Atlantis-SG1=débats

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 Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]

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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Lun 23 Oct - 17:02

Chapitre XXV


§§§


Début P.O.V. Sheppard

J’ai toujours, depuis notre rencontre, été fasciné par la facilité avec laquelle on peut connaître ses sentiments rien qu’en le regardant. En effet, toutes ses émotions passent dans ses yeux, sur son visage et même par ses mains. Il ne peut rien cacher. Il dit qu’il est mauvais au poker parce qu’il ne sait pas bluffer, ce qui est compréhensible quand on le connait. Comment bluffer quand vous êtes incapable de dissimuler le moindre de vos sentiments ?
D’ailleurs, cela me fait me poser une question : comment n’ai-je pas remarqué plus tôt qu’il était amoureux de moi ? Peut-être que je ne voulais pas le voir. Pourtant, je me souviens encore de ce frisson que j’ai ressenti la première fois que je l’ai vu. J’ignore pourquoi, mais je me suis tout de suite attaché à lui. Peut-être parce que j’ai senti une sorte de connexion entre nous. Je n’ai même pas rechigné à le prendre dans mon équipe, alors que c’est un civil. J’avais peut-être besoin d’avoir une personne à protéger.
Je me demande comment les choses auraient tournées si j’avais fait plus attention à lui, si je m’étais rendu compte de ce qu’il ressent pour moi. Serions-nous déjà ensembles depuis quelques temps, ou ne serions-nous que des amis ? J’ai vraiment envie d’être avec lui, mais ça ne m’a pas empêché de mal me comporter. Comme à chaque fois qu’il s’agit de ça, j’agis d’abord et je pense ensuite. Je n’ai pas vu qu’il m’aimait, alors que ça crevait les yeux, et j’ai profité de la situation, profité de lui.
Il voulait passer une nuit avec moi, et j’ai sauté sur l’occasion, sans me demander ce qu’il se passerait le lendemain. Est-ce que la solitude que je ressens depuis que j’ai perdu Remy peut, au moins en partie, excuser mon geste ? Je n’ai perdu ni son amitié, ni son amour, apparemment. Son attitude d’il y a quelques heures dans le labyrinthe et celle de toute à l’heure dans cette pièce en sont la preuve. Il m’en veut, et il a de bonnes raisons, mais il continue néanmoins de m’aimer.
Bon sang, oui, il m’aime. Et moi, est-ce que je l’aime ? Je n’en sais rien. Je devrais sérieusement prendre le temps d’y réfléchir, tiens ! J’ai la chance d’avoir un homme merveilleux qui est amoureux de moi, et je suis incapable de lui rendre spontanément cet amour. Je suis pathétique !

Fin P.O.V. Sheppard

§


RM – Oh, Sheppard ! Vous dormez ou quoi ? Ça fait trois fois que je vous appelle !

John fut ramené brutalement à la réalité par un certain scientifique accroupi devant lui et qui agitait sa main devant ses yeux.

JS – Non, je dors pas ! Je réfléchissais.
RM – Ah oui ? Et à quoi ?
JS – Ça vous regarde pas !

John se leva et Rodney se redressa.

JS – Bon, alors ?
RM – Alors quoi ?
JS – Pourquoi m’avoir sorti de ma réflexion !
RM – Hey ! Mais qu’est-ce qui vous prend ?
JS – De quoi !
RM – Pourquoi vous êtes si agressif ?

Le militaire ferma les yeux, soupira et se passa une main dans les cheveux et sur la nuque. Il reprit d’une voix lasse.

JS – Je suis désolé, je… Ce n’est pas contre vous, c’est après moi que j’en ai.
RM – Bah encore heureux, parce que j’ai rien fait pour le mériter !
JS – Oui, je sais. Désolé.

Il se passa un silence gêné de quelques secondes, puis John se racla la gorge.

JS – De quoi vous vouliez me parler ?

Rodney le jaugea du regard avant de lui répondre en retournant vers la génératrice.

RM – J’ai une très bonne et un demie mauvaise nouvelles.

John le suivit jusque devant la console.

RM – Tout d’abord, la très bonne. Le labyrinthe n’est pas un système de refroidissement, mais plutôt un piège – en général les intrus s’y perdaient et finissaient morts gelés – donc, il y a de fortes chances pour que l’on puisse adapter cette génératrice aux systèmes énergétiques d’Atlantis.
JS – Et la mauvaise ?
RM – La génératrice alimente tout l’ensemble du complexe.
JS – Et ?…
RM – Et, si je la déconnecte, ça éteindra à la fois la ventilation du labyrinthe – ce qui est une bonne nouvelle, puisqu’on n’aura plus froid et qu’il y a bien plus d’air qu’il ne nous en faut – et les labos des Wraiths et des Iratus – ce qui les réveillera surement s’il y en a qui ont réussi à entrer en état d’hibernation avant d’être plongés dans les cuves.
JS – Aïe ! Mauvais, ça…
RM – Oui, très mauvais !

§§§


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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 5 Nov - 12:18

Chapitre XXVI


§§§


JS – Bon, résumons : Il nous a fallu huit heures pour traverser le labyrinthe, et cette fois nous n’aurons pas le froid, mais la génératrice à porter, et en plus on aura peut-être un, voire quelques Wraiths, et peut-être des Iratus, trèèès affamés à la sortie… C’est bien ça ?
RM – À deux détails près, oui.
JS – Quels détails ?
RM – De un : Je peux couper le refroidissement du labyrinthe depuis cette console sans déconnecter la génératrice. De deux : J’ai le plan du labyrinthe, donc on peut le retraverser en à peine un quart d’heure.

Sheppard fronça les sourcils, puis se mit à faire les cent pas en réfléchissant à voix haute.

JS – Donc, je pourrais aller de l’autre côté sans risquer l’hypothermie, me préparer à abattre tout ce qui pourrait être encore en vie, et vous pourriez ne désactiver la génératrice qu’à ce moment-là, puis vous me rejoindriez ensuite.
RM – Hmm ! Premièrement, vous n’étiez qu’en hypothermie modérée¹. Deuxièmement, ce truc est trop lourd pour que je le porte seul. Troisièmement, il pourrait vous arriver n’importe quoi dans le quart d’heure qu’il me faudrait pour vous rejoindre.
JS – N’empêche, c’est dingue : près d’une huitaine d’heures de différence entre avec et sans le plan !
RM – Pas étonnant, avec tous les tours, détours, retours et demi-tours qu’on a dû faire !
JS – Bon, alors, on y va ?
RM – Hey ! Vous avez écouté ce que je viens de vous dire ?
JS – Au sujet des détours et retours ?
RM – Non ! Au sujet que ce truc est trop lourd pour que je le porte seul !
JS " Bon, j’aurais essayé…
JS – D’accord… Combien ça pèse ?
RM – Au moins dix kilos !
JS – C’est tout ?
RM – Comment ça « c’est tout » ? J’ai des problèmes de dos, moi !
JS – McKay…
RM – Quoi !
JS – J’ai pas envie de rester ici éternellement, compris ? Alors, vous allez couper le froid, je vais dans le labo, vous désactivez la génératrice, je tire sur tout ce qui bouge, vous ramenez la génératrice au labo, et on la porte ensemble en sortant dehors. Ça vous va ?
RM – Pas vraiment, non…
JS – Et bien ça devra, parce qu’on fait comme ça !
RM – Mais…
JS – Y’a pas de « mais » qui tienne. Coupez le système de refroidissement du labyrinthe !
RM – Grmph !

Rodney retourna derrière la console et se pencha dessus en ruminant dans sa barbe. John ne chercha même pas à tendre l’oreille et alla s’appuyer d’une main au-dessus de la commande d’ouverture de la porte et croisa ses jambes. Le scientifique appuya sur quelques boutons avant de se redresser et de faire un signe de tête au militaire pour lui signifier qu’il pouvait y aller. Sheppard passa sa main devant le système d’ouverture et allait pénétrer dans le labyrinthe avant qu’une voix au ton peu engageant ne le retienne.

RM – Oh, Sheppard !

Le militaire se retourna vers Rodney qui avait croisé ses bras.

JS – Quoi encore ?
RM – Vous n’oubliez pas quelque chose ?
JS – Comme quoi ?

Le scientifique décroisa les bras et pris le détecteur sur le bord de la console. Il fit les quelques pas qui le séparaient de John et lui agita l’appareil sous le nez en lui parlant avec cynisme.

RM – Le plan du labyrinthe pourrait sans doute vous être utile, hum ?
JS – Oui, merci bien !

Le militaire lui avait répondu sur le même ton et lui prit le détecteur. Rodney haussa les sourcils et John soupira. Ils étaient tous deux mal à l’aise dans cet endroit et avaient envie de sortir au plus vite, du coup les tons étaient devenus légèrement agressifs, et ils venaient tout juste de le comprendre. Il se passa un silence de quelques secondes, puis Rodney reprit d’une voix normale.

RM – Et j’ai aussi besoin de votre détecteur de vie.

John le sortit de sa poche de gilet et le déposa délicatement dans la main tendue de Rodney. Puis, le militaire lui tira la langue avec un clin d’œil, avant de s’engager dans le dédale sombre. La porte glissa pour se refermer et Rodney secoua la tête. Il retourna auprès de la console pour télécharger le plan sur le second détecteur puis commença à s’occuper de la génératrice pour se préparer à la désactiver.

§§§


NdlA :
¹ http: fr.wikipedia.org/wiki/Hypothermie


Dernière édition par le Ven 10 Nov - 1:51, édité 1 fois
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 5 Nov - 12:23

Chapitre XXVII


Remarque : les paroles précédées de ¤ dénotent des communications par radio.

§§§


Il ne fallut effectivement qu’à peine plus d’un quart d’heure à Sheppard pour retraverser le labyrinthe en suivant le plan. Il avait fait encore un peu froid au début, mais l’air était très vite revenu à une température normale.
Arrivé aux laboratoires, John traversa rapidement celui des Iratus et se plaça sur le seuil de la porte qui le séparait de celui des Wraiths. Il épaula son P-90, alluma la lampe et enleva la sécurité, puis avertit Rodney qu’il était prêt.

JS ¤ McKay ?
RM ¤ Oui ?
JS ¤ Je suis en place.
RM ¤ D’accord, je coupe tout.

Les lumières des laboratoires s’éteignirent toutes en même temps. Sheppard se concentra pour percevoir le moindre mouvement ou bruit suspect. Mais il ne se passait absolument rien. Au bout de vingt minutes, le militaire, inquiet, prit sa radio et parla à demi-voix.

JS ¤ Rodney, où êtes-vous ?

La voix de Rodney lui parvint, essoufflée.

RM ¤ Je suis presque arrivé, mais ce machin est vraiment très lourd, et il faut que j’ouvre les portes manuellement.
JS ¤ Vous pensez être là dans combien de temps ?
RM ¤ Pourquoi, vous vous inquiétez pour moi ?
JS ¤ Oui, pour vous, et aussi pour moi, les Wraiths et les Iratus.
RM ¤ Ils vous ont attaqués ?

La voix du scientifique était montée d’une octave. John poussa un bref soupir avant de lui répondre d’un ton rassurant.

JS ¤ Non, il n’y a rien à signaler ici. Mais prudence est mère de sûreté, et plus vite on sera sortis de cet endroit, mieux ce sera. Vous ne croyez pas ?
RM ¤ Oui, je me dépêche. J’en ai encore pour cinq minutes. Terminé.
JS ¤ Compris, terminé.

Au bout de sept minutes et trente-quatre secondes – que John passa les yeux pratiquement rivés à sa montre –, la porte du labo Iratus s’ouvrit. Le militaire braqua immédiatement son arme et éblouit Rodney qui se protégea les yeux d’un bras.

RM – Rha ! Dirigez ça ailleurs !

John baissa son arme immédiatement et, tout en continuant de surveiller les locataires des labos, répondit à Rodney.

JS – Désolé, mais vous êtes en retard.
RM – Grmph !

Le scientifique mit sa lampe-torche entre ses dents et reprit la génératrice dans ses bras.

RM – ‘On, on y ‘a ?
JS – Hein ?

Rodney se contenta de lui lancer un regard noir, auquel John répondit par un sourire. Il commença à avancer, suivi de près par l’astrophysicien. Ils retraversèrent sans encombre le labo Wraith et repassèrent la double porte. John descendait déjà de l’estrade quand Rodney l’interpella.

RM - A‘en‘ez !
JS – Quoi ?

John se retourna et vit Rodney poser la génératrice et reprendre la lampe dans sa main.

RM – On ferait mieux de refermer cette porte, par mesure de précaution.
JS – D’accord.

Ils se placèrent chacun devant l’une des consoles.

JS – On s’y prend comment ?
RM – Je suppose qu’il faut retaper la séquence, mais à l’envers ?
JS – Vous « supposez » ?
RM – On y va ?

John roula des yeux mais obtempéra.

JS – C’est bien « bois terre métal ciel feu eau » ?
RM - « Silva terra metallum caelum ignis aqua », oui.

Ils composèrent la séquence et la double-porte se referma. Malheureusement pour eux, l’obscurité quasi-totale et la poussière soulevée par les portes les empêchèrent de voir la silhouette qui se glissa dans l’ouverture juste avant que les deux portes ne se rejoignent.
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 5 Nov - 12:26

Chapitre XXVIII


§§§


Lorsque le nuage de poussière se fut dissipé, Rodney remonta sur l’estrade pour vérifier la génératrice.
Mais à peine avait-il fait quelques pas que quelque chose lui atterrit en plein visage, le faisant tomber en criant. John se précipita sur lui et ses yeux s’écarquillèrent d’horreur : un Iratus était posé sur le visage du Canadien qui se débattait comme un beau diable. John lâcha son arme qui ne lui était d’aucune utilité et s’agenouilla pour prendre l’insecte dans ses mains. À deux, ils réussirent à l’enlever avant que ses crochets n’arrivent à trouver une prise solide. John le jeta à l’autre bout de la pièce et, tandis que Rodney s’éloignait le plus possible de la créature, John reprit son P-90 et tira plusieurs rafales, pour être bien certain que cette chose était morte.
Profitant de la pagaille et de la confusion des deux Atlantes, la silhouette se glissa discrètement vers la sortie.
Le silence retomba. On entendait plus que la respiration paniquée de Rodney et celle, haletante, du Colonel. Ce dernier se releva et avança prudemment vers l’Iratus. Il le toucha du bout du pied et, ne voyant aucune réaction, relâcha le soupir qu’il n’avait pas eu conscience de retenir. Il se tourna ensuite vers le scientifique et braqua sa lampe sur lui.

JS – McKay, ça va ?

Rodney était assis dans le coin, replié sur lui-même. Il était pâle, avait les yeux exorbités, proche de l’hyperventilation, et fixait la créature comme s’il s’agissait d’un être démoniaque – ce qui n’était pas bien loin d’être vrai, songea John.
Le militaire fit un tour d’horizon avec la lampe de son arme, pour vérifier s’il n’y en avait pas d’autres, puis s’approcha et s’accroupit à côté de Rodney. Il lui posa une main sur l’épaule, et le Canadien sursauta avant de tourner enfin la tête vers lui.

JS – Il est mort, on n’a plus rien à craindre.
RM – Vous… vous êtes sûr ?
JS – Certain, Rodney. Tu dois te calmer, maintenant.
RM – Me calmer ? Vous en avez de bonnes, vous !

La voix du scientifique était plus aiguë que jamais. John prit le menton de Rodney pour vérifier s’il était blessé, mais celui-ci se dégagea en se relevant.

RM – Arrêtez !
JS – Rodney, si tu es blessé, il faut que je vois ça !
RM – Cette saleté m’a juste griffé tout le côté gauche, mais à part ça, je vais bien !

John fut surpris par l’agressivité de son ton. Il se releva aussi, et lui parla calmement.

JS – Rodney, je veux juste te soigner, d’accord ?
RM – Si vous aviez bien fait votre job, vous auriez remarqué que cette chose était là, et vous l’auriez réduite en bouillie avant qu’elle me saute dessus !

Là, le Canadien était clairement paniqué. Le militaire soupira.

JS – C’est vrai, j’ai fait une bourde, et j’en suis vraiment et sincèrement désolé, parce que ça aurait pu très mal se terminer.

Ils frissonnèrent tous deux en se rappelant comment leur première rencontre avec l’Iratus avait failli se terminer pour le Colonel.¹

JS – Maintenant, il faut que j’examine ces griffures. D’accord ?

Pour toute réponse, Rodney récupéra sa lampe qui avait roulé au sol et se mit face à John en éclairant le côté gauche de son propre visage. John regarda attentivement en grimaçant.

RM – Alors ?
JS – Alors, ce n’est que superficiel, mais il faut désinfecter.
RM – La trousse de secours est en haut ?
JS – Oui. Dépêchons-nous de re…

BAM !
John et Rodney sursautèrent.

§§§


NdlA :
¹ Épisode 01x04 38 Minutes
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 5 Nov - 12:28

Chapitre XXIX


§§§


RM – C’était quoi, ça ?

John avait pensé que la voix de Rodney ne pouvait pas monter davantage dans les aigus, il s’était trompé. Le militaire lui répondit à demi-voix en prenant un ton qui se voulait rassurant.

JS – On aurait dit la porte en bois.
RM – Un autre Iratus ?
JS – Non. Le vent, je pense.
RM – Le vent ? Vous vous fichez de moi ?
JS – Calmez-vous, Rodney. Il n’y a pas d’autre Iratus.
RM – Ou un Wraith ? C’était peut-être un Wraith ?
JS – Je ne pense pas, on l’aurait vu.
RM – Vous en êtes sûr ?

John poussa un soupire d’exaspération.

JS – Non, Rodney, je n’en suis pas sûr, car je n’ai actuellement aucun moyen de m’en assurer. D’accord ? Maintenant, il faut sortir d’ici et retourner à notre campement, pour que je puisse nettoyer et désinfecter vos griffures.

Pour toute réponse, Rodney se pendit au cou de John et y enfouit son visage. Le militaire lui entoura la taille d’un bras et lui caressa les cheveux de l’autre main.

RM – Désolé, mais j’ai vraiment eu très peur.
JS – C’est normal, Rodney. Mais il faut qu’on sorte, d’accord ?
RM – Oui, d’accord.
JS – Allez, ça va aller, vous verrez.

Ils se séparèrent et, tandis que Rodney retournait auprès de la génératrice, John ouvrit la porte et examina le couloir à l’aide de la lampe de son arme. Mais, malheureusement, les murs absorbaient vraiment trop la lumière.
Le militaire était inquiet pour son ami. Il craignait que la chute ou l’insecte ne l’aient plus gravement blessé que ce qu’il pouvait voir. Et il y avait cette créature dehors. Car il en était sûr, quelque chose avait fracassé la porte en bois, et cela devait être plus proche d’un Wraith que du vent. Ses entrailles lui hurlaient qu’ils étaient en danger. Mais il ne devait rien laisser paraître devant le scientifique. C’était son devoir, et bien plus encore, que de le protéger.
Il fut sorti de ses mornes pensées par le bruit de la génératrice posée à terre par Rodney, et tourna la tête vers lui.

RM – La génératrice est intacte. On y va ?

John lui répondit d’un signe de tête. Rodney reprit la lampe entre ses dents et la génératrice dans ses bras. Ils passèrent la porte et traversèrent le couloir, prudemment et le plus silencieusement possible. Pour gravir les escaliers, John aida Rodney d’une main, pour que celui-ci ne risque pas de perdre l’équilibre. Arrivés en haut, ils constatèrent deux choses : premièrement, il faisait nuit noire, deuxièmement, la porte avait volé en éclats. Rodney posa sa charge en la retenant d’une main, et éclaira le peu de bois qui restait. Il demanda à John de son habituel ton sarcastique.

RM – C’est le vent qui a fait ça ?
JS – On dirait bien que non, mais il faut voir le bon côté des choses…
RM – Et vous voyez un bon côté, vous ?
JS – Non seulement la porte est grande ouverte, mais en plus il y a un chemin tout tracé dans les débris, donc on ne va pas avoir de mal à transporter ça jusqu’au campement !

Il avait désigné la génératrice. Mais Rodney n’était pas prêt à lâcher l’affaire.

RM – Mouais… Mais, à votre avis, monsieur le militaire, qu’est-ce qui, à part un Wraith, est capable de faire tant de dégâts ?

John soupira, s’avouant à demi-vaincu.

JS – D’accord, McKay… Il y a peut-être un Wraith dans les parages. Mais, ce n’est pas ça qui va nous arrêter, n’est-ce pas ?

Rodney se contenta de lui jeter un regard noir avant de reprendre lampe et génératrice pour le transport. John s’engagea le premier, P-90 en avant, et Rodney le suivit en silence. Ils franchirent les vingt mètres beaucoup plus rapidement qu’à l’aller. Au niveau de l’ouverture de l’enceinte, John sentit ses entrailles le titiller. Il fit signe à Rodney de se baisser, et ils s’accroupirent tous les deux. Le militaire tourna la tête et mit un doigt sur ses lèvres. Rodney répondit d’un hochement de tête et cacha le faisceau de sa lampe en la pointant sur le sol.
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 5 Nov - 12:31

Chapitre XXX


§§§


John, toujours accroupi, s’élança d’une détente de ses jambes et roula sur le sol à l’extérieur de l’enceinte pour se retrouver un genou à terre face au mur. Il éclaira rapidement les deux côtés de l’ouverture et découvrit dans la lumière deux yeux semblables à ceux d’un chat. Il réagit instantanément en tirant une rafale, mais le Wraith se jeta sur lui et le fit basculer sous son poids. John se retrouva avec un Wraith à califourchon sur lui, lui bloquant le bras droit et son P-90 sur le torse d’une main, l’autre main levée et prête à frapper. Mais il entendit soudain une série de coups de feu, qui obligèrent le Wraith à le laisser et prendre la fuite. Une fois libéré, John se tourna sur le ventre et tira dans la direction du Wraith, mais celui-ci était rapide et disparut dans l’obscurité.
John se releva et Rodney accourut auprès de lui.

RM – Vous allez bien ?
JS – Oui, Rodney. Merci.
RM – De rien, je vous en prie.
JS – Et vous, ça va ?
RM – Oui, oui, je vais bien.

Ils étaient tous les deux essoufflés et nerveux, mais John se reprit très vite.

JS – Bon. On va laisser ça là, je vais vous soigner vite fait, et on va se préparer un campement un peu plus sûr pour passer la nuit. D’accord ?
RM – Oui, d’accord.
JS – Bien. Alors allons-y.

Ils firent les cinquante mètres les séparant du campement en surveillant constamment les alentours.

RM – Vous croyez qu’il pourrait nous attaquer sans qu’on le voie ?
JS – Possible, mais comme il est blessé, et que, comme il n’a pas mangé depuis longtemps, il ne doit pas être en super-forme, il doit avoir besoin de se reposer, donc je doute qu’il réattaque tout de suite.

Au campement, Rodney sortit la trousse de secours pendant que John faisait un dernier tour d’horizon pour tenter de repérer le Wraith. N’apercevant rien aux alentours, il vint s’agenouiller à gauche de Rodney.

JS – Éclairez-moi votre blessure. Bon, attention, ça va piquer.

Il mit du Dermachrome sur du coton et nettoya doucement la griffure avec. Rodney grimaça mais ne dit rien – ce qui était exceptionnel pour lui qui habituellement hurlait pour une simple écharde !¹ Une fois fini, John put voir que la blessure était en fait une multitude de petites griffures peu profondes mais allant de la tempe à la mâchoire. Il s’appliqua à toutes les recouvrir de pansements, sous les soupirs de lassitude de Rodney.

JS – Voilà, terminé !
RM – C’est pas trop tôt !
JS – Attendez…

Rodney allait se lever mais John le retint en lui posant une main sur l’épaule.

RM – Quoi encore !
JS – Rodney, est-ce que vous vous êtes cogné la tête en tombant toute à l’heure ?
RM – Non, c’est sur le côté que je suis tombé. D’ailleurs, je vais surement avoir un beau bleu !

Il avait dit cela en se massant le bras droit. John fut soulagé : pas de risque de commotion cérébrale !

JS – Bon, et si maintenant on s’occupait de notre campement ?
RM – Allons-y.
JS – Ça ne vous dérange pas de tout ranger tout seul pendant que je surveille si notre ami revient par ici ?
RM – Non, du moment que vous le faites bien !

John allait répliquer mais Rodney lui fit un rapide petit baiser sur les lèvres. Le militaire regarda le Canadien, un sourcil levé.

RM – Et merci pour les soins !

Le second sourcil vint rejoindre le premier tandis que Rodney commençait à s’occuper de remballer leurs affaires. John secoua la tête et prit son poste de garde. Il ne fallut à Rodney qu’une dizaine de minutes pour tout ranger. Ils emmenèrent ensuite leurs paquetages jusqu’à l’endroit où ils avaient laissé la génératrice.

JS – Bon, on va s’installer là. Ne sortez qu’une tente et montez-là près de la porte. Ensuite, mettez la génératrice dessous et allez dormir. On ne fait pas de feu et je prends la première garde.

Rodney hocha la tête. Il monta la tente, y mit leurs paquetages et la génératrice, puis s’y installa, bien au chaud dans son sac de couchage. John s’assit devant l’entrée de la tente, surveillant attentivement l’ouverture de l’enceinte, en tentant d’ignorer la douleur de ses côtes fêlées…

§§§


NdlA :
¹ Épisode 2x08 Mutation / Conversion
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 5 Nov - 12:33

Chapitre XXXI


§§§


Cette nuit-là fut particulièrement éprouvante pour Sheppard.
Il avait les côtes fêlées, il faisait nuit noire, un Wraith affamé et blessé rôdait, et il avait la charge de McKay, qui était lui-même légèrement blessé. Il n’avait qu’une envie, c’était de s’endormir en espérant qu’il se réveillerait dans son lit sur Atlantis. Mais en même temps, cela voudrait dire que sa nouvelle complicité avec le scientifique n’aurait été qu’un rêve. Et ça, il ne le voulait surtout pas, alors il tenait bon, luttant contre la fatigue, ignorant la douleur et repoussant toute pensée négative.
Par moments, il tendait la main pour écarter un pan de l’ouverture de la tente, et ainsi pouvoir apercevoir le Canadien en train de dormir paisiblement. Décidément, il ne cesserait jamais de le surprendre : il était capable de dormir n’importe où, n’importe quand, et dans n’importe quelle situation !
Et, ce qu’il voulait le plus, c’était de protéger cet astrophysicien – son astrophysicien, même, car il l’avait fait sien la nuit précédente. Dommage que le lendemain matin n’ait pas été aussi… magique.
Mais il ne fallait pas y penser, ce n’était pas le moment. Il fallait qu’il reste concentré, sur chaque bruit et chaque mouvement qu’il pouvait percevoir, par-delà le mur d’enceinte. Pour ne pas se faire surprendre comme il l’avait été par l’Iratus, pour qu’aucun d’eux deux ne soient plus blessés durant cette mission.
Le militaire secoua la tête pour reprendre ses esprits. Il fallait être lucide : avec des côtes fêlées, il ne pourrait pas se battre efficacement contre le Wraith. Mais, s’il avait réussi à le cacher à Rodney la veille au soir – plus pour ne pas l’inquiéter davantage que par fierté ou orgueil –, il ne pourrait pas le lui cacher le lendemain durant leur marche forcée.
Et bien ! Rodney allait sans doute lui en vouloir de ne rien lui avoir dit. Mais peu importe. Ce qui comptait vraiment, c’était que le scientifique aille bien. Et que, quoi qu’il arrive, il retourne sain et sauf sur Atlantis, avec ou sans lui…

JS " Mais bon sang Jo, arrête donc d’être aussi morbide !

Il se mit une claque mentale pour se reprendre. Mais ces pensées revinrent rapidement le tourmenter, et cela dura toute la nuit…

§


Peu avant l’aube, John entendit des gémissements. Il entrouvrit la tente. Rodney était en train de faire un cauchemar. Le militaire, en faisant attention à ses côtes, se rapprocha du sac de couchage et posa sa main au niveau du pied du scientifique. Ce dernier continuant à se débattre avec son rêve, John s’avança un peu plus et lui secoua la jambe. Rodney se réveilla en sursaut et se jeta presque instantanément sur le militaire. Celui-ci, qui n’eut que le temps de lui attraper les poignets en s’allongeant par terre, sentit ses côtes se réveiller à la douleur.

JS – Aïeuh ! Rodney, stop ! C’est moi !

Le Canadien, sortant de sa torpeur au son de la voix de John, le dévisagea les yeux écarquillés. Le militaire lui avait lâché les poignets et s’était roulé sur le côté, le souffle coupé et se tenant les côtes des bras.

RM – Colonel ? Vous… vous avez mal ? Vous… êtes blessé ?

Sheppard s’était mis à haleter pour reprendre sa respiration sans forcer sur ses côtes. Il répondit à Rodney d’une voix rauque.

JS – J’ai juste des côtes fêlées !

Cela réveilla totalement le Canadien, qui, tout en prenant son sac de couchage pour le mettre sous la tête de John, bombarda celui-ci de questions.

RM – Quoi ? Ça vous est arrivé cette nuit ? On a été attaqués et vous avez rien dit ? Pis pourquoi vous m’avez pas réveillé pour le deuxième quart ?
JS – Rodney ! Du calme, ça va, je vais bien. D’accord ?
RM - Mais… Non, vous n'allez pas bien ! Il faut vous faire un bandage ! Et si vous avez une côté de cassée, hein ? Ça pourrait vous faire des dégâts internes ! Vous y avez pensé ? Non mais, vous vous rendez compte ? Une hémorragie, ou pire ! Ou alors, et si…
JS - Rodney !

John, qui avait enfin repris son souffle, n’avait pas trouvé d’autre moyen d’arrêter cette tirade qu’en criant son nom. Cela eut pour effet de faire cesser le moment de panique du scientifique, qui baissa la tête.

RM – Désolé, je me calme…

Rodney avait l’air honteux de s’être emporté. John se redressa en position assise, et tendit la main pour caresser le menton du Canadien. Celui-ci releva la tête, et leurs regards se croisèrent. John put lire dans celui de son ami une grande inquiétude pour lui, et lui parla d’une voix douce en lui faisant un sourire rassurant.

JS – Ce n’est pas grave. Je comprends, et j’apprécie, que tu aies eu peur pour moi. Mais je vais bien, je t’assure. J’ai juste deux ou trois côtes fêlées, et aucune de cassée. Crois-moi, j’ai l’habitude de ce genre de chose. Je sais faire la différence avec la douleur qu’on ressent quand on a une côte cassée.

Rodney hocha la tête en souriant timidement. John se releva précautionneusement, aidé par Rodney.

JS – Bon, il va bientôt faire jour. On va commencer à remballer et partir d’ici.
RM – Heu…
JS – Oui ?
RM – Vous voulez vraiment pas que je vous fasse un bandage ?
JS – Et bien en fait… Oui, c’est vrai que ça m’aiderait à éviter les faux mouvements.
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 5 Nov - 12:36

Note : D’après les Stats de FFnet, j’ai dépassé le stade des 25.000 mots avec le chapitre 31 !

§§§


Chapitre XXXII


§§§


John se rassit et Rodney alla chercher la trousse de secours sous la tente. Il aida ensuite le militaire à enlever gilet, veste et tee-shirt. Le voir ainsi torse nu le troublait, et John s’en rendit bien compte. D’ailleurs, lui aussi était troublé, par le regard qu’avait le scientifique lorsqu’il posait les yeux sur lui. Ils échangèrent un regard gêné, puis Rodney se racla la gorge et commença à mettre la bande autour du torse musclé de John. Celui-ci frissonna en sentant les mains du scientifique se poser sur sa peau. Ils appréciaient tous les deux cette proximité, ce contact, et n’osaient pas se regarder dans les yeux.
Lorsqu’il eut fini, Rodney se redressa et tourna le dos à John, avant de prendre une bonne inspiration, qu’il relâcha en un long soupir. Le militaire, quant à lui, ramena ses jambes à lui et les entoura de ses bras, puis cacha son visage en posant son front sur ses genoux. Cette position n’était pas bien confortable, mais cela lui permit de reprendre contenance. Une main posée sur son épaule nue lui fit relever la tête.

RM – Heu… Je vais vous aider à vous rhabiller. Il ne faudrait pas que vous preniez froid.

La voix de Rodney était encore un peu rauque. Il était accroupi juste devant John, la main toujours sur son épaule, irradiant celle-ci d’une douce chaleur. Aucun des deux n’avait envie de rompre le contact. John avança sa main et la posa délicatement sur la joue de Rodney, qui pencha légèrement la tête pour mieux apprécier. Leurs bras tendus se frôlaient, les électrisants tous deux.
Un cri inhumain vint soudain rompre la magie de l’instant, les faisant sursauter. John attrapa immédiatement son P-90 posé juste à côté et ils se relevèrent. Ils regardèrent de tous côtés, tentant d’apercevoir un quelconque mouvement leur indiquant où était la créature, mais rien ne bougeait aux alentours.

JS – Le Wraith…
RM – Dites, vous croyez que j’ai le temps de fabriquer un truc pour transporter la génératrice, où est-ce qu’il risque de nous tomber dessus dans pas longtemps ?
JS – Heu… Ça dépend : vous en avez pour combien de temps ?
RM – J’ai déjà repéré tout ce dont j’avais besoin, et j…
JS – McKay ! Combien de temps ?
RM – Cinq ou dix minutes, pas plus.
JS – Bon, je vais surveiller les alentours.

Il alla se poster à l'ouverture de l'enceinte et s'accroupit, à demi appuyé contre l'un des murs.
Rodney, avec des barres de fer, des morceaux de bois, de grandes pièces de tissu et de la corde, fabriqua une sorte de diable¹ - dont les roues n’étaient pas vraiment rondes, mais on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a –, dans lequel il installa la génératrice. Il refit ensuite rapidement les paquetages.

RM – Colonel ! J’ai terminé.

Sheppard revint vers lui. Il leva les sourcils et siffla d’admiration en voyant le diable, ce qui fit sourire Rodney jusqu’aux oreilles.

RM – Je suis doué, hein ?
JS – Digne de McGyver !

Le scientifique haussa les épaules d’un air méprisant.

RM – McGyver n’était qu’un petit bricoleur de pacotille !
JS – Si vous le dites…

Rodney secoua un index sous le nez de Sheppard.

RM – Oui, je le dis, parce que je suis certain que ce type n’aurait jamais su se dépatouiller pour… heu… tenez, par exemple : pour ouvrir une porte de cellule dans un vaisseau-ruche wraith !
JS – Ça, c’est sûr que je doute que les scénaristes… Oh, pitié, ne faites pas rire !

John, qui avait commencé à rigoler, se tenait à présent les côtes. Rodney grimaça.

RM – Désolé…
JS – Ça va, vous en faites pas.

Il se redressa en soufflant.

JS – Bon, si on quittait ce temple plein de labos ?
RM – Avec plaisir !

Le scientifique aida John à mettre son paquetage, mit le sien et prit le diable.

RM – Prêt !
JS – Alors on y va.

John passa le premier, vérifiant qu’il n’y avait pas de danger, puis ils s’engagèrent sur la route les menant au village des Algenibs, en marchant bien sûr moins vite qu’à l’aller, puisqu’ils étaient blessés et plus chargés.

§§§


NdlA :
¹ McGyver, le retour ! mdr (et j’interdis à Chrystalkane – ma beta – de dire que RDA a de plus belles mains que DH, na !)
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 5 Nov - 12:39

Chapitre XXXIII


§§§


Au bout de trois heures, ils n’avaient parcouru qu’une petite dizaine de kilomètres, et déjà John souffrait de ses côtes, qui l’empêchaient de respirer normalement. Rodney le voyait grimacer depuis cinq bonnes minutes, et puisque le militaire n’avait pas l’intention de se reposer, il décida de l’y obliger.

RM – Attendez ! On va faire une pause.
JS – Vous êtes… déjà… fatigué ?
RM – Je vous signale que c’est vous qui soufflez comme un bœuf !
JS – Il y a un Wraith… dans les parages… et à l’allure… où on marche… je doute… qu’on l’ait semé.
RM – Si vous forcez trop, vous ne pourrez plus du tout avancer !
JS – Ça va aller, Rodney… J’ai connu pire.

Et Sheppard allongea un peu le pas pour renforcer ses dires. Mais Rodney lâcha le diable et alla se planter juste devant le militaire, l’obligeant à s’arrêter. Ils se défièrent quelques secondes du regard, puis John capitula en poussant un soupir à fendre une pierre.

JS – Très bien, Rodney ! Oui, c’est vrai, j’ai mal ! Ça vous va ?
RM – Asseyez-vous, que je vous enlève votre sac.

Le militaire obtempéra, non sans rouler des yeux au ciel avant. Rodney l’aida à enlever son paquetage. Quand ce fut fait, John ne put retenir un soupir de soulagement.

RM – Alors, ça ne va pas mieux, hein ?

John leva la tête vers le scientifique. Celui-ci, debout devant lui, le regardait avec un air malicieux : son habituel sourire en coin sur les lèvres, mais une lueur taquine en plus dans les yeux. Le militaire eut un petit rire et secoua doucement la tête.

JS – Si, mais va falloir que je le remette, alors…

Rodney fronça les sourcils. Il prit le paquetage de John et l’amena à côté du diable, sous le regard interrogateur du militaire. Le Canadien enleva ensuite son propre paquetage et le posa à côté de l’autre. Puis, il commença à les défaire consciencieusement. John comprit soudain ses intentions, et se leva pour le rejoindre.

JS – Holà, holà, doucement ! Il n’est pas question que vous chargiez davantage le vôtre !
RM – Et pourquoi ? Ce n’est pas moi qui me suis fait écrabouiller les côtes par un Wraith !
JS – Parce que vous avez déjà la génératrice à porter.
RM – Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, ce dont je doute, ce truc est monté sur roues, donc ce n’est pas bien lourd.
JS – Rodney, vous avez le dos fragile, et…

Cette fois, Rodney se releva d’un coup pour se retrouver nez à nez avec John. Le scientifique avait l’air en colère et le militaire recula d’un pas. Rodney le pointa d’un doigt tout en lui parlant d’un ton ferme.

RM – Écoutez-moi ! Vous, vous vous occupez du Wraith, et moi, je m’occupe du transport. D’accord ? Alors, rasseyez-vous !
JS – Rodney…
RM – Non ! Je vais en enlever de votre sac, que vous le vouliez ou pas. Et je vais en mettre un peu dans le mien et un peu sur le diable, comme ça je ne peinerais pas. Compris ?

John soupira et hocha la tête. Rodney reprit immédiatement sa besogne, et le militaire retourna s’asseoir. Dix minutes plus tard, le scientifique avait refait la répartition des charges. Il vint s’asseoir à côté de John. Ils regardaient tous les deux au loin devant eux. Rodney parla à demi-voix.

RM – Voilà, c’est fait. Ça devrait moins peser sur vos côtes, donc on devrait pouvoir marcher plus vite et plus longtemps avant que ça vous fasse de nouveau mal au point de vous essouffler.

John lui répondit, lui aussi à demi-voix.

JS – Merci, mais ce serait plutôt à moi de m’inquiéter pour vous.
RM – Et pourquoi donc, hein ? Parce que je suis un pauvre petit scientifique et vous un militaire courageux et fort ?
JS – Non, Rodney. Parce que je suis le chef d’équipe et que vous êtes sous ma responsabilité. Tout simplement. … Et puis, où avez-vous vu que vous étiez un « pauvre petit scientifique ni courageux ni fort » ?
RM – Désolé, je divague. Je n’ai pas de raison d’être aussi cynique avec vous. C’est juste que…
JS – Que quoi, Rodney ?
RM – Ce matin, quand vous m’avez réveillé…
JS – Oh ! Votre cauchemar ?
RM – Oui…
JS – Vous sembliez bien empêtré dedans.
RM – Ça c’est rien de le dire !
JS – Est-ce que… Vous voulez me raconter ?
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 5 Nov - 12:42

Note : Mon blog : http: cristelnavis.blogspot.com/

§§§


Chapitre XXXIV


§§§


RM – C’est que… C’était en fait un mélange du présent et de mauvais souvenirs…
JS – De mauvais souvenirs… C’est à cause de ça que vous hésitez à en parler ?
RM – Je n’hésite pas, j’en ai peur…
JS – Comment ça ?
RM – J’ai peur… que ça se reproduise… que les évènements prennent la même tournure, et de ne rien pouvoir y faire… comme la dernière fois…

Sa voix se brisa. John lui passa un bras autour des épaules, et Rodney se blottit contre lui et commença à sangloter doucement en grelottant. John lui caressa les cheveux doucement en lui chuchotant des paroles réconfortantes. Soudain, le militaire sentit que Rodney l’embrassait dans le cou. Il voulut s’écarter, mais le Canadien mit une main derrière sa nuque et prit possession de ses lèvres. John sentit le gout salé des larmes, et posa ses mains sur les épaules du scientifique pour le repousser, doucement mais fermement. Rodney avait les yeux voilés par les larmes et son regard était confus. John ne savait pas bien quoi faire. Il déglutit et s’adressa à lui d’une voix douce.

JS – Rodney, il ne faut pas faire ça, pas maintenant. Tu n’as pas les idées claires, et je refuse de profiter de la situation.

Le scientifique prit une voix suppliante.

RM – John…
JS – Non, il ne faut vraiment pas !
RM – Bon sang, John, si tu savais…

John commençait à s’inquiéter sérieusement. Rodney s’était à nouveau blotti contre lui et pleurait de plus belle. Il l’entoura de ses bras et se mit à le bercer doucement, comme s’il s’agissait d’un enfant.

JS " Qu’est-ce qui a bien put lui arriver pour que ça le mette dans un état pareil ?

Au bout d’un bon quart d’heure, Rodney s’était calmé. Il se dégagea doucement de l’étreinte de John, qui retint un soupir : le scientifique avait posé sa tête bien trop près de ses côtes. Le Canadien était à présent assis à côté de lui en tailleur, les mains posées sur ses cuisses, le regard planté dans le sol. John lui posa une main dans le dos.

JS – Ça va un peu mieux ?
RM – Oui, merci.
JS – Vous voulez parler ?

Rodney laissa passer quelques secondes de silence.

RM – Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’avant vous, il y a eu quelques hommes, dans ma vie… et que ça s’est mal passé ou mal terminé avec chacun d’eux… Mais je ne me sens pas prêt à en raconter davantage.
JS – D’accord, mais j’aimerais juste vous poser une question, à laquelle vous n’êtes pas obligé de répondre.
RM – Allez-y…
JS – Avec moi, vous avez peur que ça se passe mal ou bien que ça se termine mal ?

Encore un silence de la part du scientifique.

RM – Je n’en sais encore rien.
JS – Je comprends.

Un ange passa.

JS – On devrait peut-être se remettre en route ?
RM – Oui, vous avez raison.

Rodney se releva et aida John à en faire de même, puis il aida le militaire à remettre son paquetage.

JS – C’est vrai que c’est bien plus confortable comme ça ! Merci, Rodney.
RM – De rien, je vous en prie ! Et merci à vous, pour tout à l’heure.
JS – Oh, mais de rien. C’est normal de se réconforter, entre amis !
RM – Non, je parlais… enfin… vous avez refusé… heu…

Il fit un geste vague de la main.

JS – Oh, ça ! Oui, et bien… Ça aussi, c’était normal : je n’aime pas profiter des moments de faiblesse des gens que j’estime.
RM – Heu… ça veut dire que vous avez de l’estime pour moi ?
JS – Quelle question ! Bien sûr que oui !

Le sourire que lui fit Rodney en réponse, et qui monta jusque dans ses yeux, réchauffa le cœur de John, qui lui sourit en réponse.
Le scientifique remit ensuite son sac et reprit le diable.

JS – C’est pas trop lourd ?
RM – Non, non. C’est bon, on peut y aller.
JS – Très bien, alors en route !

Ils se mirent côte à côte et repartirent en direction du village des Algénibs.

§§§


À Suivre…


§§§


NdlA : Cette fic' est terminée, elle compte 53 chapitres et fait 86 pages sous Word.


Dernière édition par le Ven 10 Nov - 1:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mar 7 Nov - 2:54

Chapitre XXXV


§§§


Dix-huit heures et quatre pauses plus tard, Sheppard et McKay arrivaient enfin au village des Algenibs.
Ils ne s’étaient pas arrêtés longtemps à chaque fois, ne prenant que le temps de grignoter une barre énergétique, et n’avaient pas fait de pause-déjeuner-MRE, pour ne pas risquer de se faire surprendre par le Wraith. Ils étaient épuisés et avaient envie d’une douche, d’un repas chaud et d’un bon lit, et espéraient trouver tout cela chez ceux qui les avaient accueillis deux nuits plus tôt. Mais, arrivés devant l’entrée du village, ils furent accueillis par deux gardes, un homme et une femme, qui s’avancèrent vers eux à leur approche.

ho – Désolé, messieurs, mais vous ne pouvez pas passer !
JS – Heu… On a déjà passé une nuit chez vous, et…
ho – Nous le savons, et le chef a décidé que c’était suffisant !
RM – Hé ! On a quand même sauvé l’une des vôtres !
fe – Et nous vous en avons déjà été reconnaissants en vous laissant dormir à l’auberge sans surveillance.

John et Rodney échangèrent un regard et soupirèrent de concert.

JS – Pouvons-nous au moins remplir nos gourdes d’eau ?
fe – Donnez-les-moi, je vais vous le faire.

Les deux Atlantes donnèrent leurs gourdes à la femme qui entra dans le village. John s’adressa ensuite à l’homme.

JS – Heu… Nous sommes également blessés, moi aux côtes et mon compagnon à la tête…
ho – Nous ne pouvons rien pour vous !
JS – Il n’y a pas… une sorte de médecin ou de guérisseur, parmi vous ?

L’homme se contenta de hocher négativement la tête. La femme revint à ce moment-là.

fe – Voici vos gourdes, et vous avez l’autorisation d’établir votre campement à proximité.
RM – Nous aimerions également pouvoir soigner nos blessures.
ho – Je vous ais déjà dit que vous ne pouviez pas entrer !
RM – Mais…
fe – Messieurs, je suis désolée, mais nous ne pouvons rien de plus pour vous.
JS – Bon, merci quand même pour l’eau.

La femme hocha la tête et les deux gardes reprirent leur poste, tandis que John et Rodney s’éloignaient de quelques pas.

§


Les deux hommes installèrent leurs tentes à une cinquantaine de mètres de l’entrée du village. Une fois fini, ils firent chauffer des MRE sur leur réchaud.

RM – Tant pis pour la douche et le lit !
JS – Et le bon repas ! Je préfère largement votre cuisine à ça !
RM – Quoi, vous n’aimez pas le poulet ?
JS – Rodney, ce sont des macaronis au fromage…
RM – Bah pourtant, ça a le gout de poulet…
JS – C’est bien ce que je dis : je préfère largement votre cuisine.¹

Ils finirent de manger puis John se rapprocha de Rodney.

JS – Je vais refaire vos pansements.
RM – Avec plaisir : je sens que certains sont en train de se décoller !
JS – Oui, il ne faudrait pas que ça s’infecte !
RM – Ensuite, je referais votre bandage, pour qu’il tienne bien cette nuit.

§§§


NdlA :
¹ Petit remaniement d’un dialogue tiré de SG-1.
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mar 7 Nov - 2:57

Chapitre XXXVI


§§§


John enleva précautionneusement chaque pansement de la joue de Rodney. Il prépara ensuite un coton avec du Dermachrome et l’appliqua sur la griffure la plus haute.

RM – Aïeuh ! Mais faites attention, ça fait mal !

Rodney avait chassé la main de John d’un geste du bras. Le militaire le regarda, un sourcil levé.

JS – Vous n’avez pas protesté hier soir, alors pourquoi ce soir vous faites l’enfant ?
RM – Je ne fais pas l’enfant, ça fait vraiment mal, ce truc !

Voilà que Rodney boudait ! John pouffa de rire, ce qui lui valut un regard noir de la part du scientifique. Il se calma et tenta l’approche argumentative.

JS – Bon, écoutez. Ça n’a pas l’air trop mauvais, mais si je ne vous soigne pas, ça risque de s’infecter avant qu’on arrive à la Porte.
RM – Je ne vous empêche pas de me soigner, je vous demande de ne pas y aller comme une brute !

John inspira et relâcha son souffle en un soupir. Nouveau regard noir du côté du Canadien. John roula des yeux au ciel avant de reprendre sa besogne. À chaque fois que le coton touchait sa peau, Rodney s’écartait légèrement en grimaçant. Cela finit par agacer le militaire, qui lui dit entre ses dents :

JS – McKay, arrêtez un peu et laissez-moi faire, d’accord ?
RM – Grmph !

Rodney croisa les bras sur sa poitrine mais se laissa faire. Une fois les restes de sang nettoyés et les plaies désinfectées, John remit un pansement sur chaque griffure, déposant chaque fois un léger baiser dessus, ce qui ne sembla pas déplaire au scientifique.

JS – Voilà, j’ai terminé !

Il déposa ensuite un baiser sur les lèvres du Canadien, qui lui répondit par un petit sourire.

RM – Bien, à vous, maintenant !

Rodney aida de nouveau le militaire à se mettre torse nu, puis se plaça derrière lui. Il enleva doucement la bande, caressant parfois la peau de John du bout des doigts juste au bord du bandage. Cela provoquait de légers frissons chez le militaire. Une fois la bande totalement enlevée, John eut un nouveau frisson, provoqué par la fraicheur ambiante. Rodney colla son torse au dos du militaire, sans toutefois s’appuyer dessus, et passa ses bras par-dessus les épaules de John avant de les croiser sur le torse musclé. Il lui murmura à l’oreille.

RM – Vous avez froid ?

John se laissa aller contre lui et lui répondit d’une voix à peine audible, les yeux fermés.

JS – Ça va mieux, maintenant…

Ils restèrent ainsi un moment, le temps que le soleil se couche. Mais le sommeil menaçait de les emporter rapidement. John s’écarta légèrement de Rodney, qui le relâcha. Lorsqu’ils parlèrent, leurs voix étaient plus ensommeillées qu’autre chose.

JS – Vous devriez me refaire mon bandage avant qu’on s’endorme comme ça.
RM – Vous avez raison. J’étais déjà presque endormi.
JS – Oui, et moi aussi.
RM – Relevez un peu vos bras, que je puisse passer la bande.

John s’exécuta et Rodney, éclairé de sa lampe-torche, lui refit son bandage, sans cette fois jouer aux mains baladeuses. Le scientifique l’aida ensuite à se rhabiller, avant de s’installer dans son sac de couchage sous sa tente. Avant d’éteindre sa lampe, il lança à John :

RM – Et vous avez intérêt à ne pas monter la garde tout seul toute la nuit.
JS – Ne vous en faites donc pas pour ça.
RM – Si, justement : vous aussi, vous avez besoin de repos.
JS – Je vous assure que je suis bien trop fatigué pour rester à faire le guet huit heures d’affilées.
RM – Tant mieux. Bonne nuit !
JS – Dormez bien, Rodney !

Rodney éteignit sa lampe et John se retrouva dans le noir, son P-90 prêt à l’emploi.
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mar 7 Nov - 2:59

Chapitre XXXVII


§§§


À peine une heure après le coucher du soleil, la petite lune de Sirrah se leva pleine, éclairant l’immensité plane qui entourait le village des Algenibs. Cela aida le Colonel Sheppard à moins piquer du nez. Il bailla à s’en décrocher la mâchoire et se força à écarquiller les yeux avant de les cligner plusieurs fois rapidement, pour se tenir éveillé. Un léger frisson lui secoua les épaules. La nuit était vraiment fraiche, et la fatigue accumulée n’arrangeait rien. Il croisa les mains sur la crosse de son arme et posa son menton dessus.
Soudain, un bruit, comme un froissement d’herbes, lui fit relever la tête. Tous les sens en éveil, il tourna la tête de tous côtés pour tenter de voir ou de réentendre quelque chose. Mais rien, pas le moindre mouvement ni le moindre bruit.
John attendit quelques minutes, toujours sur le qui-vive. Quand il réentendit le bruissement, il se leva doucement, pour avoir une vue plus lointaine du périmètre. Il tourna ensuite lentement sur lui-même pour inspecter les alentours.
Quand son regard tomba sur une forme ressemblant à un gros rocher, son sang ne fit qu’un tour. Il enleva la sécurité tout en allumant la lampe de son P-90 et braqua l’arme sur la forme… qui se révéla être le Wraith. John tira mais le Wraith se jeta sur lui en hurlant de rage. Cela réveilla McKay en sursaut. En entendant les cris mêlés du Wraith et de John – dont les côtes prirent un nouveau coup dur –, il se précipita sur sa lampe et son arme et sortit rapidement. Il resta une seconde pétrifié par le regard du Wraith dirigé droit sur lui, tandis que Sheppard était une nouvelle fois coincé sous son poids. Cette hésitation fut suffisante pour le Wraith, qui en profita pour plaquer sa main contre la poitrine de John. Celui-ci hurla sous la douleur, ce qui sortit Rodney de sa torpeur, qui braqua son Beretta sur le Wraith. Mais avant qu’il n’ait tiré un seul coup de feu, le Wraith lâcha John, se prit la tête entre les mains et hurla de douleur. John en profita pour se dégager et vida son chargeur sur lui.
Le silence retomba. John grimaça et se plia de douleur en se tenant les côtes à deux mains. Rodney, la respiration saccadée, fixait le Wraith, les yeux écarquillés. Des bruits de pas derrière lui le firent sursauter et il se retourna en braquant arme et lampe sur les nouveaux venus. Reconnaissant Massine, ainsi que le chef et son épouse, et les deux gardes du village algenib, il se détendit légèrement, mais dirigea son arme vers le chef.

Ma – Vous pouvez baisser votre arme, Rodney, nous sommes là pour vous aider.
RM – Ah oui ? Et pourquoi maintenant, hein ? Quelle raison j’aurais de vous croire ?

Sa voix était un peu trop aiguë pour paraître menaçante, mais il ne pouvait s’empêcher d’être inquiet pour John, car il s’était aperçu du coin de l’œil que celui-ci ne bougeait plus.
Massine s’avança calmement vers lui.

Ma – C’est moi qui ai empêché ce Spectre de vider votre ami. Anahide pourra le soigner, mais il faut que vous la laissiez approcher.

Il avait désigné la femme du chef. Rodney jeta un coup d’œil à John, allongé par terre sur le côté. Il serra les dents en posant les yeux sur la marque laissée par la main du Wraith. Il reporta ensuite son attention sur Massine, et lui demanda, en tentant de prendre un ton plus calme :

RM – Comment as-tu fait, pour que le… Spectre, arrête de se nourrir ?

Le gamin se contenta de pointer un index sur sa tempe.

RM " Sa télépathie, bien sûr…

Massine hocha la tête, signe qu’il avait perçu cette pensée. Rodney déglutit. Il regarda tour à tour les quatre adultes, puis baissa finalement son arme. Il fit un signe de tête à Anahide, qui se précipita vers John pour l’examiner. De son côté le chef s’approcha du Wraith.

RM – Vous ne devriez pas vous en approcher de si près.
ch – Il n’y a aucun risque : il est bel et bien mort.
RM – Comment pouvez-vous en être si sûr ?
ch – Plus rien n’émane de lui : pas le moindre sentiment, ni la moindre sensation.

Il retourna le Wraith du pied. Celui-ci avait le torse et le ventre en bouillie. Rodney se tourna alors vers John et Anahide. Celle-ci releva la tête en direction des deux gardes.

An – Vous deux, allez chercher une civière et ma sacoche.

Ils lui répondirent par un bref hochement de tête et retournèrent à l’intérieur du village.

RM – Comment va-t-il ?
An – Il est évanoui. C’est sans doute dû à la douleur provoquée par les griffes du Spectre plantées au niveau de ses côtes déjà fêlées.

Rodney frissonna.

RM – Est-ce que… Est-ce qu’il…

Sa voix tremblait.

RM " Est-ce que ce monstre a pu commencer à se nourrir de lui ?
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mar 7 Nov - 3:01

Chapitre XXXVIII


§§§


Ma – Non, le Spectre n’a pas eu le temps de commencer à le vider.

Rodney poussa un soupir de soulagement.

An – Votre compagnon va bien, Rodney. Il a sans doute des côtes fêlées supplémentaires, mais rien de plus grave.
RM – Aucune n’est cassée ?
An – Non. Votre compagnon a su se protéger suffisamment pour qu’aucune de ses côtes précédemment fêlée ne se casse sous le poids du Spectre.
RM – D’accord.

Les deux gardes revinrent avec la civière. Ils mirent John dessus et soulevèrent leur charge.

RM – Attendez !

Les gardes tournèrent la tête vers Rodney, mais celui-ci fixait leur chef.

RM – Je vais avec eux.

Son ton était ferme. Le chef hocha la tête.

ch – Pas de problème, allez-y. Massine et moi allons nous occuper de vos affaires.

Rodney hésita une seconde mais lorsque les gardes commencèrent à marcher, il les rattrapa en remettant son Beretta dans son holster et se plaça à côté de la civière pour prendre la main de Sheppard dans la sienne.

§


John fut installé dans une chambre attenante à la maison du chef du village, qui servait apparemment pour les malades dont Anahide s’occupait. Elle soigna John sous le regard attentif de Rodney, assis dans un confortable fauteuil à côté du lit. Massine et le chef apportèrent les affaires des Atlantes et les déposèrent au pied du lit. Massine et les deux gardes laissèrent les deux Atlantes avec le chef et son épouse. Rodney, resté silencieux jusque là, profita de l’occasion pour questionner le chef.

RM – Dites… heu ?
ch – Mon nom est Chavarch.
RM - … Chavarch. Pourquoi accepter de nous aider maintenant, alors que vous avez refusé ce soir ?
Ch – Vous avez libéré ce Spectre et l’avez amené jusqu’ici.
RM – Ce n’était pas volontaire !
Ch – Nous le savons… mais il vous suivait. Je suis responsable de mon peuple, et vous accepter parmi nous l’aurait attiré à l’intérieur du village.
RM – Je comprends. Comment avez-vous su ?
Ch – Massine. Il a reconnu de loin votre « signature spirituelle », comme nous l’appelons. Et il a senti votre peur, ainsi que la présence du Spectre.
RM – Et quand il vous a dit tout cela, vous avez décidé de nous laisser nous débrouiller.
Ch – C’est exact.
RM – Pourquoi avoir décidé d’intervenir lorsque nous avons été attaqués ?
Ch – Parce que ce Spectre, après vous avoir tués vous et votre compagnon, s’en serait probablement pris aux miens.
RM – Je vois…

Anahide, qui avait passé deux sortes de baumes aux plantes sur le torse de John, referma les deux pots et s’essuya les mains sur un torchon.

An – J’ai fini.
RM – Merci pour votre aide, Anahide.
An – Oh, j’ai juste fait en sorte que sa blessure guérisse vite et que ses côtes lui fassent moins mal. Ce n’est pas grand-chose, vous savez…
Ch – Viens, Anah. Laissons-les se reposer.

Le chef sortit et Anahide le suivit. Mais elle s’arrêta sur le pas de la porte et tourna la tête vers Rodney.

An – Chav a de lourdes responsabilités envers notre peuple, mais il n’aurait jamais laissé ce Spectre vous vider.
RM – Rassurez-vous : je comprends sa réaction.
An - Je le sais. Vous êtes quelqu’un de bien, Rodney.
RM – Merci encore.

Elle hocha la tête et referma la porte derrière elle.
Rodney soupira : il s’agissait d’un lit d’une place assez étroit, donc pas moyen de s’allonger à côté de John. Il se leva du fauteuil et s’agenouilla à côté de la tête de lit, puis tendit la main pour la poser sur le front de John, et posa sa joue sur le matelas, le nez dans le cou de son ami. Il s’endormit rapidement ainsi.


Dernière édition par le Mar 7 Nov - 3:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mar 7 Nov - 3:03

Chapitre XXXIX


§§§


Lorsqu’il se réveilla, John Sheppard se sentit bizarre. Il sentait qu’il était allongé sur quelque chose de doux et confortable, qu’il était torse nu et qu’une espèce de pommade froide sentant les plantes était étalée sur sa poitrine, et que quelque chose – ou plus vraisemblablement quelqu’un – lui soufflait dans le cou à chaque respiration et avait passé ses doigts dans ses cheveux. Mais quelque chose clochait… Oui, mais quoi ? Il se força à ouvrir les yeux, mais la lumière du jour entrant par la fenêtre les lui fit refermer aussitôt. Il voulut se cacher le visage avec son bras, mais sentit une douleur sur le côté qui le fit gémir.

RM – Allez-y doucement. Vous avez pris un sacré coup, hier soir.

John s’était figé en entendant parler, mais s’était vite détendu en reconnaissant la voix de son ami. Il reposa son bras le long de son corps et fit une nouvelle tentative pour ouvrir les yeux. Il dut cligner plusieurs fois, le temps de s’habituer à la luminosité de la pièce, mais réussi finalement à les garder ouverts. Il les tourna vers Rodney, qui avait relevé la tête.

JS – Qu’est-ce qui s’est passé ?

Il avait la voix rauque. Rodney se leva et se dirigea vers leurs paquetages pour fouiller dedans. Il en sortit la gourde de John.

RM – Tenez, buvez.

Il aida John à se redresser un peu sur ses coudes puis à boire.

JS – Merci, ça va mieux.

Rodney s’assit dans le fauteuil en lui faisant un sourire rassurant.

RM – Nous sommes chez Chavarch, le chef, et Anahide, sa femme et celle qui vous a soigné.
JS – Je croyais qu’ils ne voulaient plus qu’on mette les pieds dans leur village ?
RM – Chavarch craignait que l’on attire le Wraith et qu’il s’en prenne à son peuple.
JS – Comment ont-ils su pour le Wraith ?
RM – Massine l’a senti qui nous suivait.
JS – Oh… Et comment se fait-il que Keny ne m’ait pas momifié ?
RM – Vous pouvez décidément pas vous en empêcher, hein ?
JS – Mais de quoi parlez-vous donc ?
RM – Et inutile de faire votre petit air innocent ! Je parle de donner des petits noms aux Wraiths !
JS – Bah comme ça quand on en parle, on sait duquel on parle !
RM – Oh mais c’est pas… !
JS – Bon, alors ? Comment ?
RM – Comment quoi ?
JS – Comment je n’ai pas fini à l’état de momie desséchée ?
RM – Encore Massine ! Il s’est apparemment servi de sa télépathie contre le Wraith.
JS - … Contre Keny !
RM – Si vous voulez…

De petits coups frappés à la porte mirent fin à la discussion. Rodney alla ouvrir : il s’agissait de Massine.

Ma – Bonjour ! Le repas est prêt.
RM – D’accord, on arrive.

Massine fit volte-face et repartit en courant dans le couloir. Rodney se tourna vers John.

RM – Vous vous sentez assez bien pour vous lever, ou je vous apporte un plateau ?
JS – Je suis pas sûr de pouvoir tenir debout correctement…
RM – D’accord, je reviens vite.

Rodney sortit et John commença à manœuvrer en douceur pour s’asseoir sur le bord du lit.

§


McKay retrouva Massine, Chavarch et Anahide dans la salle à manger.

RM – Bonjour Chavarch, bonjour Anahide.
Ch – Bonjour.
An – Bonjour Rodney. Comment va John ?
RM – Il semble aller mieux, merci.
An – J’irais le voir dès que j’aurais fini de m’occuper de Massine.
RM – D’accord. Heu…
An – Tenez, j’ai préparé deux plateaux pour vous.
RM – Merci beaucoup.

Rodney hocha la tête en souriant. Il prit les plateaux et retourna dans la chambre de John.
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mar 7 Nov - 3:06

Chapitre XL


§§§


Lorsque Rodney entra dans la chambre, John était assis contre la tête de lit, la tête penchée en avant et les mains posées à plat. Rodney posa un plateau sur ses jambes et s’assit avant de poser le second sur ses genoux.

JS – Merci.
RM – De rien. Vous avez mal ?

John releva la tête vers lui.

JS – Non, ça va. Et vous, vous allez bien ?
RM – M’oui…

Rodney éluda la question d’un vague geste de la main. John fronça les sourcils.

JS – Vous avez une sale tête…
RM – Merci !
JS – Je suis sérieux, Rodney !

Le scientifique soupira.

RM – Je n’ai pratiquement pas dormi.
JS – Pas à cause de moi, j’espère, hein ?
RM - J’ai encore fait un cauchemar…
JS – Le même ?
RM – Oui, et j’ai passé le reste de la nuit à vous regarder dormir.

Le militaire se mordit la lèvre.

JS – Vous voulez en parler ?
RM – Mangez. Anahide va venir vous soigner après s’être occupée de Massine, et ensuite on a de la route à faire.

John fixa Rodney avec plus d’attention. Celui-ci regardait par la fenêtre en grignotant la tranche pain beurré préalablement trempée dans le bol de lait chaud. Il avait le regard dans le vide et les sourcils légèrement froncés, comme quand il se concentrait sur un problème scientifique. Sauf que là, il s’agissait plus vraisemblablement de réminiscences douloureuses. John ouvrit la bouche, mais se ravisa. Il secoua doucement la tête et attaqua son plateau.
Le silence dura un bon moment. Quand ils eurent tous deux fini de manger, Rodney prit les deux plateaux et les posa par terre près de la porte. Il se rassit ensuite dans le fauteuil et soupira. John avait suivi chacun de ses gestes, mais préférait respecter le silence de son ami. Celui-ci le regarda enfin dans les yeux et parla d’une voix à peine audible.

RM – J’ai eu très peur pour vous. J’ai cru… j’ai cru un instant que…

Il soupira à nouveau avant de se pencher pour se prendre la tête dans les mains. John lui parla sur le même ton.

JS – Le Wraith est mort et je suis vivant, Rodney. Et je compte le rester encore longtemps.

Rodney releva la tête mais évita son regard.

RM – Je sais, mais…

Il secoua la tête.

RM – Mais je ne peux pas m’empêcher de me dire que chaque risque que vous prenez peut vous être fatal.
JS – Rodney…

Le scientifique plongea son regard dans celui de John. La douleur que le militaire y perçut le fit taire instantanément.

RM – Je veux que vous me promettiez une chose, John.

Il se leva pour aller s’asseoir juste à côté de John. Il lui prit la main et le militaire entremêla leurs doigts. Leurs regards se croisèrent. Rodney poussa un bref soupir et se lança.
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mar 7 Nov - 3:09

Chapitre XLI


§§§


RM - Je veux que vous me promettiez de ne plus risquer votre vie pour moi.
JS – Quoi ? Mais… !
RM – C’est important pour moi ! Je…
JS – Je ne…
RM – Je ne supporterais pas que vous mourriez en me sauvant la vie !

John serra les dents. Le ton de Rodney était si… implorant ! John voulut passer un bras autour des épaules de Rodney, mais celui-ci contracta ses épaules, et le militaire laissa retomber sa main sur la cuisse de son ami, qui fixa son regard dessus, comme gêné. Le militaire lui prit le menton dans l’autre main pour lui faire relever la tête.

JS – Rodney, il faut que tu comprennes : je continuerais toujours à te protéger, et ce pour deux raisons : parce que je le dois, et parce que je tiens trop à toi.
RM – Mais…

John enleva sa main de son menton pour poser un doigt sur les lèvres de Rodney.

JS – Non, Rodney. S’il te plait.

Rodney hocha la tête et John posa son front sur le sien.

JS – Je comprends que tu aies peur de me perdre, mais sache que j’ai tout autant peur de te perdre.
RM – Je comprends. Je n’aurais pas dû vous demander ça.
JS – Vous pouvez me demander tout ce que vous voudrez, mais pas de vous laisser mourir si je peux faire quoi que ce soit pour l’empêcher.
RM – D’accord… mais jurez-moi au moins de tout faire pour rester en vie, et ce quelles que soient les circonstances.
JS – Je vous fais le serment de rester vivant le plus longtemps possible.
RM – Merci. Et je vous fais la même promesse.

Leurs regards plongèrent l’un dans l’autre. Leurs visages étaient prêts l’un de l’autre… vraiment très près. Leurs souffles se mêlaient et leurs lèvres se frôlèrent. Ils fermèrent les yeux et s’embrassèrent doucement. Leurs langues jouaient leur ballet lentement, comme s’ils avaient l’éternité devant eux. Leurs mains se joignirent. Ils emmêlèrent et démêlèrent leurs doigts plusieurs fois, se caressant les mains au passage.
Ils savaient qu’ils ne pouvaient pas aller plus loin… pas ce matin, pas dans cette chambre. Alors ils jouaient de leurs langues et de leurs doigts, faisant passer dans ces simples gestes toute la tendresse dont ils étaient capables l’un envers l’autre, appréciant au passage la saveur de leurs bouches et la douceur de leurs mains.
Cela dura un long, très long moment. Mais cela ne leur sembla durer qu’une minute. Ils avaient besoin l’un de l’autre… de sa présence, de sa chaleur. Cela leur était devenu indispensable. Aucun ne savait depuis quand. Depuis leur rencontre, depuis Doranda, depuis leur première fois ? Mais, au fond, cela n’avait pas vraiment d’importance. Ils étaient ensemble, en cet instant, et même si ce n’était que pour un court moment, et que ça n’allait pas bien loin, ils en profitaient, tout simplement.

§


De petits coups discrets frappés à la porte les firent s’interrompre. Front contre front, ils ouvrirent les yeux. John se passa la langue sur les lèvres et Rodney lui sourit.

JS – Ça doit être Anahide.
RM – Oui, j’y vais.

Leurs voix étaient un peu rauques. Rodney se leva et leurs mains glissèrent les unes sur les autres avant de se séparer.
Le scientifique ouvrit la porte sur une Anahide à l’air gêné.

A – Je suis désolée de vous interrompre, mais vous devez êtres partis avant le plein soleil, et je dois d’abord vous soigner.
RM – Vous n’avez pas à vous excuser, Anahide. Entrez, je vous en prie.
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Mar 7 Nov - 3:11

Chapitre XLII


§§§


Anahide entra et prit ses pots posés sur la tablette à côté de la fenêtre puis se rapprocha du lit.

A – Rallongez-vous, s’il vous plait.

Rodney aida John à se rallonger. Anahide utilisa la serviette qu’elle venait d’amener pour enlever les pommades sur le torse du militaire puis ouvrit un premier pot.

A – Celui-ci sert à cicatriser la blessure faite par le Spectre. Cela va vous brûler un peu.
JS – D’accord.

Elle jeta un regard à Rodney.

A - Je vais également vous en mettre sur votre blessure après.

Rodney hocha la tête. Anahide appliqua le baume sur l’endroit où le Wraith avait planté ses griffes, John grimaça un peu mais ne bougea pas. Rodney remarqua au passage que le baume devait être efficace, car cela semblait en bien meilleur état que la veille au soir. La guérisseuse referma ensuite le premier pot et s’essuya les mains sur la serviette avant d’ouvrir le second.

A – Celui-là est pour vos côtes. Il est plus fort que le premier, alors vous risquez de sentir le gout amer du baume dans votre bouche.

John hocha la tête et Anahide commença à appliquer le baume sur tout son torse. Le militaire ne fut pas long à faire une grimace de dégout.

JS – Beurk ! C’est vraiment amer ce truc !
RM – Je vous donnerais une de mes pastilles à la menthe après.
A – J’ai quelque chose qui sera bien plus efficace pour faire disparaître ce gout.

Quand elle eut fini, elle s’essuya à nouveau les mains. Elle prit ensuite quelque chose dans sa poche, une sorte de bonbon, dont elle enleva le papier avant de le présenter à John.

A – Mettez ça sous votre langue et laissez-le fondre. Et ne l’avalez surtout pas ! Rodney, aidez-le à se rasseoir. Je vais lui remettre son bandage.

John mit le bonbon dans sa bouche et Rodney l’aida à se redresser pour s’asseoir sur le bord du lit. Anahide s’occupa de remettre le bandage de John.

A – Voilà, j’ai terminé.

Elle se tourna en souriant vers Rodney qui était installé dans le fauteuil.

A – À vous, maintenant !
RM – Allons-y !

Sous le regard attentif de John, Anahide enleva les petits pansements de la joue de Rodney.

A – Attention, ça va brûler un peu.

Elle lui appliqua doucement, mais Rodney grimaça et grogna.

JS – Arrêtez un peu, p’tite nature !
RM – Grmph !
A – Laissez le bonbon sous votre langue !
JS – Grmph !

Anahide ne put s’empêcher de rire à la réaction des deux hommes, ce qui les fit sourire.

A – Voilà, j’ai fini. Avez-vous d’autres pansements ?
RM – Oui, dans nos paquetages. Attendez…

Il se leva pour aller les chercher et les donna à la guérisseuse avant de se rasseoir. Elle lui en mit un petit sur chaque griffure.

A – Voilà ! J’en ai terminé avec vous deux. Je vais vous laisser vous préparer à repartir.

Elle ouvrit la porte et se retourna sur eux.

A – Et, n’oubliez pas de saluer Massine avant de nous quitter. Il vous apprécie beaucoup.

John et Rodney hochèrent la tête et Anahide referma la porte derrière elle.

§§§


À Suivre…
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 12 Nov - 6:37

Voici les 10 derniers chap's de ma fic' :

Chapitre XLIII


§§§


McKay vérifia que la génératrice était intacte puis rangea correctement leurs paquetages qui avaient été faits à la va-vite par leurs hôtes. Sheppard et lui allèrent ensuite les saluer avant de partir. Anahide leur donna ses dernières recommandations et Massine les accompagna jusqu’à la sortie du village. Les deux Atlantes prirent côte à côte la route vers le village des Markabs.

§


Une fois que le village algenib ne fut plus du tout à portée de vue, Rodney lâcha la poignée du diable et s’arrêta. Il se laissa tomber plus qu’il ne s’assit, enleva d’un geste presque rageur son paquetage de son dos, et se prit la tête dans les mains. Tout cela sous le regard à la fois surpris et inquiet de John. Celui-ci s’agenouilla juste devant le scientifique et, après avoir enlevé son paquetage, s’assit sur ses pieds, les mains sur les genoux. Il se racla la gorge.

JS – Rodney ?
RM – Laissez-moi tranquille une minute…

Sa voix était lasse. John lui laissa cinq bonnes minutes de silence avant que son inquiétude ne lui fasse reprendre la parole.

JS – Rodney ?

Le Canadien laissa retomber ses mains et plongea son regard dans celui du militaire. Ce dernier fut déstabilisé par le désespoir qu’il put y lire.

RM – Mon cauchemar… C’est un souvenir, un très mauvais souvenir… C’est arrivé à quelqu’un d’autre, mais c’est vous que je vois dans mon rêve… Et ça me fait peur, vraiment très peur…
JS – Rodney, si vous gardez ça au fond de vous, cela risque de vous ronger.
RM – Oui, je sais bien, mais…
JS – Rodney, s’il vous plait. Je déteste vous voir comme ça !

Rodney soupira. Il resta silencieux un instant. Finalement, il se décida. Il commença son récit d’une voix sourde, le regard dans le vague.

RM – D’accord. Ça s’est passé il y a cinq ans. J’étais avec un garçon, Jim. Il était génial. Lui aussi avait eu des expériences désastreuses avec des salauds qui avaient profité de sa naïveté, donc on se comprenait. On s’entendait vraiment bien et on adorait être ensemble, ne serait-ce que pour une petite sortie au restau ou au ciné. Un soir, on…

Un nœud se forma dans sa gorge. Il se força à déglutir pour pouvoir continuer.

RM – Un soir, on était dans son appart, et on a voulu se commander à manger au petit traiteur du coin, mais le patron a dit que la mobylette de son livreur était en panne. Comme ce n’était pas loin et qu’il faisait bon, j’ai proposé d’y aller, puisque c’était à mon tour de payer. Je ne suis pas sorti longtemps, mais quand je suis revenu…

Sa voix se brisa. Il secoua la tête et respira un bon coup. Il reprit d’une voix emplie de chagrin.

RM – Je ne sais pas… Il a dû croire que c’était moi, et il leur a ouvert. Je les ai fait fuir en arrivant. J’ai tout de suite appelé les secours, mais…

Cette fois, les larmes coulèrent. John le prit dans ses bras et Rodney se laissa aller dans son étreinte. Il posa sa tête sur l’épaule du militaire et se mit à sangloter doucement.

RM – Jimmy était… étendu… sur le tapis… à côté du divan… face contre terre… Son dos… était plein… de traces de coups… de lacérations… et de brûlures… Quand je l’ai… retourné… il avait… les lettres PD… marquées… sur son front… L’ambulance… est arrivée… trop tard… Et ensuite… il y a eu… la police… Mais…

Rodney se redressa légèrement. Les sanglots se muèrent en larmes de rage et son ton se fit amer.

RM – Mais c’était des gamins de riches qui avaient fait ça… et nous, même si on avait été discrets, on était catalogués comme marginaux… Alors j’ai failli aller en taule, mais eux ils s’en sont bien sortis ! Alors que Jim, mon Jimmy… Alors que ce sont eux qui l’ont tué ! C’est pas juste ! C’est… pas… juste…

Ses larmes redoublèrent et John le serra à nouveau contre lui. Le militaire lui murmura à l’oreille.

JS – Et c’est moi que vous voyez dans cet état dans votre cauchemar.

C’était plus une affirmation qu’une question et Rodney n’eut pas besoin de répondre.
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 12 Nov - 6:39

Chapitre XLIV


§§§


John était bouleversé par ce que venait de lui confier son ami. Il le serrait contre lui, tant pour le réconforter que pour se rassurer lui-même. En effet, le militaire savait que ce genre de choses pouvait arriver. Il connaissait le mauvais côté de la nature humaine, surtout dans ce genre de situation. Ils étaient considérés comme marginaux, anormaux ou tarés, et ceux qui les traitaient ainsi pouvaient se montrer cruels. Il l’avait souvent senti, ce regard, méprisant ou même haineux, braqué sur lui, quand Remy et lui se tenaient par la main dans la rue.
John frissonna. Rodney, qui entre-temps s’était calmé, se détacha doucement de lui. Ce mouvement arracha le militaire à ses souvenirs. Le scientifique le fixa en fronçant les sourcils.

RM – Vous êtes tout pâle ! Ça ne va pas ?

John dut se racler la gorge pour pouvoir lui répondre.

JS – Si, si. Ça va. C’est juste que… votre histoire m’a un peu chamboulé.
RM – Je n’aurais pas dû vous raconter ça…
JS – Non ! Non, vous avez bien fait. Comment ça va, vous ?
RM – Un p’tit peu mieux…

John lui fit son habituel sourire charmeur.

JS – Bien ! Vous voyez ? Je vous avais dit que ça aidait de parler.

Rodney lui rendit son sourire.

RM – Oui, pour une fois, c’est vous qui aviez raison.

Le militaire prit un air faussement vexé.

JS – Mais !… Comment ça « pour une fois » ?

Le scientifique fit semblant de prendre son air supérieur.

RM – Bien sûr ! D’habitude, c’est moi qui ai toujours raison !

Ils s’entre-regardèrent et éclatèrent de rire en même temps, d’un bon fou rire qui les remit de bonne humeur.

§


Une fois calmés, ils se rendirent compte qu’il était déjà l’heure du déjeuner. Ils s’installèrent l’un à côté de l’autre et firent chauffer leurs MRE sur le réchaud. Ils mangèrent tranquillement. Rodney finit le premier et posa sa tête sur l’épaule de John. Celui-ci termina son repas et se décida, un peu nerveux, à poser la question qui lui tournait dans la tête depuis déjà plusieurs minutes.

JS – Dites, Rodney…
RM – Oui ?
JS – Je ne voudrais pas remettre ça sur le tapis, mais…
RM – Mais ?
JS – Et si la question est trop indiscrète…
RM – Bon, vous allez vous décider ?
JS – Oui, heu… Voilà… Hum !
RM – Voilà quoi ?

John prit une bonne inspiration et se lança.

JS – Vous m’avez dit que vous n’aviez jamais… fait ça… sans que ça soit douloureux. Mais ce… Jimmy… n’avait pas l’air d’être… du genre brutal ?

Rodney soupira et laissa passer quelques secondes de silence avant de répondre.

RM – On a jamais été jusque là, tous les deux. Oh, bien sûr, on… comment dire ?… on se donnait mutuellement de plaisir… Mais on n’avait pas besoin… de faire ça. Et puis, on n’était pas vraiment amoureux… c’est Judie, une amie de ma sœur, qui nous avait casés ensemble.
JS – Vous aviez besoin de ne pas être seul… besoin de chaleur humaine, et de tendresse.
RM – Oui, c’est exactement ça. Je n’ai jamais connu ça avec mes parents… mon père était fier de moi, mais il ne m’aimait pas.
JS – Je comprends…

John se leva et se plaça juste devant Rodney en lui tendant la main, avec son air à la Capitaine Kirk.

JS – Mais maintenant, on est là l’un pour l’autre, et je vous assure qu’il ne m’arrivera rien. D’accord ?

Rodney le fixa, un instant perplexe, puis prit sa main tendue, décidé à lui faire confiance. John l’aida à se relever.

RM – D’accord.

Ils se sourirent et se lâchèrent la main. Rodney fronça soudain les sourcils.

RM – Tiens, vos côtes ne vous font plus mal ?
JS – Heu… Presque plus ! Ces baumes sont vraiment efficaces.
RM – Il faudra penser à demander à Nathalene si elle peut nous en avoir…

Sur ce, ils remirent leurs paquetages et Rodney prit le diable d’une seule main. Ils purent ainsi reprendre leur marche en se tenant par la main.
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 12 Nov - 6:42

Chapitre XLV


§§§


Sheppard et McKay dépassèrent l’Arche en milieu d’après-midi. Ils avaient fait la moitié du chemin du territoire des Markabs lorsque la nuit commença à tomber.
Ils montèrent le campement et mangèrent rapidement.

JS – Allez, maintenant, il est temps de s’occuper de nos bobos, et ensuite, au dodo !
RM – On va commencer par vous.

John se mit torse nu et Rodney lui enleva son bandage. Il mit ensuite de l’eau sur une serviette et commença à nettoyer les traces de pommades. John eut un frisson.

JS – Brrr ! Que c’est froid !
RM – Désolé, mais elle a dit que l’eau chaude serait mauvaise, alors…
JS – Ouais, ouais, je sais… Je supporte en silence.

Rodney lui fit un bisou sur la bouche pour le consoler, ce qui fit sourire le militaire.

RM – Ça alors ! Il ne reste aucune trace de la main du Wraith !
JS – Yep ! Y’a pas que le baume pour les côtes qui soit efficace !

Rodney finit d’enlever les dernières traces de pommades.

RM – Voilà, j’ai fini. À mon tour.

John se rhabilla et enleva les pansements de la joue de Rodney. Il enleva ensuite la pommade avec la serviette humide.

JS – Sur vous aussi ça a bien marché. Plus besoin de pansement !

Rodney passa ses doigts là où il avait été griffé.

RM – Oui, je ne sens plus rien, c’est guéri.
JS – Il faut vraiment qu’on arrive à en avoir par l’intermédiaire de Nathalene.
RM – Je suis sûr que Carson serait ravi d’avoir ces baumes miraculeux.
JS – Oui, surtout pour notre équipe !
RM – Pourquoi ça ?
JS – Et bien, d’après lui, on rentre avec des blessures environ une mission sur deux.
RM – Tant que ça ?
JS – Eh oui !
RM – Et bien… j’aurais cru plus !
JS – Rodney !
RM – Quoi ? Franchement, le seul peuple à peu près sain d’esprit que l’on ait rencontré depuis qu’on est dans Pégase, ce sont les Athosiens.
JS – Je suis sûr que Teyla sera ravie d’apprendre que vous la trouvez « à peu près saine d’esprit » !
RM – Oh, ça va, hein ! Vous savez très bien ce que je veux dire…
JS – Non, dites-le moi donc !
RM – Je trouve Teyla intelligente pour quelqu’un venant d’une civilisation post-apocalyptique, mais son peuple possède des croyances vraiment primitives !
JS – Vous ne croyez décidément en rien d’autre qu’en la science, hein ?
RM – Non, effectivement, la religion, je n’y crois pas !

John poussa un soupir à fendre une pierre puis se leva pour mettre fin à cette conversation.

JS – Allez, maintenant, il faut se reposer. Comme il n’y a plus de danger, je pense que l’on peut dormir sans surveillance.

John était sur le point d’entrer dans sa tente quand Rodney l’interpella.

RM – Attendez ! Il faut que je vous… heu… que je te parle.

John, surpris par le tutoiement soudain, se retourna vers Rodney, pour s‘apercevoir que celui-ci était nerveux : il avait les yeux fixés sur le sol et se triturait les mains. John fronça les sourcils et alla s’accroupir devant lui.

JS – Qu’est-ce qu’il y a ?
RM – C’est… à propos de nous deux.

Le militaire, soudain anxieux, l’incita à poursuivre.

JS – Oui ?
RM – Je… j’ai pris ma décision.

Sheppard s’assit en tailleur.

JS – Je t’écoute.
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Navis McKay
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 12 Nov - 6:45

Chapitre XLVI


§§§


Le soleil avait à présent complètement disparu derrière l’horizon, et les lunes n’étaient pas encore levées. Il faisait donc une nuit d’un noir d’encre, ce qui empêchait les deux hommes de se voir distinctement, malgré leur proximité.
McKay prit une large inspiration avant de prendre la parole à voix basse, le regard toujours fixé au sol.

RM – Voilà, je… J’ai beaucoup apprécié ces derniers jours, notre complicité, nos moment d’intimité et… heu… cette fameuse nuit. Hum ! Le fait que l’on doive se cacher n’est pas un problème, puisque j’en ai l’habitude, mais… Ce que je veux dire, c’est que… Ce dont j’ai besoin, dans une relation, c’est que l’autre soit… heu… chaleureux, gentil, patient, protecteur et tendre, avec moi. C’est-à-dire tout ce que vous… tu as été ces derniers jours. C’est pour ça que j’aimerais… que l’on puisse continuer cette complicité sur Atlantis… et que l’on puisse aussi… heu… avoir quelques moments un peu plus proches… comme par exemple dormir parfois ensembles dans nos quartiers.

Sheppard, qui avait presque cru au début que Rodney voulait rompre, était maintenant aux anges, et répondit d’un ton joyeux.

JS – C’est d’accord.
RM – Je sais bien que c’est dangereux, que l’on risque de… … Vous avez dit quoi ?

Rodney venait juste de s’apercevoir que John ne lui avait pas répondu par la négative comme il s’y était attendu, ce qui lui fit relever la tête vers le militaire.

JS – J’ai dit : d’accord.
RM – Heu… pour tout ?
JS – Oui, Rodney.
RM – Mais, je croyais que …?
JS – Je pense que, moi aussi, j’ai besoin de ça.

Rodney ne dit rien, préférant laisser John s’expliquer. Ce dernier laissa passer quelques secondes de silence avant de reprendre sur un ton sérieux.

JS – Oui… Je crois que… j’ai peur d’être aussi proche de quelqu’un, mais en même temps, je n’ai jamais été vraiment seul. D’abord ma famille, ensuite l’orphelinat, après l’armée… J’ai toujours vécu en groupe, mais… jamais, mis à part avec Remy, je n’ai été à ce point proche d’une seule personne. M’engager de cette façon avec toi, c’est… Disons qu’il faut que mes sentiments envers toi soient très forts pour que j’ai envie d’établir une telle relation avec toi… et je me rends compte que j’en ai vraiment envie.
RM – À tel point que vous êtes prêt à accepter de risquer qu’on nous voit ensemble sur Atlantis ?
JS – Il suffira d’être prudent, la vigilance des autres n’est pas à toute épreuve.
RM – Ouais, peut-être…
JS – Il faut y croire, Rodney !
RM – Oui, vous avez raison.
JS – Et, s’il te plait…
RM – Hu ?
JS – Arrête de me vouvoyer quand on est que tous les deux !
RM – Heu… Je crois qu’il ne vaut mieux pas que je m’habitue à vous tutoyer…
JS – Écoute : le vouvoiement, ça peut plaire à certains, mais moi, je trouve que ça manque singulièrement… d’intimité !
RM – Mais le problème, c’est que je risquerais de vous tutoyer devant les autres !
JS – Ah !… Ça risquerait de surprendre, puisque toi comme moi, on vouvoie tout le monde sur Atlantis.
RM – Effectivement. Par contre, on peut s’appeler par nos prénoms, ce qui n’étonnerait personne.
JS – Hmm… Prénoms et vouvoiement, alors ?
RM – Prénoms et vouvoiement, oui !
JS – D’accord ! Alors, maintenant que les « règles de conduite en société » sont fixées…
RM – Les quoi ?
JS – Les « règles de conduite en société », Rodney. Je disais donc…
RM – Parce qu’il y a des « règles de conduite en privé », peut-être ?
JS – Rodney !
RM – Quoi !
JS – Laissez-moi finir ma phrase, vous voulez bien ?
RM – Allez-y…
JS – Bien ! Je disais : maintenant que les « règles de conduite en société » sont fixées, on est officiellement ensembles, hein ?
RM – Je dirais plutôt « officieusement », mais oui, on est ensemble.

La première lune de Sirrah commença à se lever à ce moment-là, éclairant le visage de John, sur lequel Rodney put voir des yeux scintillants et un sourire carnassier.

RM – Pourquoi vous faites cette tête-là ?
JS – Parce que j’ai envie d’une part de gâteau maintenant !

Rodney eut un mouvement de recul de la tête et haussa les sourcils de surprise.

RM – Qu… mmmpppfff…

John se jeta pratiquement sur Rodney pour un baiser passionné, tout en l’entourant de ses bras. Rodney se retrouva allongé à terre, John à califourchon sur lui en train de l’embrasser fougueusement.
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 12 Nov - 6:49

Remarque : Attention ! Lemon slash ! NC-17 !

§§§


Chapitre XLVII


§§§


C’est à bout de souffle qu’ils mirent fin à ce baiser. Sheppard se redressa légèrement pour plonger son regard dans celui de McKay. Celui-ci parut gêné par ce qu’il lut dans les yeux du militaire.

RM – Wahou ! Vous me désirez à ce point ?
JS – Vous en doutez encore ?

La voix de John était rauque de désir et Rodney rougit.

Sheppard enleva rapidement son tee-shirt avant de s’attaquer à celui du scientifique qui rejoignit le sien quelque part par terre. Il reprit ensuite possession des lèvres du Canadien, tandis que leurs mains exploraient le torse nu de l’autre. Quand Rodney glissa ses doigts dans ses cheveux, John délaissa ses lèvres pour descendre dans son cou. Rodney bascula sa tête en arrière et John put déposer de légers baisers sur la gorge offerte, ce qui fit soupirer d’aise le scientifique. Le militaire s’attaqua ensuite à sa poitrine, léchant la peau et suçant les mamelons. Le Canadien gémit de plaisir et John traça de sa langue une ligne humide de sa gorge à son nombril. Rodney se cambra en murmurant le prénom de son amant. L’Américain lui enleva habilement chaussures, chaussettes et pantalon, qu’il envoya balader tout autour d’eux. Il lécha ensuite le contour de son nombril, puis descendit encore jusqu’à l’élastique de son caleçon. John s’arrêta là et revint vers le visage de son amant, qui haletait. Il l’embrassa avant de renverser leurs positions.

McKay se retrouva donc au-dessus et commença par mordiller le lobe de l’oreille du militaire, qui s’en mordit la lèvre. Ses mains caressèrent la poitrine, les côtés, le ventre et les hanches de l’Américain, dont la respiration s’accéléra. Rodney piqueta ensuite sa peau de baisers. D’abord la gorge, puis entre les mamelons, ensuite jusqu’au nombril et enfin jusqu’au pantalon. John, gémissant de plaisir, releva les genoux et Rodney en profita pour continuer de l’embrasser sur tout le torse tout en lui enlevant chaussures, pantalon, chaussettes et boxer. Il prit ensuite le pénis de son amant dans sa bouche et le suça lentement jusqu’au bout, ce qui provoqua des ondes d’excitation chez le militaire, qui s’arc-bouta en frissonnant et poussa des râles de plaisir. Le scientifique lécha ensuite le ventre, la poitrine et la gorge de son amant, pour enfin atteindre sa bouche.

Un nouveau baiser fougueux s’ensuivit. McKay voulut ensuite renverser à nouveau leurs positions, mais John l’en empêcha en enroulant ses jambes autour de ses hanches. Rodney regarda son amant d’un air coquin.

RM – Qu’est-ce que vous avez en tête, John ?
JS – Ce que je veux, c’est que vous me preniez pour amant.
RM – Quoi ?

Rodney se redressa autant qu’il put en s’appuyant sur ses bras et fixa John, comme pour s’assurer qu’il était sérieux. Concluant qu’il l’était effectivement, il déglutit et parla avec une pointe de panique dans la voix.

RM – Non, non non non ! Je ne peux pas, je ne l’ai jamais fait comme ça ! Je risque de vous faire mal !
JS – J’ai confiance en vous, Rodney. Et puis, vous vous souvenez bien de comment je m’y suis pris il y a trois nuits, n’est-ce pas ?
RM – Oui, bien sûr, mais… Non, vraiment, je ne me sens pas prêt.
JS – Très bien, vous l’aurez cherché !
RM – Hein ?

Sheppard donna un coup de hanche pour se retrouver à nouveau en position dominante et se plaça au-dessus du pénis en érection de son amant. Rodney compris alors ce qu’il comptait faire et lui empoigna les hanches.

RM – John, non. Ne faites pas ça.

John se pencha et posa un doigt sur les lèvres du Canadien avant de lui murmurer à l’oreille.

JS – Du calme, je sais ce que je fais.

L’Américain déposa un bref baiser sur les lèvres de son amant puis s’empala doucement sur son sexe, faisant lentement glisser celui-ci dans son intimité. Cela lui étant douloureux, il jeta la tête en arrière et se mordit la langue pour ne pas inquiéter le Canadien. Mais il finit quand même par s’agripper aux hanches du scientifique, qu’il griffa au passage. Rodney le laissait faire, tout à fait conscient de la douleur que son amant devait ressentir. Une fois complètement pénétré, John se détendit. Il redressa la tête pour faire un sourire rassurant à Rodney, et leurs regards s’accrochèrent l’un à l’autre. Il commença ensuite à onduler des hanches et le Canadien suivit le rythme, leurs mains caressant leurs bas-ventres. Ils commencèrent rapidement à gémir de plaisir et Rodney prit le membre de John dans une main pour lui appliquer un mouvement de va-et-vient, tout en lui caressant les testicules de l’autre. Le Canadien, son sexe emprisonné dans l’étau de chaleur que lui offrait l’intimité de John, sentit la sève monter de ses reins et sa raison le lâcher. Ses mouvements se firent plus rapides, ses gémissements de muèrent en cris. La jouissance arriva, intense, et il explosa en hurlant le prénom de John. Cela provoqua celle du militaire, qui cria de plaisir en éjaculant sa semence brulante sur le ventre de son amant.

Les corps en sueur et le souffle court, Sheppard se libéra et s’allongea sur le côté près de McKay, qui prit quelques minutes pour retrouver tous ses esprits. Rodney se tourna ensuite sur le côté pour faire face à John, qui lui souriait tendrement.

JS – Alors ?
RM – Alors… je n’ai jamais rien connu d’aussi intense… mais…
JS – Mais ?
RM – Mais, pourquoi avez-vous fait ça, John ? Vous n’auriez pas dû vous faire du mal pour moi.

Rodney avait l’air gêné, presque honteux.

JS – Je le sais bien. J’ai voulu vous faire plaisir, c’est tout.
RM – Vous n’étiez pas du tout obligé.
JS - Je l’ai fait parce que je le voulais, Rodney, pas par devoir ou obligation.
RM – Vraiment ? Juré ?
JS – Oui, juré. En fait, je voulais que vous sachiez ce que j’ai ressenti lors de notre première fois.

Rodney se détendit et sourit timidement. John l’enlaça, et le scientifique se lova dans ses bras. C’est ainsi qu’ils s’endormirent.

§§§


NdlA : Alors, qu’en pensez-vous ? Il est mieux ou moins bien que le premier ?
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 12 Nov - 6:51

Chapitre XLVIII


§§§


Quand John se réveilla le lendemain matin, il constata qu’il était étendu nu par terre, seul sous un sac de couchage. Il redressa la tête pour voir Rodney, qui était déjà levé et habillé, assis dos à lui à ses pieds. Il s’appuya sur ses coudes et observa son amant quelques secondes. Celui-ci était tranquillement en train de pianoter sur son ordinateur. John l’interpella à voix basse.

JS – Hey, Rodney ?

L’intéressé se retourna vers lui en souriant.

RM – Bonjour !
JS – Bonjour. Vous êtes debout depuis longtemps ?
RM – Depuis déjà un bon moment, oui. J’ai même fait les paquetages !

John s’aperçut soudain qu’effectivement, toutes leurs affaires étaient rangées dans leurs sacs – exceptions faites de ses vêtements, pliés à côté de lui, de son sac de couchage, qui lui servait de couverture, et de l’ordinateur de Rodney, qui reposait sur ses genoux.

JS – Bah dites donc, vous vous ne levez pas si tôt, d’habitude ! Surtout que vous devriez être plus fatigué que moi, vu que vous n’avez pas dormi la nuit précédente.
RM – Hmm… Disons que ce qu’il s’est passé hier soir m’a plus remis en forme qu’épuisé !
JS – Oh… Hum ! Bon, allez, faut que je m’habille, moi.

Il attrapa ses vêtements et enfila son boxer, caché de la poitrine aux pieds par le sac de couchage… que Rodney tira d’un coup sec !

JS – Hey !
RM – J’ai envie de profiter du spectacle.

John resta bouche bée devant l’air taquin que Rodney avait pris pour lui dire ça. Il secoua la tête pour reprendre ses esprits et prit un air faussement choqué en tirant le sac de couchage jusqu’à son cou.

JS – Non mais… espèce de voyeur !

Rodney se rapprocha de lui à quatre pattes et s’allongea sur le flanc à ses côtés.

RM – Oui, et alors ?

Un sourcil levé, John fixa son amant. Celui-ci lui répondit par un grand sourire. Le militaire soupira.

JS – Très bien, je vois que je n’y échapperais pas !
RM – Héhé !

John envoya balader son sac de couchage et se retrouva en boxer devant Rodney qui s’en lécha les babines.

RM – Miam, que c’est appétissant !

John le foudroya du regard – avec quand même un sourire en coin – et Rodney lui fit la moue.

RM – Qu’est-ce qu’il y a ?
JS – Vous pourriez éviter les commentaires de ce genre ?
RM – Pourquoi, j’ai rien dit de mal ?

John leva les yeux au ciel et Rodney sourit de plus belle. Après un dernier regard torve à son amant, John se résigna et remit rapidement – sous l’œil intéressé de Rodney, qui observait attentivement le moindre de ses mouvements – chaussettes, tee-shirt, pantalon, veste, chaussures et gilet. Il se tourna ensuite vers Rodney et lui tira la langue.

JS – Voilà, le spectacle est terminé !

Il se leva et tendit la main à Rodney, qui la prit et se leva à son tour.

RM – Dommage, j’aurais aimé que ça dure plus longtemps !
JS – Je ne vous connaissais pas comme ça, Rodney.
RM – Bah… Je sais maintenant que je peux vous faire confiance, alors…
JS – Alors, vous vous lâchez un peu, en laissant tomber le masque du sarcastique et égocentrique Docteur McKay ?
RM – En quelque sorte, oui.
JS – Comment ça ?
RM – Et bien… je dirais que c’est plus une carapace, qu’un simple masque.
JS – Hmm… Je vois.
RM – Bon, on y va ?
JS – Oui, oui !

Ils rangèrent le sac de couchage et l’ordinateur, et remirent leurs paquetages. Comme la veille, Rodney prit le diable d’une main pour qu’ils puissent continuer leur route main dans la main.
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MessageSujet: Re: Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]   Dim 12 Nov - 6:56

Chapitre XLIX


§§§


Arrivés en vue du village des Markabs, ils se lâchèrent la main, pour ne pas risquer d’être vus ainsi par leurs amis. John appela Teyla par radio pour les prévenir de leur arrivée.
Lorsque Ronon, qui était assis à côté de l’entrée du village, les aperçut, il se leva pour aller à leur rencontre, et prit le diable.

RD – Alors ?
RM – Et bien, on a eu droit à une longue marche, des télépathes et une malade, les ruines d’un temple et des labos anciens, des Wraiths et des Iratus, un labyrinthe sibérien, une belle source d’énergie, des attaques et des combats, et quelques blessures !
JS – Mais à part ça, tout va bien !
RD – Des Wraiths ? Teyla a cru sentir une présence diffuse, il y a deux jours.
JS – Ah ? Bah, c’était surement Keny.

Ils entrèrent dans le village et marchèrent jusqu’à la maison du Gouverneur. Devant les attendaient Teyla et le Major Marcus Lorne¹. Ils se saluèrent d’un signe de tête, pendant que John et Rodney déposaient leurs paquetages.

JS – Teyla, Major. Comment se sont passées les négociations ?
TE – Très bien, merci. D’ailleurs, le Major Lorne et le Lieutenant Cadman ont dû venir nous aider au transport des médicaments et du pain.
ML – Et quand on a eu fini, ils nous ont proposé de nous héberger, le temps que vous reveniez. Et vous, ça s’est bien passé, on dirait ?
RM – Mouais… Si on ne compte pas l’attaque de l’Iratus et les tentatives de Keny pour nous bouffer, ça a été au poil !
TE – Keny ?
RD – Le Wraith qu’ils ont croisé.

Teyla soupira.

TE – Alors je ne m’étais pas trompée, j’avais bien senti sa présence.
ML – Vous n’avez pas été blessés ?
JS – Si, mais Anahide – la femme du chef des Algenibs – a des baumes vraiment efficaces !
RM – On a pensé que Nathalene pourrait peut-être nous en avoir.
JS – D’ailleurs, j’aimerais bien savoir comment elle va ?

Laura Cadman arriva à ce moment-là.

LC – Elle va bien, mon Colonel. Elle est hébergée chez Aloysia. Vous voulez la voir ?
JS – Avec plaisir, Lieutenant, je vous suis.

Cadman partit vers l’entrée du village, suivie de Sheppard. McKay hésita puis se tourna vers Dex en désignant la génératrice.

RM – Ronon, faites très attention à ça, c’est une source d’énergie qui pourra nous être utile.
RD – Grmph !

Sur ce, Rodney emboîta le pas à John.

§


La maison d’Aloysia était une petite bâtisse en bois construite de plein pied. John et Rodney y suivirent Laura jusqu’à une petite chambre, où Carson était au chevet de Nathalene, qui dormait. Carson se leva à leur entrée et les incita d’un geste de la main à retourner dehors. Laura prit sa place à côté de la malade et le médecin ferma la porte derrière lui. Il s’adressa ensuite à John et Rodney, en souriant.

CB – Bon retour parmi nous, les amis.
JS – Bonjour à vous aussi, Carson !
RM – Alors, comment va-t-elle ?
CB – Bien ! Vous aviez raison : il s’agissait effectivement de la scarlatine. La pénicilline lui a permis d’attendre d’être ici pour recevoir les soins appropriés. Elle sera sur pied d’ici environ trois semaines. C’était un très bon diagnostic, pour un anti-vaudou comme vous !

Il avait dit la dernière phrase sur un ton moqueur, ce qui lui valut un regard noir de la part du scientifique. John préféra intervenir avant que Rodney ne commence à répliquer.

JS – Carson, est-ce que vous pourriez nous prévenir dès qu’elle se réveillera ? McKay et moi aimerions lui parler un peu.
CB – Oui, bien sûr.

Carson rouvrit la porte et Laura ressortit alors qu’il reprenait sa place auprès de Nathalene. Laura referma la porte et fit face à Sheppard.

LC – Mon Colonel, si vous n’avez plus besoin de moi, j’aimerais commencer à préparer le repas pour Carson et Nathalene.
JS – Mais je vous en prie, Lieutenant, faites donc !

Le Lieutenant Cadman partie, John glissa à Rodney :

JS – On va faire un tour, en attendant ?
RM – D’accord, je vous suis.

§


Sheppard et McKay se retrouvèrent donc à déambuler côte à côte au hasard des rues du village markab. Ils ne se disaient rien, ne se regardaient même pas. Ils profitaient simplement de la quiétude de ce simple moment qu’ils passaient ensemble. Au bout de quelques minutes, ils se retrouvèrent devant l’entrée du village. Ils se consultèrent du regard, et haussèrent les épaules de concert, ce qui les fit sourire. Ils sortirent, croisant Aloysia qu’ils saluèrent d’un signe de tête auquel elle répondit de même, et s’éloignèrent tranquillement en direction des champs.

§§§


NdlA :
¹ J’ai lu sur un site anglophone (GateWorld, je crois, mais ce n’est pas sûr du tout) que les responsables de la série voulaient donner à Lorne le prénom de Marcus. (PS : Ma beta m’a dit avoir vu ça aussi sur un fansite sur Kavan Smith...)
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Le temps d'une année (McShep, NC-17) [finie]
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