Atlantis-SG1=débats

Défendez votre points de vue sur les différents couples possibles dans les deux meilleures séries au monde...
 
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 Vengeance

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Vive les Unas
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MessageSujet: Vengeance   Jeu 17 Nov - 12:26

Auteur : Vive les Unas
Email : archeostargate@hotmail.fr
charlottespas@cegetel.net
Blogs : http://stargatehyperfan.skyblog.com
http://vivelesunas.skyblog.com
http://danieljacksonsdiary.blog.ca
Site RPG : http://sitealpha.formactif.fr
Genre : Psychologique, thriller SF, noir (c’est le premier adjectif qui me vient à l’esprit, lol), un tantinet d’humour et de friendship et de ship tout court, triste un peu mais joyeux à la fin …
Saison : Notre Jack O’Neill universel est encore général, mais c’est après « Threads » quand même…
Résumé : Un (ou une) serial killer s’en prend aux hommes du SGC et Daniel, Jack, Sam et Teal’c vont essayer d’élucider ce bazard.
Episode de référence : Hathor (saison 1).
Disclaimer : Les personnages que je n’ai pas inventés sont pas à moi, blablablabla, ça me saoule toutes ces formalités …
Note de l’auteur : J’adore les trucs comme ça, alors j’ai mélangé thriller psychologique (style « les rivières pourpres », il est trop ce film) avec ma série préférée.
 Niveau référence psychologique (psychotique plutôt), merci à Michael Shanks (et oui…) pour son rôle dans « All Around The Town », « Nous N’Irons Plus Au Bois » en VF. Super bon film, enfin, le livre de Mary Higgins Clark est encore mieux si vous voulez mon avis, mais le personnage du Dr Justin Donnely, interprété par Shanks donc, m’a beaucoup aidé à comprendre les rouages de l’esprit dans un cas de figure pareil à celui qu’on retrouve dans cette fic.
Si ça vire prise de tête, continuez quand même s’il vous plait, c’est un peu le but de compliquer la chose…
Petit détail amusant (plus ou moins), j’ai donné aux victimes le noms d’hommes philosophes (plus ou moins).
 *dans ce format, ce sont les pensées des personnages…*
Si j’étais au CSA, j’interdirais cette fanfic aux moins de
12 anspassages durs et violents.
Le général O’Neill s’avança. Il saisit le micro sur la table de commande et récita la phrase qu’il marmonnait dans son esprit depuis qu’on lui avait annoncé la nouvelle. Sa voix anxieuse retentit dans les couloirs du SGC.

-Votre attention s’il vous plait. Ici le général O’Neill. J’ai le regret de vous annoncer le décès du major Peter Allen, commandant de l’équipe SG-9. Pour beaucoup d’entre nous, le major était plus qu’un confrère : c’était un ami. L’enterrement aura lieu lundi à 14h au cimetière de Colorado Springs. J’espère que vous y serez afin de lui rendre un dernier hommage.

Walter Harriman regarda le général, incrédule.

Walter : Si je peut me permettre mon général…de quoi est il mort ?
Jack : Il a été assassiné chez lui, Walter. Il a été assassiné…

***

3 jours plus tard, le cimetière était rempli de membres du SGC, visiblement émus. Le major était très respecté et connu au sein de Cheyenne Mountain. Le capitaine Jarry avait fait un très beau discours funèbre et l’émotion était omniprésente. Au troisième rang en partant de la sépulture se tenait Daniel, Sam, Jack et Teal’c. Jack avait beau assumer d’importantes responsabilités, il avait toujours autant de mal à accepter la mort d’un de ses hommes.
Une fois le cercueil mis en terre, il proposa à Daniel, Sam et Teal’c de venir boire un verre chez lui.

Une fois attablés chez Jack, les 4 amis se mirent à parler de celui qui n’était plus.

Daniel : Jack, toi qui est au courant, vas-tu enfin nous dire de quelle façon Peter est mort ?
Sam : Oui, c’est vrai mon général, on ne nous a strictement rien divulgué quant aux conditions dans lesquelles il a été assassiné.
Jack : C’est que…en fait, on ne voulait pas salir sa mémoire…et provoquer un vent de panique…
Daniel : C’est si horrible que ça ?
Jack : Allen a été retrouvé mort derrière son canapé. La porte de son appartement été fermée de l’intérieur, on s’est aperçu de son absence jeudi et j’ai envoyé Jarry le chercher… Il l’a trouvé allongé, entièrement nu, on lui a coupé les cheveux avant de les étaler autours de lui, son meurtrier l’a poignardé en plein cœur.

Sam se mit la main devant la bouche pour étouffer un « Oh mon dieu c’est horrible » retentissant.

Daniel : Quelle horreur !
Teal’c : A-t-on retrouvé l’auteur de cet acte ?
Jack : Malheureusement non, une équipe essaye, mais sans succès.
Sam : Mais ils ont bien une petite idée non ? Ce n’est pas si compliquer de mener une enquête !
Jack : En attendant, je ne vois pas ce qu’on peut faire de plus.
Teal’c : Le major Allen ne méritait pas ça.
Daniel : Personne ne mérite ça…
***
Une semaine après l’enterrement, le capitaine Jarry fut assassiné dans les mêmes conditions. Puis ce fut le colonel Voltaire, le major Pascal, le lieutenant Spinoza et le capitaine Omford. La recrue Rousseau fut le dernier meurtre en date.
Le général O’Neill était sur les nerfs, tous les hommes du SGC étaient tués un par un.
Il convoqua SG1 dans son bureau.

Jack : Kevin Rousseau.
Daniel : Quoi Kevin Rousseau ?
Jack : Ce foutu serial killer l’a eu.
Sam : Oh non ! Ce n’est pas vrai ! Mais…il avait à peine vingt ans, il sortait de l’école de formation !
Jack : Je sais colonel, c’est dur…
Daniel : Jack, tu es sur que c’est un serial killer ?
Sam : Oui, c’en ait un Daniel. Il s’en prend toujours aux hommes célibataires du SCG, sans enfants …
Daniel : Mais tu oublies Voltaire, qui était divorcé avec 3 enfants, et le lieutenant Pascal : sa fillette est morte d’une leucémie il y a 2 ans…
Sam : Bon, sans enfants à charge. Le tueur s’en prend toujours de la même façon : il les surprend le soir, quand il ni à personne chez eux, il les déshabille, leur rase la tête et éparpille leurs cheveux et les poignarde de façon très étrange…
Jack : L’équipe du SGC qui doit enquêter sur ça est nulle. SG1, vous êtes officiellement chargés de l’affaire.
Sam : Quoi ? Et les missions mon général ?
Jack : Calmos Carter ! Elles sont moins urgentes, vous pourrez les faire après.
Daniel : Hé ! Tu oublies un truc : on est ni flics, ni profiler ! Comment veux tu qu’un jaffa, un archéologue et une astrophysicienne débusquent un serial killer ?
Jack : Vous m’avez bien débusqué un Goa’Uld sur Terre ! Et même plusieurs si je ne m’abuse.
Teal’c : Il me semble que ton assistance s’était révélée précieuse O’Neill.
Sam : Votre aide nous serait aussi utile sur cette affaire mon général.
Teal’c : En effet.
Jack : Bon, d’accord, je vais vous aider.
Daniel : Youpi ! Ben quoi ? C’est ce que tout le monde pensait non ?
Teal’c : En effet.
Sam : Bon, au boulot !

***
Mais malgré ces effusions de joie, la fine équipe pataugeait dans la semoule. Si bien que 3 jours plus tard, ils n’avaient pas avancés d’un iota.

Daniel : Bon, récapitulons : on sait que toutes les victimes sont rentrées chez elles le soir, bien après qu’elles leur départ Cheyenne Mountain. Et là, je crois que je tiens à truc louche. Regardez le major Allen par exemple : il habite boulevard Washington, pas très loin de chez moi. Le portier l’a vu rentrer chez lui à 21h30 environ. Il a quitté la base à 20h. Excusez moi, mais il me faut à peine 15min pour rentrer chez moi, pas une heure et demie…
Sam : Ca veut donc dire qu’il est sortit entre deux…Manger un morceau, ou quelque chose comme ça je suppose.
Daniel : Oui, mais regarde son relevé de carte bancaire. Il n’a strictement rien dépensé le soir de sa mort.
Sam : Et alors ! Il est peut être tout simplement partit se promener, ou il est allé voir quelqu’un.
Daniel : Il pleuvait des cordes ce soir là. Tu en connais beaucoup toi, des gens qui se promènent sous une pluie glacée par plaisir ? En plus, on a interrogé toutes les personnes de son carnet d’adresse et de son répertoire. Personne ne l’a vu. Mais écoutes ça : son portier a dit que quand Allen à passé la porte de son immeuble pour rentrer chez lui, il avait l’air vague, ailleurs, il l’a même comparé à un zombie…
Jack : Tu penses à quoi Daniel ? La drogue ?
Daniel : Imagine un dealer qui à une drôle de façon de livrer sa marchandise par exemple…Les hallucinogènes peuvent avoir un drôle d’effet sur la perception.
Sam : Euh, la drogue, même à haute dose ne pousserait pas un habitué à commettre plusieurs meurtres à la suite…
Daniel : Qu’est ce que t’en sait ?

Sam semblait gênée. Daniel sourit.

Daniel : Ola ! Tu nous caches des choses toi !
Sam : Oh, bon, ça va… J’ai peut être dérapé une fois ou deux, quand j’étais plus jeune, et je sais que c’est pas à ce point là.

Tout le monde regardait Sam, au bord du fou rire. Ce fut Jack qui céda en premier. Puis, Sam vit la poitrine de Teal’c se soulever par à-coups : il se donnait beaucoup de mal pour ne pas éclater de rire. Daniel devint tout rouge, puis s’affala sur la table, mort de rire.

Sam : Mais quoi à la fin ! Pourquoi vous rigolez ?
Jack, en essayant de reprendre son souffle : Non, laissez tombez, c’est juste que ça colle pas avec le personnage…vous.
Sam, s’adressant à Daniel : Et toi l’enquiquineur, respire, tu vas plus avoir d’oxygène !
Daniel, à cours d’air : On est désolés Sam, mais maintenant tu est tellement…
Teal’c : Sage…
Daniel : Oui, c’est ça, alors on a du mal à t’imaginer en rebelle avec son joint à la main gauche et…son livre d’astronomie dans la main droite !

Les garçons s’esclaffèrent de plus belle.

Sam, à Daniel : Parce que monsieur l’archéologue modèle n’as jamais dérapé ?
Daniel, essayant de se calmer : Si ! Si, une fois, j’ai goûté un pétard…
Jack : Quoi !?! Toi ?!?
Sam : Et alors ?
Daniel : Et alors je suis partit en courant dans les toilettes pour vomir.

Cette fois, tout le monde s’en prit une belle tranche.

Jack, redevenant sérieux : Oui, bon, l’enquête. Donc, pour répondre à Daniel, non, aucun des hommes tués n’était drogué.
Teal’c : Comment peut tu le savoir O’Neill ? Si j’en crois votre culture et votre système juridique, une tierce personne n’a pas grand intérêt à hurler sur les toits qu’elle prend une substance illicite.
Jack : Je le sais parce que le capitaine Omford a perdu son frère d’une overdose.
Sam : Ok, donc, on peut écarter cette hypothèse.
Daniel : Alors, peut être qu’il a rencontré quelqu’un…
Sam : Qui ?
Daniel : Je n’en sais rien, quelqu’un qu’il n’avait pas prévu de voir…
Sam : Une prostituée par exemple ?
Teal’c : Pourquoi une prostituée ?
Sam : Pourquoi pas ?
Jack : Je vois d’ici le tableau : « la prostituée tueuse en série ». Allez, on prend Uma Thurman, on filme, dans trois mois le film sort en salle et après, on est milliardaires !
Daniel, mort de rire : N’empéche, sérieux, ça se tient. Une prostituée dominée par d’obscures desseins tue un à un les hommes du SGC…
Jack : Faut arrêter d’acheter les DVDs roses chez votre marchand de journaux Daniel ! C’est bidon. Vous n’êtes peut être pas au courant, mais c’est le client qui choisit la péripatéticienne, pas le contraire…
Teal’c : Le meilleur moyen de savoir serait d’aller voir.
Jack : C’est bizarre Teal’c, vous êtes vachement plus impliqué dans cette mission que d’habitude…
Teal’c : C’était juste une proposition comme une autre O’Neill.
Daniel, ironique : Mais oui, c’est une mission de routine !
Teal’c, qui a pas capté qu’on se foutait de sa gueule : En effet.
Daniel : Mais il connaissait peut être la personne qu’il a rencontré : une amie, une ex, une collègue…Il l’invite à boire un « dernier verre », et s’en est finit de lui…
Sam : Mais pourquoi serait-ce obligatoirement une femme ?
Jack : C’est soi une femme soit un gay…
Sam : Les victimes n’ont subies aucune violence sexuelle, ont les a autopsiés.
Daniel : Cela n’importe que peu en fait. Le meurtrier à crée un rite privatif. Dans certaines anciennes religions, couper les cheveux d’un homme c’est le priver de sa force, de sa puissance reproductrice. Hors, le meurtrier à couper ras les cheveux des hommes qu’il ou elle a tué. En un sens, c’est comme castrer ses victimes, les réduire à l’impuissance. C’est pour cela que je suis sur du fait que le meurtrier soit une femme. Pour affirmer sa puissance, elle réduit sa victime à l’impuissance. Et elle confirme cet acte en privant sa victime d’ornements, de vêtements et ensuite, la mort apporte un point final à la suprématie de la meurtrière par rapport à sa victime. Pour l’instant, les hommes du SGC assassinés étaient des militaires. L’armée représente pour beaucoup l’ordre, la puissance et la force…
Jack, souriant : Tout à fait d’accord sur ce point !
Daniel : Donc, je crois que la meurtrière veut nous montrer par ses meurtres sa force supérieure à la notre.
Sam : Et par « nous » tu entends…
Daniel : Le SGC.
Teal’c : Que fait on alors Daniel Jackson ?
Daniel : J’aimerais assister à la prochaine autopsie.
Jack : Quel optimisme ! Tu attends un autre mort maintenant…
Daniel : Bien sur que non Jack ! Je ne dis pas d’attendre les bras croisés, mais dans l’immédiat, je n’ai pas d’idée alors…
Sam : Alors on continue le sur-place. C’est désespérant.

Le portable du général sonna. Il s’éloigna pour répondre, puis revint quelques minutes plus tard, l’air grave.

Jack : Le lieutenant Platon. On l’a retrouvé poignardé ce matin.
Sam, dépitée: Ce n’est pas vrai ! Merde !
Daniel, tristement : Je file au SGC pour assister à l’autopsie, donne moi une autorisation Jack s’il te plait.

Jack fit un mot à Daniel, qui se rendit en voiture au SGC le plus vite qu’il pu.

Une fois sur place, il eut un choc en voyant le corps sans vie, les yeux voilés et l’expression d’horreur peinte sur le visage du lieutenant Platon.

*Cela me rappelle le jour où j’ai du identifier les corps de papa et maman avant l’enterrement. Quelle horreur !*

Légiste : Ca va aller Dr Jackson ? Vous êtes tout pale…
Daniel : Oui, ne vous inquiétez pas. Allez y, commencez l’autopsie.

Le médecin légiste commença par inciser le thorax, de haut en bas, du menton au bassin. Il écarta la peau, libérant ainsi les entrailles du lieutenant. Daniel, blême, était prés à s’évanouir à cause de l’odeur et de la vue sordide du cadavre éventré de Platon.

Légiste : Il semblerait que l’arme du crime ait été enduite d’un onguent, il y a des pigments bleus et noirs sur les rebords de la blessure.
Daniel : Comment ça, des pigments ?
Légiste : Regardez ! On voit bien, sur les parois, un liquide noir, bleu foncé plutôt ! Et bien cela n’a plus se produire qu’en enduisant l’arme du crime avec des pigments colorés. En se mélangeant au sang, ça a fait du liquide bleu nuit.
Daniel : Allez vous faire analyser ces pigments ?
Légiste : Bien évidemment. A mon avis, vous aurez les résultats demain matin.
Daniel : Parfait, continuez…
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MessageSujet: Re: Vengeance   Jeu 17 Nov - 12:27

Daniel frappa à la porte du chalet de chez Jack.

Jack : Entrez ! C’est ouvert !
Daniel : J’ai les résultats des l’autopsie. Je suis resté hier soir à la base pour les avoirs à la première heure ce matin.
Sam : Tu aurais pu nous prévenir Daniel ! On s’inquiétait…
Daniel, étonné : Pour moi ?!?
Jack : Dois-je te rappeler que tu es un homme, que tu travailles au SGC et que tu vis seul chez toi ? Tu remplis toutes les conditions requises pour être une « victime »…
Daniel : Exceptée une : je ne suis pas militaire…
Teal’c : Daniel Jackson, nous ne sommes même pas surs de la véracité de ce critère de sélection de la meurtrière.
Jack, moqueur : Arrête Teal’c ! On dirait que tu parles d’un casting ! Bonjour, je suis un militaire célibataire qui travaille au SGC et je voudrais qu’on me coupe ras les cheveux et qu’on me poignarde en plein cœur !!
Sam : Ne plaisantez pas avec ça mon général s’il vous plait…
Daniel : Bon, toujours est il que j’ai assisté à l’autopsie. Platon a été poignardé en plein cœur, vraisemblablement par un couteau avec une lame en zigzag enduite d’une préparation faite à partir d’eau et de pigments colorés.
Jack : Beurk !
Daniel : Comme tu dis. Les analyses révèlent que ces pigments sont des pigments qu’utilisent les femmes indiennes comme produit de beauté.
Jack : Indiennes comme Cherokees, Apaches et compagnie ou indiennes qui sont originaires d’Inde ?
Daniel : Indiennes d’Orient Jack.
Sam : Ce n’est pas forcément une femme !
Jack : Oh, Carter, vous êtes têtue avec ça ! Daniel ne nous à t’il pas fait une très bonne démonstration quant à l’identité de la meurtrière pas plus tard qu’hier ?
Daniel : Et en plus, on a retrouvé comme du rouge à lèvres sur la bouche du lieutenant. Il s’avère que c’est en fait, là aussi, un produit cosmétique que les indiennes utilisent pour se maquiller.
Teal’c : Donc, nous sommes surs et certains à présent que le meurtrier soit en fait une meurtrière colonel Carter.
Daniel : Autre « détail » intéressant : les poumons de Platon contenait une sorte de drogue. Quand le légiste a perforé le poumon droit, une espèce de fumée bleue s’en ait échappé. Le légiste a ensuite été incapable de bouger pendant cinq bonnes minutes. Il était paralysé. On n’a pas pu analyser cette fumée, mais il parait qu’elle ne pouvait pas sortir du poumon parce que la meurtrière à planter le couteau trop prés du poumon, un caillot de sang en bouchait l’entrée.
Sam : Cette « fumée », tu l’as respirée ?
Daniel : Non. Mais il y a un truc étrange avec cette fumée : le major ne porte aucune trace de papier ayant pu contenir le joint, ou de métal ayant pu permettre d’ingurgiter la « fumée ». Il ni avait aucun résidu dans son salon, pourtant clos.
Et dans sa bouche, il ni avait que des résidus organiques.
Jack : Bon, ça va, tu ne vas quand même pas nous dire ce qu’il a mangé au petit déjeuné…
Daniel : Parmi ces résidus organiques, certains étaient humains.
Sam, dégoûtée : Quoi ?!? Il était cannibale !!
Daniel : Mais où tu vas chercher des horreurs pareilles ! C’était de la salive humaine. Quelqu’un lui a visiblement roulé une pelle avant que son organisme ait pu incorporer cette salive, soit quelques secondes avant sa mort.
Teal’c : Forte probabilité que ce soit la meurtrière…
Daniel : Certainement. Mais écoutes plutôt ça : la salive était imprégnée d’une sorte de drogue puissante mais inconnue au bataillon.
Sam : Tu veux dire que ce serait…
Daniel : Tu m’as bien comprise.
Sam : …du Nish’ta !
Jack : Ca me dit quelque chose ce mot…
Teal’c : O’Neill, le Nish’ta, c’est la puissante drogue organique qu’utilisaient Hathor et Seth pour contrôler les humains.
Jack : Alors la meurtrière serait en fait…
Daniel : Un Goa’Uld, j’en ai bien peur.

***

Daniel tournait et retournait le problème dans sa tête. Il ne s’était jamais vraiment intéressé aux Goa’Uld issus de la mythologie d’Extrême Orient.
Celle-ci était en effet beaucoup trop compliquée. Il avait deux théories jusqu’ici.
Soit la « déesse » Mahadevi, la déesse suprême indienne, et les autres déesses secondaires (Devi, Kali, Parvati, Durga et compagnie, ses réincarnations dans certaines versions) étaient en fait un seul et même Goa’Uld, les changements d’hôtes étant alors interprétés comme des réincarnations, soit il avait alors affaire à une déesse indienne parmi d’autres. Il savait déjà que la violence des différents meurtres prédisposaient à deux déesses : Kali ou Durga, Kali étant la plus cruelle, Durga la plus méthodique. Mais la volonté de rééquilibrer les forces, la domination de l’assassin sur l’assassiné alors que le contraire eut été plus probable désignait Devi, égérie de l’équilibre et de la justice, notamment entre hommes et femmes. En bref, c’était un vrai casse-tête.
La seule Goa’Uld pseudo indienne que Daniel avait rencontré était Niirti, et elle était inconnue sur Terre. Les recherches s’annonçaient laborieuses et difficiles, mais il fallait faire vite, empêcher l’enchaînement des meurtres, sauver le plus de personnes possible.
Il repensait à tout cela au volant de sa voiture, et ce sujet occupait toujours son esprit lorsqu’il tourna sa clef dans la serrure de la porte de sa maison. Il rentra, accrocha sa veste sur le portemanteau, enleva ses chaussures et se dirigea vers sa cuisine, pour se préparer des pâtes. Arrivé à mis chemin, sans savoir pourquoi, il ferma sa porte d’entrée à clef, même si il ne le faisait jamais d’habitude.

*C’est bizarre, je me sens angoissé et je ne sais pas pourquoi…*

A ce moment, il aurait vraiment apprécié de la compagnie, histoire de ne pas être tout seul dans sa maison. Les mots de Sam et Jack quand à son profil de victime lui revenaient sans cesse à l’esprit. Il avait un mauvais pressentiment.

*Si elle vient pour me tuer, personne ne pourra venir m’aider. Personne ne m’entendra crier…*

Tout en essayant de vaquer à ses occupations habituelles, il tentait de se rassurer lui-même, sans succès.
Son estomac était noué : il ne pourrait rien avaler ce soir. Se résignant à ne pas manger, il s’assit sur son sofa et rejeta la tête en arrière, ferma les yeux.

*Ce silence…c’est tellement angoissant !*

Son cœur s’accélérait. Il fut pris d’une sueur froide : il avait peur. Il s’en voulait d’être toujours célibataire, de ne pas réussir à se caser, à 40 ans, il aurait tellement voulu quelqu’un, une famille, une présence humaine autre que la sienne dans cette grande maison qui était la sienne. Et ce silence, si pesant…
Il alluma la télé, histoire de créer un bruit de fond. Rien de bien intéressant. Il zappa et s’arrêta sur un film. Une blondasse siliconée qui baisait avec un mafioso dans une piscine.

*Triste humanité. Une pétasse à 2 de QI qui se fait un sosie de Bush teint en blond. *

Son sourire s’effaça en quelques secondes.

*Condescendant. Je suis condescendant. Je m’imagine que je vaux mieux que ces gens, alors je me permets de les juger. La Goa’Uld, c’est ce qu’elle combat. Le mépris, la condescendance, l’inégalité… Et si elle voulait me tuer ? Si elle entendait mes pensées ?
Non, je me raconte n’importe quoi, c’est impossible, je me raconte des histoires…
N’empêche, je ferait une cible idéale. Seul, chez moi, les voisins sont endormis, personne ne pourrait remarquer la serial killer qui se faufile chez moi. Elle me drogue avec son Nish’ta, me coupe les cheveux, me déshabille et me poignarde en plein cœur. Ironie du sort, je serais au courant l’identité de la meurtrière, mais trop tard…pour moi en tout cas.
Je vais arrêter avec ces idées sordides ! *

Daniel essaya de lire, de regarder le film, de dormir : rien à faire, l’angoisse était la plus forte. Et ce putain de mauvais pressentiment…
Une heure après être rentré chez lui, Daniel retourna au SGC pour travailler et ne pas être seul.

***

Quand il pénétra dans Cheyenne Mountain, Daniel fut surpris de voir tout le personnel du SGC présent complètement affolé.
N’osant pas demander la cause de tout ça, Daniel prit l’ascenseur et entreprit de descendre à l’infirmerie : il allait demander au médecin de garde de lui prescrire des anti-stress.
Quand les portes de l’ascenseur s’ouvrirent sur le couloir qui menait à l’infirmerie, un spectacle surprenant s’offrit à Daniel.
Des médecins et des infirmiers rentraient et sortaient rapidement de l’infirmerie.
A quelques mètres de la cage d’ascenseur, dans le couloir, Teal’c tenait Sam dans ses bras, l’air grave. Elle était hystérique, en pleurs.
L’archéologue s’avança hors de l’ascenseur.

Daniel : Mais…Que se passe t’il ici ?

Sam aperçu Daniel, et se jeta dans ses bras en pleurant. Il la réceptionna tant bien que mal.

Sam, hurlant : Daniel !!
Daniel : Sam ! Qu’es ce qu’il se passe ??
Sam, hoquetant : Elle…elle l’as…elle l’as eu…
Daniel : Mais qui ? Qui a eu Qui ?

Sam ne répondait pas, elle pleurait à gros bouillons. Daniel regarda Teal’c : il avait les yeux humides.

Daniel : Quelqu’un vas t’il enfin me dire ce que signifie tout ce bordel ?!?
Teal’c : Daniel Jackson, -sa voix se cassa- la tueuse à poignardé O’Neill.
Daniel, incrédule : Qu…quoi ?
Teal’c : O’Neill ne répondait pas sur son portable. Le colonel Carter et moi mêmes sommes partis le voir chez lui, pour nous assurer qu’il allait bien. Nous l’avons retrouvés nu, poignardé. Il n’était pas mort, alors nous l’avons conduit de toute urgence ici. Les médecins s’occupent de lui, apparemment il est dans le coma, en piteux état : on ne sait pas encore si il va s’en sortir…
Daniel, au bord des larmes : Non ! Ce n’est pas possible ! Pas lui ! Ce n’est pas vrai…
Teal’c : J’ai bien peur que si Daniel.

Danny Boy ne pus se retenir, il éclata en sanglots, resserrant son étreinte sur Sam, elle aussi effondrée. Teal’c effectua un effort surhumain pour ne pas en faire de même.

Sam : Ils ne veulent pas nous laisser entrer, ils sont en train de l’opérer…Oh mon dieu !!
Elle tremblait et pleurait de plus belle.

Teal’c emmena doucement ses amis dans l’ascenseur et appuya sur le bouton du niveau -28. Ils montèrent et s’assirent sur les chaises autours de la table de briefing. Par la fenêtre, on pouvait voir le Stargate, serein et imperturbable malgré les événements. Daniel s’assit à coté de Sam, Teal’c de l’autre coté.
Leurs pleurs respectifs commençaient à se calmer.

Daniel : Je m’en veut tellement…Si seulement j’avais coincée à temps cette foutue tueuse !
Teal’c : Ce n’est en aucun cas ta faute Daniel Jackson.
Sam : Vous croyez que les médecins vont réussir à le sauver ?
Teal’c : Je l’espère Samantha Carter.
Sam : Oh, moi aussi.
Daniel : Nous l’espérons tous, Sam, mais pas pour les mêmes raisons que toi…

Il esquissa un sourire malgré les larmes qui coulaient encore. Sam le regarda, et compris.

Sam : Alors…tu était au courant pour… ?
Daniel : Pas que moi, Teal’c également. Le partage d’informations, et puis la déduction.
Teal’c : Pas seulement…
Daniel : Oui, c’est vrai qu’après 8 ans…on vous connaît par cœur tout les deux !

Sam regarda Daniel, puis Teal’c avec un sourire triste, une expression de tendresse pour ses deux amis peinte sur son visage. Puis son regard se posa sur le bureau du général O’Neill. Il avait laissé la porte ouverte. Les larmes revinrent, les sanglots montèrent au cœur du colonel Carter. Ses oreilles bourdonnaient, sa respiration régulière devenait saccadée.

Daniel : Eh ! Sam !
Teal’c : Colonel Carter…
Sam : Je ne veux pas qu’il parte. Je ne veux pas qu’il meure. Je viens de perdre Papa, j’ai besoin de lui. Je veux qu’il reste avec moi. JE NE VEUX PAS QU’IL MEURE !

Daniel prit la tête de son amie et la serra contre lui. Teal’c mis sa main sur le dos de Sam et lui murmura des paroles réconfortantes.

Teal’c : Ca va aller Samantha. Personne ne va mourir.

Ils restèrent de longues minutes ainsi, à former un bloc compact humain, un concentré d’amitié, un groupe d’amis paumés.

Daniel, chuchotant : Teal’c, je crois qu’elle s’est endormie.
Teal’c : Je le crois aussi Daniel Jackson.
Daniel : Alors…que fait on ?
Teal’c : Je propose qu’on la couche dans le salon VIP pour t’éviter l’inconfort et éviter aussi de la réveiller.
Daniel : D’accord. Allons y.

Daniel prit Sam dans ses bras, Teal’c ouvrit le chemin jusqu'à l’un des salons VIP. Daniel étendit Sam sur le lit, puis il prit une chaise et s’assit en face de Teal’c, autours de la table présente dans le salon.

Daniel : Il faut que je trouve qui a fait ça, que j’arrive à la coincer, coûte que coûte.
Teal’c : Aurais tu un plan en tête Daniel Jackson ?
Daniel : Non, pas encore, mais cela ne saurait tarder.

Daniel regarda son ami.

Daniel : Dis moi Teal’c, comment peut tu être sur que Jack va s’en sortir ?
Teal’c : O’Neill est un guerrier. Il est très résistant qui plus es. Et puis, j’ai un bon pressentiment : il va s’en sortir.
Daniel : J’aimerais en être aussi sur que toi…

Le silence s’installa quelques dizaines de secondes, jusqu'à ce que Daniel baille.

Teal’c : Tu es exténué Daniel Jackson. Il serait judicieux que tu ailles dormir.
Daniel : Je n’arrive pas à rester tout seul chez moi. La solitude me pèse. J’ai même peur. Et puis, avec ce qui es arrivé, je vais chercher de plus belle l’auteur de ces atrocités.
Teal’c : Fait attention Daniel Jackson, tu es une cible potentielle…
Daniel : Je sais Teal’c, et toi aussi. A partir de maintenant, on reste ensembles, tout les 3. Hors de question de prendre des risques inutiles. Si on veut coincer cette meurtrière, il s’agit d’être prudent…
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MessageSujet: Re: Vengeance   Jeu 17 Nov - 12:27

***
Un bruit de fond…Trop de fatigue pour ouvrir les yeux. Un appel au haut parleur raisonnait dans les couloirs du SGC.

« Colonel Carter, Dr Jackson, Teal’c, vous êtes demandés à l’infirmerie. »

Sam s’éveilla.

*Demandés à l’infirmerie ? Oh, non, il est mort ! Non, non, NON !*

Elle se leva et secoua Daniel et Teal’c, qui s’étaient endormis sur leurs chaises.

Sam, pleurant : Vite ! On nous appelle à l’infirmerie, il est mort !
Daniel, à moitié réveillé : Quoi ? Qui ?
Teal’c : Dépêches toi Daniel Jackson, il faut qu’on se rende à l’infirmerie.
Daniel, lucide : Oh ! Jack ! Vite !

Les 3 amis coururent vers l’infirmerie, la peur au ventre.

Le Dr Lumanieviech les attendait.

Le Dr : Il est dans les vapes, mais il va à peu prés bien…
Daniel, soulagé : Tu vois Sam ! Il va bien ! Il va bien…

Pour toute réponse, l’intéressée se précipita prés du lit de Jack. Daniel et Teal’c en firent de même.

Sam : Mon général ! Vous …vous allez bien ?
Jack : Un peu mal partout pour être honnête…
Le Dr : Il a perdu beaucoup de sang. Sa transfusion n’est pas encore terminée…

Sam se doutait qu’il avait perdu beaucoup de sang. Elle revoyait sans cesse la scène dans sa tête. Teal’c qui défonce la porte. Elle qui voit une marre de sang derrière le canapé. Elle s’avance. Elle le voit. Elle pousse un hurlement. Teal’c appelle une ambulance du SGC. Elle appuie sur la plaie, des minutes qui paraissent une éternité. Il ne faut pas qu’il meure. Il est vivant…

Jack : J’ai vraiment de la chance d’être encore en vie.
Daniel : Oh oui, ça tu peut le dire ! Heureusement que Sam et Teal’c t’on trouvés.

Jack se sentit mal à l’aise. Il lança à Sam un regard, l’air de dire merde-elle-m’a-vu-a-poil.

Jack : Et bien, euh, merci !
Teal’c : C’était tout naturel O’Neill.

Un silence s’installa. Sam avait eu peur pour Jack. Daniel et Teal’c sentaient qu’ils devaient les laisser seuls, en amorçant un semblant de conversation.
Teal’c : Nous avons tous eu vraiment très peur pour toi O’Neill. Particulièrement le colonel Carter.

Sam rougit. Daniel fini le piége que Teal’c venait de tendre à l’attention de Sam.

Daniel : Bon, on vas vous laisser seuls tous les deux, je dois finir une traduction et j’ai besoin de l’aide de Teal’c.
Sam, se levant : Je viens avec vous…
Daniel, la rasseyant : Non, je crois que tu n’as pas terminé ta conversation avec Jack.

Il sourit. Jack regarda Sam.

Daniel, faisant un signe de la main : A plus tard !

Teal’c les saluas de la tête. Ils sortirent.

Jack : Alors comme ça, on a encore quelque chose à me dire Carter…
Sam : Apparemment.
Jack : C’est vrai que…vous avez eu peur pour moi ?
Sam : Vous étiez en piteux état à dire vrai.
Jack : Sur ce point, je ne vais pas vous contredire !
Sam : Et puis…je n’aurais pas voulu…que vous mouriez.
Jack : Comme c’est étrange, moi non plus !
Sam : Parce que…je n’aurait pas…supporté votre perte, Jack.
Jack : Tiens, ce n’est plus « mon général ».
Sam, navrée : Je suis désolée mon général !
Jack : Mais non, Carter, ne le soyez pas. J’adore qu’on m’appelle Jack ! C’est mon prénom après tout…Mais ne vous avisez surtout pas de m’appeler Jonathan, surtout en public !

Sam éclata de rire.

Jack : En contrepartie…puis-je vous appeler…Samantha ?
Sam : Samantha ! Ca fait très fifille je trouve. Pourquoi pas Sam, comme les autres ?
Jack : On ne rejette pas sa part de féminité Samantha ! Et puis, si je vous appelais Sam, ce serait comme si…j’étais comme les autres.
Sam, troublée : Que…qu’entendez vous par là ?
Jack : De quoi ? Les autres ? Ben, Daniel, votre père, Janet, vos amis…
Sam : Comment savez vous que je ne vous considère pas comme eux ?
Jack : Et bien, mon cher Watson, plusieurs éléments me forcent à le croire.

Sam rie encore une fois.

Jack : Tout d’abord, je me souviens de l’épisode « on est pas des Zatarcs », avec la Tok’Ra nympho comme si c’était hier. Ensuite, vous ne me faites pas le même sourire à moi qu’a Daniel ou Teal’c. De plus, je ne crois pas que le jour où vous êtes venue chez moi à l’improviste pour me parler de vous et de Pete, c’était pour voir un ami.
Sam : Vous avez raison.
Jack : C’était pour voir…
Sam : …la personne avec laquelle j’ai envie de passer le reste de ma vie. La personne à laquelle je pense le soir quand je m’endors, et le matin quand je me réveille. La personne que je n’ai pas le droit d’aimer, mais que j’aime quand même…
Jack : Serais ce la personne qui raconte des blagues pourries que vous êtes la seule à trouver drôle ?
Sam : Tout juste.

Jack prit la main de Sam.

Jack : Dans ce cas… Sachez que cette personne en à ras-le-bol de cette fichue loi de non fraternisation et qu’elle se fait vielle, qu’elle compte démissionner à la minute où elle auras la confirmation que la personne qu’elle aime…est prête à franchir le pas.

Un silence ému s’installa.

Jack : Hum… c’était plutôt une belle réponse à votre déclaration, non ? Enfin, la fin, c’était comme un signal de départ, un peu lourd, je dois l’avouer, mais étant donner que je ne peut pas me lever pour…étayer ma propre déclaration, je comptait sur vous pour me prendre au mot. Bon, là, vous ne parlez pas, vous ne bougez pas, je vais me sentir vexé Carter…

Sam s’approcha de Jack. Elle sourit, lui caressa la tête. La tueuse les lui avait coupé à ras, cela ne lui allait pas si mal…

Sam : On n’avait pas dit Samantha ?

Sam approcha son visage de celui de Jack. Elle l’embrassa tout doucement. Puis, elle recommença. L’infirmerie était complètement vide. Jack s’écarta.

Jack : Samantha, passez moi un papier et un crayon, j’ai une lettre de démission à écrire moi…

***
Quand Sam sortit de l’infirmerie, elle était radieuse. Non pas qu’il ce soit passé autre chose avec Jack, non, juste qu’elle pouvait se permettre d’être heureuse, avec lui, même si cela n’était pas pour tout de suite .
Elle chercha Daniel et Teal’c dans la base. Elle les trouva en pleine discussion dans le labo de Daniel.

Daniel : Alors Sam ! J’espère que tu as bien profité de la grosse perche qu’on t’a tendue !
Sam, levant un sourcil en imitant Teal’c : En effet.

Sam et Daniel éclatèrent de rire, au dépend du Jaffa qui n’avait rien compris.

Daniel : Alors, vous avez fait bisou bisou ou plus si affinités ?
Sam, en tapant sur l’épaule de Daniel : Mais qu’es ce que tu t’imagines ?

Daniel fit la moue, visiblement déçu. Décidément, ils étaient vraiment trop coincés. Encore une discussion pleine de sous-entendus mais sans aucun intérêt romantique entre Sam et Jack. Du gâchis, c’était du gâchis…

Sam : Il sort du coma, on ne pouvait pas aller trop loin.

Daniel et Teal’c captèrent tout de suite. Daniel effectua un large sourire, visiblement heureux.

Daniel : Alors, c’est fait ? Vous êtes… ensembles ?
Sam : Oui.

Daniel sauta de joie.

Daniel : Mais c’est génial ! Magnifique ! Extraordinaire !!

Sam était contente et étonnée de voir que Daniel était aussi heureux de l’aboutissement de 8 longues années de tabous.

Daniel : J’ai gagné !!
Sam, descendant de son petit nuage : Comment ça tu as gagné ?

Teal’c sortit un billet de 5 dollars de sa poche et le tendis à Daniel qui le pris.

Teal’c : Pour une fois, tu avais raison Daniel Jackson…
Sam, atterrée : Quoi ?!? Non mais je rêve, vous avez encore parié sur moi !
Daniel : Désolés Sam, on ne peut pas s’en empêcher.
Sam : Bande de…

Elle se rua sur Daniel et se mit à le chatouiller.

Teal’c ne comprenait décidément pas les coutumes terriennes. Pourquoi Daniel Jackson rigolait t’il pendant que Samantha Carter s’évertuait à le secouer, à lui gratter frénétiquement le cou et les cotes ?

Teal’c trouva rapidement la réponse à sa question quand Sam et Daniel se jetèrent sur lui et entreprirent de le chatouiller à son tour.

C’était en fait facile de faire rire un Jaffa sans blagues Jaffa…il suffisait d’avoir la bonne méthode.

***

La suite de l’enquête s’effectua sans Jack, le sujet était devenu quelque peu sensible avec lui, mais Daniel pu quand même l’interroger.

Daniel : Comment cela s’est il passé alors ?
Jack : Et bien je suis rentré chez moi. En chemin, à 1km du SGC environ, une femme m’a demandé en autostoppeuse. Elle s’est approchée de moi, elle m’a embrassé et…je me suis réveillé ici.
Daniel : Waouh ! Et…c’est tout ?
Jack : Euh, j’ai de vagues souvenirs…elle au dessus de moi, la douleur quand elle m’a poignardée, le moment ou je me suis allongé, des trucs comme ça.
Je me souviens qu’après m’avoir embrassé la première fois, elle est rentrée dans mon pick-up et elle m’a fait sortir, m’a allongé à l’arrière. Elle a pris le volant. Ensuite, arrivé à 200m de chez moi, on à longtemps attendu, et ensuite on est rentrés chez moi, et, hum…
Daniel : Jack, je te promets que je ne dirais rien à Sam ou à qui que ce soit, mais est ce qu’il s’est passé quelque chose qui…
Jack : Daniel, arrête, tu l’as dit toi-même, les victimes n’ont pas été…
Daniel : Peut être pas dans le sens où l’on entends…pour un homme mais il peut y avoir plusieurs types de …

Le mot était imprononçable. La fierté et l’orgueil étaient trop importants.

Daniel : Ecoute, je déteste parler de ça, mais ce qui s’est passé entre moi…et Hathor, je considère que je l’ai pas voulu et donc par définition c’est, heu, un…
Donc tu n’as pas vécu quelque chose de semblable ?
Jack : Je crois que je m’en souviendrais si c’était arrivé.
Daniel : Ok.

Le sujet avait été dur à aborder.

Daniel : Tu as vus à quoi elle ressemblait ?
Jack : Une indienne, avec un Sari.
Daniel : Mais tu à bien du voir son visage ?
Jack : Daniel, il faisait noir !
Daniel : Même pas un petit détail ?
Jack : Euh, elle avait ce truc sur le front, entre les deux yeux, rouge. Elle était plutôt jolie, et … tu me demandes ça, ben voilà, elle ressemble à Parminder Niagra, la fille dans Urgences !
Daniel : Quoi ? Je ne vois pas laquelle…
Jack : On s’en fout ! Elle ne lui ressemble pas tellement, en fait, je l’ai à peine vue, je l’ai surtout sentie. Elle à un parfum qui embaume les fleurs à 5m à la ronde.
Daniel, déçu : Bon, merci de ton aide, je vais essayer de me débrouiller avec ça.
Jack : Comment tu vas faire pour la coincer ?
Daniel : Je suis immunisé au Nish’ta. Mais elle ne doit pas le savoir. En plus, comme tu m’as dit qu’elle ne t’avait pas fais de mal…rapidement, alors je vais jouer la victime.
Jack : Mais Daniel, tu est tombé sur la tête !
Daniel : Sam et Teal’c se cacherons chez moi et interviendrons à temps.
Jack : Tu n’es même pas militaire, sans vouloir de vexer, elle ne va pas te trouver à son goût !
Daniel : Je suis sensé t’épargné, mais pour ton information, le professeur Socrate à été assassiné cette nuit.
Jack : Alors tu penses que tu vas pouvoir arrêter ce massacre ?
Daniel : Oui.
Jack : Et tu n’as pas peur ?
Daniel : Si. Mais j’ai aussi confiance en mes amis. Tu devrais en faire de même.
Jack : Tu le ferais même sans mon approbation.
Daniel : C’est vrai, mais j’aimerais avoir ton avis malgré tout.
Jack : C’est une idée complètement dingue. Digne de toi. Mais elle vaut le coup…
Daniel : Merci Jack.
Jack : Si tu es le prochain à succomber, tu m’auras fait un super cadeau petit scarabée.
Daniel : Tu ne penses pas ce que tu dis.
Jack : Bien sur que si. Tu meures encore 3 fois et j’ai une stèle gratuite chez les pompes funèbres !

Ils rirent. Daniel se dirigea vers la sortie, mais il se retourna.

Daniel : Sam et toi… je suis content que ça se soit enfin fait.
Jack : Merci Daniel. Essayes de rester en vie, Sam te veut comme témoin.
Daniel : Vous allez vous marier ?
Jack : Dans très peu de temps.
Daniel : Félicitations !
Jack : Merci.
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MessageSujet: Re: Vengeance   Jeu 17 Nov - 12:29

Le plan de Daniel était simple. Pendant qu’il serait au SGC, Sam et Teal’c s’introduiraient chez lui et se cacheraient dans l’armoire de son salon avec un zat.
Il y avait un meurtre tous les 3 jours exactement. Il suffirait qu’il soit le seul homme à quitter le SGC ce soir là. Comme il était immunisé face au Nish’ta, il ferait semblant d’être guidé par la tueuse en série. Il l’emmènerait chez lui, et c’est à ce moment là que Sam et Teal’c interviendraient.

L’après-midi précédent le « grand soir », Daniel était nerveux. Il ignorait toujours l’identité exacte du Goa’Uld, et il craignait sa puissance. Son plan était minutieusement réglé, il espérait que la meurtrière soit aussi méthodique que lui. Il portait lui même un zat, caché sous sa chemise, au cas où.

Il sortit de la base à 20h06. Il démarra sa voiture et se rendit chez lui le plus doucement possible.

*Il ne faut pas que j’ai l’air nerveux, elle va le remarquer sinon.*

Aux environs de Cheyenne Mountain, il aperçut une indienne en costume traditionnel. Elle brandit son pouce en l’air, lui intimant de s’arrêter.

*C’est elle ! Il faut que je reste calme.*

Daniel sourit du mieux qu’il pu. Il baissa sa vitre.

Daniel : Ou allez vous ?
L’autostoppeuse : Je n’entends pas.
Daniel, parlant plus fort : Ou est ce que je vous emmène ?

Elle s’approcha. Elle prit la tête de Daniel dans ses mains. Ce parfum de fleurs… Il écoeurait Daniel le dégoûtait.

L’autostoppeuse : Dans vos cauchemars…

Elle souleva son voile et pressa violemment ses lèvres contre celles de Daniel, la bouche à demie ouverte. Elle relâcha sa drogue, sa fumée bleue, qui s’insinua dans les tissus de l’archéologue. Il ne put bientôt plus bouger.

* NON ! Ce n’est pas le même Nish’ta que d’habitude. Ca marche. Je ne peux plus faire un mouvement. Je perd petit à petit conscience…JE NE PEUX RIEN FAIRE ! J’assiste à ce qui m’arrive sans pouvoir rien y changer.*

Il avait mal au crâne. Tout le décor tournait. Elle le sortit et le traîna sur la banquette arrière. Elle se mit au volant et démarra, direction la maison de Daniel. Celui-ci gémissait sous l’effet du Nish’ta qui lui faisait petit à petit perdre conscience. L’autostoppeuse le regarda dans le rétroviseur.

L’autostoppeuse : Je suis Durga. Je sais que vous aviez des doutes quand à mon identité. Je suis au courant du piége que vos amis me tendent, chez vous. Je sais aussi que vous avez un zat caché sous votre chemise. J’ai capté tous les appels que vous avez lancés de votre portable depuis que je me suis aperçue que vous étiez sur ma piste. Je suis au service sécurité du SGC, c’est facile pour moi. Mon but est simple : forger un armée de femmes à mon service et reprendre cette bonne vielle porte des étoiles à mon compte. Je suis un peu moins belliqueuse que les autres Goa’Uld, particulièrement les seigneurs du système. Je suis patiente, cela fait plus de 2000 ans que j’attends de prendre le pouvoir. Je me suis intégrée parmi vous, les humains, et j’ai beaucoup appris. Ce n’est plus qu’une question d’années avant l’accomplissement. Je tue petit à petit les hommes du SGC, faisant passer cela pour le travail d’une tueuse en série, d’une folle, personne ne me soupçonne. Petit à petit, l’oiseau fait son nid comme vous dites. Moi, je suis maligne, méthodique et ambitieuse. J’élimine tout obstacle sur ma route sans que l’on ne se doute de rien.

Durga se retourna vers Daniel tout en conduisant.

Durga : VOUS êtes un obstacle sur ma route Dr Jackson. Je vais te tutoyer maintenant.

*Cela m’apprendra à sous estimer les Goa’Uld. Elle va gagner cette fois, j’en ai bien peur. Et moi, qui suis prisonnier de mon propre corps !*

Durga : On arrive chez toi, j’en ai bien peur.

Elle gara la voiture dans l’allée gravillonnée menant à la maison de Daniel. Elle sortit et sortit Daniel. Il tenait debout, mais était comme un robot, inerte.
Durga s’approcha de lui et l’enlaça. Ses mains parcoururent son dos, à la recherche du zat.

*Il faut qu’elle arrête de me toucher ! Non ! Pas encore !*

Elle avait trouvé le zat. Elle mit sa main dans la poche de jean de Daniel et en sortit ses clefs.
Durga ouvrit la porte de la maison, armée du zat. Elle tira brusquement sur la porte du placard et immédiatement après, zata une seule fois sur Sam et Teal’c qui n’eurent même pas le temps de réaliser ce qui leur arrivait.
Durga avait tout prévu : elle avait apporté des liens en plastique et ligota les mains et pieds de Sam et Teal’c les uns aux autres. Elle les bâillonna ensuite.

Elle posa le zat sur la table basse prés du placard et revint chercher Daniel, qu’elle poussa doucement dans son propre salon. Il y avait un grand espace entre la table pour manger et le canapé. Elle allongea Danny Boy à même le parquet et partit fermer la porte d’entrée et les volets.

*Elle va tous nous tuer. Elle va nous massacrer. Et elle va continuer sans que personne ne puisse l’arrêter.*

Il ne pouvait pas agir, et cela l’exaspérait. Il pouvait juste gémir sans pouvoir effectuer de son distinct, remuer les yeux…

*Et pleurer…*

Elle revint. Durga souleva sa tunique et saisis un étrange couteau en zigzag caché dessous. Elle s’accroupit derrière la tête de Daniel, lui montrant le couteau.

Durga : Tu n’échapperas pas au rituel Daniel…

Et elle se mit à lui couper les cheveux avec le couteau. Lentement. Il pouvait distinctement entendre le bruit de la section. Elle tenait les cheveux en poignées dans sa main gauche.

***

Sam se réveilla. Elle se souvint de tout. Elle attendait dans l’armoire avec Teal’c. Du bruit, de la lumière (quelqu’un qui ouvrait la porte) et puis soudain une décharge. Teal’c ! Ouf, c’est bon, il était derrière elle. Daniel ? Elle le chercha des yeux et le retrouva rapidement. Il était allongé 5m plus loin. Une femme au teint mat lui coupait les cheveux. Il ne lui restait à présent plus qu’un centimètre de longueur tout au plus.
Sam voulut hurler. Impossible avec ce bâillon.

La femme avec finit de couper les cheveux de Daniel. Elle les éparpilla en cercle autours de lui.

« Oh non ! Le rituel ! » Pensa Sam. Mais elle ne pouvait malheureusement rien faire pour aider son ami.

***

Durga se mit à cheval sur Daniel. Il tremblait, les yeux rivés au plafond pour éviter de croiser la froideur des yeux de la Goa’Uld.
Elle lui caressa la joue, puis l’embrassa.

*Elle est complètement cinglée. Elle connaît mes peurs, elle les provoque. »

Elle déboutonna le premier bouton de la chemise de Daniel. Puis, lentement, le second, le troisième, et ainsi de suite jusqu’en bas.

Des larmes perlaient sur les bords des yeux océans de Daniel. Il ferma les paupières et ses joues en furent humidifiées.

Durga : Oh ! Tu pleures parce que tu as peur de mourir ou parce que…

Elle s’approcha de l’oreille de Daniel et lui murmura : « parce que tu a peur te faire violer…encore une fois ? »

Un sourire démoniaque s’inscrit sur les lèvres de Durga.

Durga : J’ai mes mains sur ta poitrine, je sens ton cœur battre…je dois être proche de la vérité alors.

***

Sam était horrifiée. Tout lui revint. Ce jour, elle était rentrée dans la chambre VIP, elle voulait trouver Hathor…elle avait trouvé Daniel à la place. Une coquille vide, ou plutôt une conscience meurtrie prisonnière de son propre corps. Son regard bleu dans le vide, elle avait tout de suite su ce qu’il c’était passé. L’état de la chambre suggérait pourtant qu’il avait résisté, en vain apparemment. Elle n’imaginait même pas l’impact psychologique. Pourtant, son ami n’en avais jamais parlé, ou presque. Juste quand il n’avait pas le choix.
Sam se mit à haïr Durga. Elle était au courant, et elle le torturait avec ça. Sam voulu hurler faute de mieux, pour l’aider, mais le bâillon étouffa ses cris.
***

Durga ôta la chemise de Daniel. Elle bougea et entreprit de lui défaire ses chaussures.

Durga : Tu te rends comptes ! Tout de même… Tu devais avoir 31 ans à l’époque si je ne me trompe pas. Et un grand gaillard comme toi n’as rien pu faire pour empêcher une femme d’abuser de lui ? Elle t’a forcé la main rien qu’en t’embrassant. Tu as essayé de résister, mais tu n’as rien pu faire. D’ailleurs, ce soir non plus, tu ne pourras rien faire. Parce que tu es faible !

Durga éclata de rire. Elle balança les chaussures et les chaussettes de Daniel.

Durga : Oui Daniel Jackson, tu es faible, impuissant, tu ne contrôles rien du tout ! Tout le monde meurt autour de toi ! Tes parents sont morts, tu n’as rien pu faire, ta femme est morte, tu n’as rien pu faire, Osiris t’as pris Sarah, tu n’as rien pu faire. Et tu ne pourras jamais rien faire, ni pour personne, ni pour toit même !

Daniel gémit. Avec plus d’énergie, il aurait éclaté en sanglots. Les larmes continuaient de couler sur ses joues.

*Bon sang, ça fait 40 ans que j’intériorise tous mes échecs et cela n’aura servi à rien. Je vais mourir et cela ne changeras rien.*

Durga : D’ailleurs, ce sont les hommes faibles qui pleurent.

Elle s’allongea sur Daniel et l’embrassa. Elle lui retira ses lunettes et les balança elles aussi. Elle descendit alors, embrassant son torse, ce qui donnait la chair de poule à Daniel, il était terrorisé. Mais il réfléchissait à cent à l’heure, même si tout était confus dans son esprit.

*On m’a tout pris, et je me suis battu pour le récupérer, sans succès. On m’a pris Sha’Re, Sarah, papa, maman, ma dignité, ma vie ! Ce sont les Goa’Uld !!
Ils m’ont pris m’a femme, ils ont tuées Sha’Re ! Ils m’ont enlevés Sarah ! Papa et maman aussi ! Même si ce n’est pas eux, on me les a pris quand même. Les Goa’Uld on tués des millions de gens ! Oma m’avait dit de laisser tomber mon fardeau, mes démons avant de faire l’ascension. Mais je ne l’ai pas fait. Ils m’ont pris ma vie !!*

La bouche de Durga était arrivée au bouton de jean de Daniel. Elle le fit sauter.

*Les Goa’Uld m’ont humiliés ! Ils m’ont abusés ! Hathor m’a forcé à coucher avec elle, elle m’a violé ! Et on s’apprête à recommencer ! Mais je ne me laisserais pas faire. Ils m’ont tout pris. Ma vie crie vengeance. JE CRIE VENGEANCE !!*

***

Sam vit les yeux de Daniel s’ouvrir. Il prit une grande inspiration tandis que Durga lui déboutonnait lentement son jean. Ses yeux n’étaient plus bleus, comme à l’accoutumée. L’océan était pris d’une fabuleuse tempête. Les yeux de Daniel étaient devenus noirs de rage…

***
La rage remplaça l’énergie, le Nish’ta n’importait plus, il ne ressentait même plus ses effets. Il se redressa et poussa un hurlement, ce qui effraya Durga.
Daniel poussa violemment la déesse contre les pieds de la table. Elle se redressa et ressortit son couteau. Durga était toujours assise sur les jambes de Daniel. Elle lui planta le couteau dans la cuisse gauche.
Mais Daniel était tellement ivre de rage qu’il le sentit à peine.
Il empoigna Durga par les épaules et la plaqua dos au sol. Elle transperça son avant–bras droit avec le couteau. Il le lui arracha des mains et le jeta quelques mètres plus loin.
Pour l’empêcher de bouger, il se mit à cheval sur elle. Maintenant, c’était lui qui dominait la situation, elle qui était impuissante.

Daniel serra ses mains autours du cou de Durga, de plus en plus fort, il voulait qu’elle MEURE ! Du sang s’écoulait de son avant bras, il sentait qu’il perdait sa force, mais il continuait quand même, un fin filet écarlate coulait de la plaie jusqu'à la gorge de Durga.

Le Goa’Uld commençait à manquer d’air, Daniel jubilait et s’effrayait lui même en même temps.

Les yeux de Durga s’allumèrent.

Durga : Tu…vas…tuer…mon hôte…
Daniel : Ce serait un bien grand service que je lui aurais rendu.

Et il serra de plus belle, jusqu'à ce que mort s’ensuive…

***

Sam, horrifiée, regardait son ami tuer lentement le Goa’Uld. Les eux de Durga s’allumèrent une dernière fois. Elle était morte. Mais Daniel, les larmes aux yeux, continuait de serrer la gorge de Durga, en regardant fixement son visage cramoisi par le manque d’oxygène. Une expression d’horreur, de tristesse, de peur et de colère était peinte sur le visage de l’archéologue.
Au prix de nombreuses contorsions, Sam parvint à faire glisser son bâillon sur son menton, puis à le faire tomber complètement. Elle cria.

Sam : Daniel !

Aucune réaction de l’intéressé.

Sam : Daniel ! Arrête, elle est morte. Elle est morte Daniel !

Daniel desserra ses mains et regarda Sam. La tristesse se lisait à présent dans ses yeux, redevenus bleus. Des larmes silencieuses continuaient de couler sur ses joues pourtant déjà humides.

Daniel, la voix cassée : Je l’ai tuée…
Sam : Oui, c’est bon, on ne craint plus rien.

Daniel, qui était toujours à cheval sur le cadavre, se leva. Il se dirigea vers le couteau de Durga, s’en empara et s’approcha de Sam.
Elle était un peu effrayée, jamais elle n’avait vu son ami comme ça.

Il s’approcha d’elle et rompit ses liens, ainsi que ceux de Teal’c, qui s’était pris le rayon de zat de plein fouet (contrairement à Sam) et qui était toujours à demi conscient.

Daniel se leva et regarda fixement le couteau taché de son propre sang.
Sam se leva à son tour et le regarda.

Sam : C’est fini Daniel. C’est terminé.

Elle prit le couteau et le posa sur la table basse. Daniel était au bord de la crise de nerfs. Il était torse nu, ensanglanté et avec ses cheveux courts et ses yeux humides, assortis à son jean, il avait vraiment l’air…pas bien du tout.
Il avait sa main sur la plaie de son avant bras, dont le sang coulait encore, et le tissu de son pantalon au niveau de sa cuisse était rouge également.
Teal’c se réveilla.

Teal’c : Colonel Carter ? Daniel Jackson ?
Sam: Ca va Teal’c ?
Teal’c: Oui et toi ?
Sam : A peu prés. Mais je crois qu’il serait judicieux que tu appelles une ambulance du SGC, Daniel perd beaucoup de sang.
Teal’c : En effet. J’y vais.


Il prit son téléphone cellulaire et partit appeler le SGC à l’extérieur.
Sam reposa ses yeux sur Daniel. Il regardait fixement ses pieds.

Sam : Est-ce que ça va ?

Daniel partit d’un rire nerveux. Celui-ci se termina rapidement en sanglots tristes et douloureux. Sam prit Daniel dans ses bras.

Sam : C’est fini, c’est bon, c’est fini…

Quand Daniel tituba et s’affala sur le sol, Sam n’arriva pas à le retenir.
Quand l’ambulance arriva, il était inconscient.
Et quand il se réveilla, il n’était plus le même.
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MessageSujet: Re: Vengeance   Jeu 17 Nov - 12:30

* Un lit. Du blanc. Ce sont les draps. Du gris. Ce sont les murs. Où suis-je ?
Des gens me regardent derrière une fenêtre. Une femme blonde arrive .Tout me revient à présent. C’est l’infirmerie du SGC. La femme, c’est Sam. Elle me parle…*

Sam : Daniel ? Ca va ?
Daniel : …
Sam : Daniel ?

*Impossible de parler. Comme après la mort de papa et maman. Je fais ce que je peux, je n’y arrive pas.*

Médecin : Il a du recevoir un choc émotionnel fort, c’est un symptôme classique de ne plus pouvoir parler. Son subconscient refuse de communiquer.
Teal’c : Daniel Jackson à en effet reçu un grand choc émotionnel Dr Doherty.
Jack : Ne vous inquiétez pas, il nous fait languir, c’est typiquement lui !

*Jack et Teal’c sont là aussi ! Je veux sourire, ça j’y arrive. Non, en fait j’aurais pas du, ils me regardent comme un débile*

Jack : Docteur, vous êtes sur qu’il est…en pleine possession de ses moyens ?
Médecin : Je pense que oui.

*Je fais signe que je veux écrire quelque chose. Sam me donne un bloc et un stylo*

Daniel tendit le bloc à Jack, qui y lit l’inscription.

Jack : Ahahah, très drôle, « C’est bien moi, désolé Jack. ».
Médecin : Dr Jackson, je pense qu’il se rait utile que vous voyez un psychologue, vous êtes d’accord ?

Daniel fit « oui » de la tête. Il n’aimait pas trop les psys, mais il savait que son poste au SCG dépendrait de sa santé mentale.

***

Le jour suivant, un homme d’une cinquantaine d’année portant une barbe grisonnante et un ventre bien rond vint voir Daniel.

Psy : Dr Jackson ! Heureux de vous rencontrer, comment allez vous ?

Daniel leva le pouce en guise de réponse.

Psy : Avez-vous essayé de parler ?

Daniel acquiesça.

Psy : Sans succès ?

Daniel fit « non » de la tête.

Psy : Ok, je vais essayer de vous aider. Si je comprends bien, vos parents sont morts sous vos yeux quand vous aviez 8 ans…

Daniel hocha la tête, puis écrivit : « Et j’ai eu le même problème. Pendant 9 mois, j’ai été incapable d’émettre un son. Puis mon grand-père m’a amené voir un psychiatre et au bout de quelques jours, j’ai pu parler à nouveau. »
Le psy déchiffra la phrase.

Psy : Dr Jackson, je sais que ce n’est pas particulièrement agréable, mais pouvez vous m’écrire tout ce que vous pensez qui a cloché dans votre vie ?

Daniel écrivit ces mots : « Je n’ai pas pu sauver mes parents. J’ai été la risée de toute la communauté universitaire à cause de mes théories alors que j’avais raison. Apophis m’a enlevé ma femme, Sha’Re, que j’aimais plus que tout au monde. Elle a eu un enfant avec lui et pas avec moi. Teal’c à du la tuer pour éviter qu’elle ne me tue. Mon ancienne petite amie, Sarah, est devenue un hôte Goa’Uld. On a réussis à la sauver, mais elle est différente maintenant. Un Goa’Uld nommé Hathor m’a forcé à coucher avec elle contre mon gré, elle voulait mon code génétique pour créer des Jaffa humains, et elle à presque réussis. Je suis morts une dizaine de fois, je n’ai aucun souvenir d’une période dans m’a vie d’environ un an, je n’ai aucune famille à part Nick que je n’ai pas vu depuis 5 ans, j’ai 40 ans, je suis encore célibataire, je n’ai aucun enfant et mon travail et mes amis sont les seules choses importantes dans ma vie. Quand je rentre chez moi le soir, j’erre comme une âme en peine parce que je n’ai rien à faire, et qu’après toutes les choses difficiles qui me sont arrivées dans ma vie, j’ai appris à ne jamais réfléchir sur moi-même comme je suis en train de le faire, parce que sinon, je ne tiendrait pas sans antidépresseur. Pour finir, je craque et j’essaye de limiter les dégâts et je fais pire que mieux. J’ai beau sauvé l’univers trois fois par mois, je me sens toujours inutile, jamais à ma place, je suis à la moitié de ma vie et je n’ai aucune envie de connaître l’autre partie parce que ces 40 premières années n’ont été que tristesse et désolation. Dés que j’ai gagné quelque chose, de l’amour, on me l’a reprit. La vérité, c’est que j’ai peur d’être heureux pour qu’on m’enlève tout par la suite. Je n’ai plus rien pour moi. Je suis incapable d’aller plus loin que des baisers avec une femme depuis ce qu’il s’est passé avec Hathor. J’ai peur d’avoir des enfants depuis que mes parents sont morts. J’en ai ras le bol de tenir, je ne veux plus me voiler la face et me dire que tout vas bien, je veux vivre enfin, je veux vire une vie normale ! ».

Des gouttes d’eau qui provenait des yeux de Daniel tachèrent le papier.
Daniel tendit la feuille au psy, qui la lut attentivement. Le psy jeta un regard bienveillant sur son patient.

Le psy : On vas vous aider Daniel, ça va aller…

***

… : Jonathan O’Neill, voulez vous prendre pour épouse Samantha Carter ici présente, de l’aimer et de la chérir, pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort vous séparent ?
Jack : Oui, je le veux.
… : Samantha Carter, voulez prendre pour époux Jonathan O’Neill ici présent, de l’aimer et de le chérir, pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort vous séparent ?
Sam, émue : Oui !!
… : Je vous déclare donc mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée.

Jack embrassa Sam, aussi simplement qu’il l’avait fait ces cinq derniers mois.
Sam, Jack et tout le monde présent dans la salle sortirent sur le perron de la mairie. Le photographe immortalisa cet instant et les invités regagnèrent leurs voitures. La magnifique robe de Sam prenait toute la place dans la calèche louée pour cet événement.
La fête pour le mariage avait lieu chez Jack, où Sam avait emménagé quelques mois plus tôt.

Quelques minutes après l’arrivée des invités, Mark, le frère de Sam armé d’un appareil photo voulu s’en servir.

Mark : Eh ! Les mariés et les témoins, serrez vous !

Jack entoura de son bras les épaules de Sam. Teal’c, le témoin de Jack, qui avait revêtu un beau costume pour l’occasion se rapprocha de O’Neill. Le témoin de Sam la prit par la taille et sourit.

Mark : Souriez !

Après le flash, Sam ne pus s’empêcher de frapper son ami à l’épaule.

Sam : Je suis sure que tu m’as encore fait des oreilles de lapin !
… : Non, je te jures, pas cette fois.
Jack : Il ment. Je l’ai vu prendre une bière tout à l’heure. Et nous savons tous que notre petit scarabée ne peut s’empêcher de faire l’idiot quand il boit !
Sam : Daniel, je te jure que je t’étripe si la photo est ratée !
Jack : Si ce n’est pas moi qui le fait !
Teal’c : Je ne pense pas qu’ils le ferait.

Mark s’approcha de Sam et lui colla un baisé sur les deux joues.

Mark : En tout cas, félicitation petite sœur ! Tu fais une superbe mariée !
Teal’c : Il à raison Samantha Carter. Tu es radieuse.
Daniel : Mais non Teal’c, ce n’est plus Samantha Carter : c’est Samantha O’Neill maintenant !










J’espère sincèrement que ma fic vous à plus. Envoyez moi des feed s’il vous plait !


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