…
RM – Hmm… Vous arrivez à lire quand on est dans le Jumper…
JS – Oui, je connais le strict minimum, comme tous les habitants d’Atlantis, mais ça…

Rodney, qui n’avait pas arrêté de lire jusque là, leva enfin la tête vers le militaire.

RM – Vous voulez bien me lasser finir ? Et je vous explique ensuite.
JS – Grmph…
RM – Merci.

John recula d’un pas et Rodney se remit à sa lecture. Il ne fallut à Rodney que quelques minutes pour déchiffrer l’essentiel du texte.

RM – Alors… Cet endroit est alimenté par un générateur, dont la puissance est… je dirais, entre nos générateurs à naquadah deuxième génération et un ZPM.
JS – Dommage que ça ne soit pas un ZPM.
RM – Oui, mais c’est quand même mieux que ce que nous sommes capables de fabriquer.
JS – Bien, et où se trouve-t-il ?
RM – Par là. Laissez-moi juste le temps de télécharger ces données sur mon ordinateur.

Rodney avait désigné du menton l’autre bout du labo. Quand il eut fini, John et lui traversèrent le labo rapidement, se sentant tous deux mal à l’aise dans cet endroit. La porte à l’autre bout s’ouvrait comme les portes Atlantes. John passa la main gauche devant la commande d’ouverture, P-90 prêt à tirer. Comme aucun danger ne les accueillit lorsque la porte coulissa, ils entrèrent… et grimacèrent face à leur découverte.

JS – Beurk !
RM – Oui, comme vous dites…

§


La porte coulissa à nouveau pour se fermer. Devant eux se trouvait un deuxième labo, bien plus petit, et dédié à l’insecte Iratus, que Sheppard affectionnait tant. Il y en avait quelque uns, certains dans des cages, morts depuis longtemps, et d’autres, un peu mieux conservés, dans des cuves de liquide jaunâtre. Tout était relié à la même console de commande. Rodney s’en approcha, tandis que John restait devant la porte. Le scientifique brancha son ordinateur sur la console pour récupérer les données sur l’Iratus. Une fois fini, il se tourna vers le militaire.

RM – Voilà, j’ai récupéré tout ce que je pouvais sur ces bestioles. Carson va peut-être pouvoir s’en servir pour améliorer son rétrovirus. Bon, on continue ?
JS – Heu… Oui.

John eut une nouvelle moue de dégout et suivi Rodney jusqu’à l’autre porte. Le Canadien l’ouvrit. Elle donnait sur un couloir similaire à celui de l’entrée : les parois étaient en métal et absorbaient la lumière. John alluma la lampe de son P-90 et passa le premier, suivi de Rodney qui avait allumé sa lampe-torche.
Ils avancèrent sur une dizaine de mètres et tombèrent sur un virage. Encore une dizaine de mètres, et cette fois ce fut une fourche.

JS – Rodney, on prend quelle direction ?

Le scientifique prit son détecteur ancien. En voyant ce qu’il affichait, il fronça les sourcils.

RM – Oh, merde.²
JS – Quoi encore ?

§§§


[url]NdlA :[/url]
¹ Épisodes 01x04 38 Minutes et 02x08 Mutation / Conversion.
² J’aime bien quand ils disent « Oh, crap ! » dans la série. lol
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Lun 23 Oct - 17:01

Chapitre XXIII


§§§


RM – Un labyrinthe.
JS – Un… labyrinthe…

John soupira et, sourcils levés, se retourna face à Rodney.

RM – Oui. Désolé.
JS – Hé merde.

Ils se fixèrent en silence quelques secondes.

JS – Bon, on fait quoi ?
RM – Ce labyrinthe est trop grand pour que l’on puisse le voir en entier sur le détecteur, et il n’y était fait mention nulle part dans les données des consoles de commande, donc on n’a pas de plan.
JS – Mais on a vraiment besoin de cette source d’énergie, hein ?
RM – Hé oui.
JS - Bon, très bien. Voilà ce que je propose : on pose une main sur un mur, et on le suit, quoi qu’il arrive.
RM – Ça me semble être une bonne idée.

John posa sa main gauche sur le mur froid et Rodney en fit de même. Ils avancèrent ainsi un long moment. Il faisait froid dans ce dédale et ils s’arrêtaient de temps en temps pour se réchauffer les mains. Au bout de plusieurs heures, ils étaient frigorifiés.

RM – Dites, John, est-ce qu’on peut faire une pause ?

Le militaire fut surpris par l’emploi de son prénom. Son scientifique devait être fatigué, pensa-t-il.

JS – D’accord, Rodney. On va s’asseoir et manger un peu, ça va nous faire du bien.

Rodney s’adossa à la paroi et se laissa glisser à terre. John s’assit juste à côté de lui. Ils n’avaient pas emmenés tout leur paquetage dans le temple, aussi n’avaient-ils que des barres énergétiques dans les poches de leurs gilets. Ils se limitèrent chacun à une, ne sachant combien de temps encore ils allaient rester dans le labyrinthe. Quand Rodney eut fini la sienne, il vint se blottir contre l’épaule de John qui, malgré sa surprise, l’entoura de ses bras. Ils se laissèrent ainsi réchauffer pas le corps de l’autre durant quelques minutes. John finit par rompre le silence qui s’était installé.

JS – Je suis désolé.

Rodney se redressa légèrement pour voir John dans les yeux, mais celui-ci évita son regard.

JS – J’aurais dû mettre les choses au point avant.
RM – John…
JS – Non, laissez-moi parler, s’il vous plait...

Rodney se remit contre l’épaule de John.

RM – D’accord.
JS – J’aurais dû vous dire clairement comment ça allait se passer, et vous laisser décider si vous vouliez de cette vie, avant que ça aille trop loin. Si vous décidez de continuer, on va devoir se cacher sans cesse, et je sais que certaines personnes ne voudraient jamais vivre de cette façon. Mais, pour être tout à fait franc, si j’ai accepté si vite qu’on passe à l’acte, c’est parce que ça fait un moment que je pense à vous autrement qu’en ami. J’avais envie de passer un tel moment avec depuis un certain temps. Alors j’espère sincèrement que vous allez me pardonner mon égarement, et me laisser une seconde chance. Et même si vous ne voulez plus que l’on soit amants, j’espère que vous accepterez que l’on reste des amis aussi proches que maintenant. Voilà.

Un ange passa.

RM – Vous dites que… vous me… désiriez ?
JS – Oui. Vous avez l’air de ne pas y croire…
RM – Peut-être parce qu’il n’y a absolument rien de désirable chez moi !
JS – Ne dites pas ça…
RM – Si, je le dis ! Je suis moche, j’ai un sale caractère, je suis un trouillard…
JS – Rodney…
RM – Qu’est-ce qu’un héros digne d’un grand film hollywoodien comme vous pourrait bien désirer chez un type comme moi ?
JS – Bon, tu vas me laisser te répondre, oui ?
RM - … Oui…
JS – Bon, alors… Déjà, tu n’es pas moche ! Tu as la peau pâle et douce, comme celle d’un bébé, qu’on a envie de caresser, tu as de beaux yeux, de la couleur d’un ciel d’orage, ce qui est rare, tu as des mains de pianiste, aux longs doigts fins, qui semblent toujours vivantes…
RM – Tout ça ?
JS – Oui, tout ça ! Quant à ton caractère, hé bien… Primo, tu n’es pas un trouillard. Tu as déjà risqué ta vie, ou vaincu une phobie, par le passé, pour sauver des vies, et notamment la mienne¹. Secundo, il est vrai que tu es colérique, râleur et condescendant, mais on a tous nos défauts. Tertio, tu es sincère, honnête, loyal et droit, et ça ce sont de grandes qualités.
RM – Je n’aurais jamais cru qu’on pouvait dire tant de bien de moi…
JS – Je parie que le gars avec qui tu as été ne t’a jamais dépeint un tel portrait !
RM – On pourrait éviter de parler de lui ?
JS – Pardon…
RM – Pas de mal…

L’ange repassa.

RM – On ferait bien d’y aller, sinon on va s’endormir et se transformer en statues de glace !

Ils se relevèrent et reposèrent leurs mains sur le mur de gauche.

JS – Je me demande pourquoi il fait de plus en plus froid.
RM – J’ai pensé à une sorte de système de refroidissement pour la génératrice, mais j’espère que ce n’est pas ça…
JS – Pourquoi ?
RM – Parce que, si ça l’est, il sera inutile de tenter de la ramener sur Atlantis, puisque nous n’aurons pas de quoi la refroidir une fois mise en marche.
JS – Et si c’est le cas, on se sera fait cet agréable dédale de couloirs et de virages dans une atmosphère glaciale pour rien…
RM – Mouais…
JS – Bon, on continue ?
RM – On continue !

Ils reprirent leur progression en marchant plus rapidement, autant pour sortir plus vite que pour lutter contre le froid.

§§§


NdlA :
¹ Entre autres : « 1.12 Duel / The Defiant One », où Rodney affronte un Wraith avec un Beretta, et « 2.09 L'Aurore / Aurora », où Rodney fait abstraction de sa claustrophobie pour aller dans le caisson.
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Lun 23 Oct - 17:02

Chapitre XXIV


§§§


Lorsqu’ils arrivèrent enfin au bout du labyrinthe, plusieurs heures plus tard, une fine couche de givre recouvrait les parois. Rodney grelottait et John tremblait sous l’effet du froid mordant. La sortie était une porte éclairée par le dessus, sur laquelle était gravée l’inscription « aqua ignis caelum metallum terra silva »¹. Les deux hommes s’entre-regardèrent en souriant, puis John se prépara à tirer et Rodney ouvrit.
Une douce chaleur les accueillit, mais cela leur sembla être une fournaise en comparaison du labyrinthe. Ils entrèrent et la porte se referma. Ils se trouvaient dans une pièce de forme circulaire, d’environ six mètres de diamètre, dont les murs étaient éclairés d’une lumière tamisée. Au centre se trouvaient la génératrice et une console, éclairées d’un rayon de lumière crue venant du plafond. Rodney s’avança.

RM – Colonel Sheppard, je vous déclare officiellement génie des maths et des labyrinthes !

Ne recevant pas de réponse, le scientifique se retourna vers John, et s’inquiéta en voyant le militaire. Celui-ci s’était assis contre le mur à côté de la porte. Il avait la tête penchée, les bras le long du corps, les jambes étendues et les yeux fermés. Il semblait profiter de la chaleur de la pièce, mais Rodney se rendait compte que quelque chose clochait. Puisque dans le labyrinthe, John était devant lui, il n’avait pas pu le voir, mais à présent, le bleuté du teint de son visage était bien visible. Rodney se précipita vers lui en enlevant sa veste et la posa sur les épaules du militaire.

RM – Pourquoi ne pas m’avoir dit que vous étiez en état d’hypothermie !
JS – Ça… Rodney… ça va aller…

John claquait des dents en parlant, ce qui augmenta l’inquiétude du scientifique, qui s’agenouilla à ses côtés pour commencer à le frictionner.

RM – Non, ça ne va pas aller ! Bon sang !
JS - J’ai juste… juste besoin… de rester… un peu… au chaud.
RM – Mais bien sûr ! Quel imbécile !

John ouvrit les yeux pour observer Rodney.

JS – Vous… n’avez pas… l’air de… beaucoup souffrir… de ce froid.
RM – Si, j’en ai souffert, mais moins que vous. Je suis Canadien, j’ai travaillé un an en Russie et six mois en Antarctique², alors je suis habitué. Voilà pourquoi j’ai supporté, alors que vous, apparemment non.

Le militaire lui sourit et referma les yeux. Il ramena ses jambes contre lui, les entoura de ses bras et posa son front sur ses genoux.
Au bout de plusieurs longues minutes, les tremblements s’estompèrent. Rodney le prit alors dans ses bras en fermant lui aussi les yeux. Il posa son front sur la nuque de son ami.
Ils restèrent ainsi encore un moment, durant lequel le temps leur sembla s’être suspendu. Quand John se sentit enfin complètement réchauffé, il mit fin à leur étreinte en se redressant.

JS – Merci.
RM – De rien. Comment vous vous sentez ?
JS – Beaucoup mieux.
RM – Bon, dans ce cas, je vais peut-être pouvoir m’occuper de ce pourquoi vous avez failli attraper une pneumonie ?
JS – Vous ne croyez pas que vous en faites un peu trop, là ?
RM – Hmm… Peut-être bien !

Rodney se releva et tendis la main au militaire, qui la refusa en secouant la tête.

JS – Non merci, je préfère vous regarder faire d’ici.
RM – Comme vous voudrez. Reposez-vous, pendant que je fais tout le travail !
JS – Qu… Rodney !
RM – Ça va, je plaisantais.

Ils se sourirent, puis le scientifique alla s’occuper de la source d’énergie.

La génératrice était de forme circulaire, haute d’un mètre et demi et d’un diamètre de cinquante centimètres. Des voyants de plusieurs couleurs clignotaient sur les côtés, et des câbles de différentes tailles la reliaient à la console de commande.

McKay brancha son mini-ordinateur à la console et commença à consulter les données.
John l’observa d’abord attentivement, tentant de déterminer d’après ses expressions faciales et les mouvements de ses mains si les données parcourues étaient bonnes ou mauvaises, puis ses pensées devinrent plus profondes.

§§§


NdlA :
¹ Chapitre 21 : « eau feu ciel métal terre bois ».
² Je sais que ce ne sont pas les bonnes durées, mais bon.
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Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]
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