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Défendez votre points de vue sur les différents couples possibles dans les deux meilleures séries au monde...
 
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 Confidences Intimes

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Vive les Unas
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MessageSujet: Confidences Intimes   Jeu 17 Nov - 13:06

Auteur : Vive les Unas
Email : archeostargate@hotmail.fr
vivelesunas@cegetel.net
Blogs : http://stargatehyperfan.skyblog.com
http://vivelesunas.skyblog.com
http://michaelshanks.skyblog.com
http://davidandhewlett.skyblog.com
http://danieljacksonsdiary.blog.ca
Sites : http://sitealpha.forumactif.fr
http://sgdelires.superforum.fr
http://stargateshipslash.lolforum.net
Genre : Slash McBeckett (et oui, encore, je sais), quelques passages NC17 (mais plutôt hot dans le genre), un peu triste violent et dur, tendre (enfin, c’était le but quoi).
Saison : Aucune idée…
Résumé : Tout ne se passe pas toujours idéalement quand deux hommes s’affichent.
Disclaimer : Les personnages ne m’appartiennent pas, je fais ça gratos, ne pas publier sans mon autorisation merci !
Notes de l’auteur : Comme d’habitude, âmes sensibles s’abstenir (peut être pas à ce point, mais presque, limite je me suis choquée moi-même en écrivant ça ! lol, c’est beaucoup plus crus que mes fanfics précédentes si vous les avez lues), merci à Coldplay pour leur album X&Y que j’écoute en boucle et qui aide à l’écriture du slash ! Lol. Je dédie cette fics à ceux et celles qui souffrent du manque de tolérance ambiant, qu’ils soit gays , incompris, différents où tout simplement contre les critères débiles de normalité imposés par des cons. Lara Fabian disais « la seule différence, c’est qu’il ni en as aucune ».Alors continuez, n’écoutez pas les leaders intolérants qui vous forcent à changer. Un jour la normalité disparaîtra et les jugements avec. Le racisme est la pire chose qui existe, combattez le ! Démontez les idéologies néo-nazies, homophobes ou tout simplement racistes qui polluent la vie de nombreuses personnes, tenez tête au nom de la Tolérance ! Le despotisme n’est pas la solution. Merci.

Il était allongé sur son lit, tout habillé, les yeux ouverts, regardant fixement le plafond comme si il allait lui apporter une réponse à ses questions. Ses doigts se tordaient nerveusement, une boule d’angoisse s’était encore coincée dans son œsophage, son estomac était noué. Il ne pleurait quasiment jamais, il n’allait pas commencer pour rien… Mais était-ce vraiment rien ?
Cette chose qui le hantait. Ses nuits, ses jours, cette chose qu’il réprimait depuis quelques semaines. Jamais il ne fallait que ça sorte. Ce secret, il se devait de l’emporter jusqu'à la tombe. Ce serait tout compliquer que de l’avouer à quelqu’un, ou pire, à lui. Il entendait déjà les quolibets fuser, sentait les regards soupçonneux derrière son dos, le voyait déjà, lui, sa raison de vivre depuis quatre longues semaines, se détourner de lui, l’air de rien. Ca, il ne pourrait jamais le supporter. Il préférait encore souffrir en silence chaque fois qu’il le touchait, rêver à lui en secret, se triturer l’esprit afin de l’oublier plutôt que de prendre le risque de tout lui avouer et de tout gâcher. Il ne fallait pas se leurrer, lui avec Carson, c’était impossible, inimaginable, une pure fantaisie d’homme ayant la maturité sentimentale d’un gamin de douze ans. Oh, bien sur, au début, il avait essayé de trouver des parades à ce qu’il ressentait réellement. Mais ce n’était ni la crise de la trentaine en retard, ni la crise de la quarantaine en avance, ni quelque chose qu’il avait mangé où bu, ni un virus quelconque, c’était bien son cœur qui s’était emballé une fois de plus. Une fois de trop. Si seulement il n’y avait que ça…
Il se mettait à rougir chaque fois que ses yeux bleu ciel croisaient les siens, bleu nuit. Belle métaphore, le jour et la nuit, c’était exactement ce qu’ils étaient l’un pour l’autre ! L’un avenant, l’autre sociopathe, l’un doux et gentil, l’autre cynique et condescendant. L’un hétéro, l’autre complètement paumé, surtout en ce moment…
Il y avait quoi, une chance sur deux cent qu’il puisse ressentir les mêmes sentiments que lui à son égard ! Une broutille; essayer, c’était se ridiculiser et le perdre à jamais.
Depuis les tréfonds de son adolescence, Rodney avait toujours pensé que l’amour était une grosse merde que Dieu avait inventé pour faire chier l’Humanité toute entière. Depuis, il était devenu athée et considérait l’amour plutôt comme une utopie.
Franchement, combien de chances y a-t-il pour que la personne dont vous êtes tombé amoureux tombe sous votre charme ? Mathématiquement parlant, c’était quasi-impossible, pire que le loto.
Mais il souffrait terriblement de ne pouvoir se confier. Il aurait tellement voulu lui dire, mais il avait en même temps tellement peur de sa réaction ! C’était un enfer à vivre.
Et zut ! Malgré le fait qu’elles étaient persona non grata sur les joues de Rodney, les larmes s’invitèrent tout de même. Il ferma les yeux afin de les faire couler de plus belle. L’une d’elles roula le long de sa joue et vint se loger au creux de son oreille. Il ne tarda pas à s’endormir comme ça, une bonne chose étant donné que la nuit était déjà bien avancée.
Il lui manquait juste une présence humaine. Il souffrait terriblement de la solitude, et le fait de ne rien pouvoir y changer le rendait profondément triste.
Rodney McKay rêva de Carson Beckett cette nuit là, comme toujours. Le matin, il se réveillera encore plus mélancolique que le jour précédent, en sachant que jamais son rêve ne deviendra réalité. Il vivait ainsi depuis quatre semaines, depuis que Carson avait eu la bonne idée de poser sa main sur l’épaule de Rodney. Signe purement amical pour Carson qui avait éveillé des sentiments insoupçonnés chez Rodney. La vie réservait parfois de drôles de surprises…
Le lendemain, il se réveilla à sept heures et partit prendre une douche. Il posa ses mains contre le mur du fond de la douche et laissa l’eau chaude glisser lentement le long de sa tête,de son dos, de ses jambes… Il frappa d’un poing rageur sur la paroi, puis se retourna et s’y adossa, en se massant la main. Quel con ! Ses phalanges étaient meurtries, du sang s’en écoulait et gouttait jusqu’au sol. Ca faisait plutôt mal, et le pire, c’est qu’il allait devoir aller à l’infirmerie pour soigner ça. Ses yeux étaient rouges, il recommençait à pleurer. Il ferma les yeux et laissa l’eau laver on visage, comme si elle allait emporter ces sentiments qu’ils rejetait avec elle. Il resta une bonne trentaine de minutes sous la douche, à rincer son poing blessé. Mais le sang coulait encore et toujours. Il sortit et enveloppa la main dans une serviette éponge. Ca piquait horriblement. Il sourit en pensant qu’il devait sûrement être l’homme de plus douillet de toute l’expédition. Rodney s’habilla tant bien que mal et se rendit à l’infirmerie, espérant ne pas y trouver Carson.
C’était peine perdue. L’écossais l’accueillit avec un grand sourire.

Carson : Et bien Rodney ! Ca fait longtemps que je ne vous ai pas vu ! Qu’est ce qui vous amène ?

L’astrophysicien faisait son possible pour éviter que son regard ne croise celui de Carson. Il aurait l’air de quoi si il rougissait ! Il se força à prendre un air dégagé.

Rodney : Je me suis abîmé la main par inadvertance.

Il brandit son poing bandé à la va-vite avec la serviette éponge qui était maintenant constellée de taches pourpres.

Carson : Ca a l’air de saigner pas mal… Je vais vous arranger ça, par ici.

Il suivit Carson jusqu'à un lit entouré d’un paravent d’une blancheur polaire. Rodney s’assit sur le lit et posa son poing sur une petite table amovible. Le médecin prit une chaise, s’installa en face de lui et défit la serviette. Il se saisit d’une compresse et entreprit de soigner le canadien. Un frisson parcourut Rodney quand Carson toucha sa peau.

Carson : Comment vous vous êtes fait ça ?
Rodney : Aucune importance.

Il avait les yeux rivés sur les barreaux du lit, la tête à l’opposé du regard de Carson.

Carson : En général, il y a trois raisons pour lesquelles une personne détourne le regard. Soit elle a peur à la vue du sang, ce qui ne doit sûrement pas être votre cas, soit elle a mal, soit elle est attirée par moi et ne veut pas le montrer.

Rodney arrêta de respirer, son sang se glaça dans ses veines.

Carson : Dans votre cas, comme ça ne doit sûrement pas être la dernière solution, j’en déduis que c’est plutôt douloureux…

Rodney était pale. Théorie confirmée, Carson ne s’intéressait absolument pas à lui. Il sentait les larmes venir, une fois de plus. Il fallait qu’il se retienne. Il ne fallait surtout pas pleurer !

Carson : Rodney ? Vous allez bien ?

L’intéressé respira un bon coup. Si sa voix se cassait, c’était foutu. Il s’éclaircit la gorge.

Rodney : Tout va parfaitement bien.

L’écossais sourit.

Carson : On ne dirait pas ! Vous devriez voir votre tête !
Rodney : Je ne vois pas ce qui vous dérange avec ma tête.

Il perdit son sourire.

Carson : Mais rien du tout. C’est juste une expression, vous n’avez pas l’air très en forme, voilà tout…
Rodney : Le jour où ma forme aura besoins de votre avis, elle vous préviendra Carson.

Le médecin continua sa besogne en silence.

Carson : C’est terminé.
Rodney : Merci.

Le canadien se leva et s’apprêtait à sortir lorsque Carson posa sa main sur son épaule.
Rodney ferma les yeux. Non, pas encore… Il les ouvrit et se retourna.

Rodney : Oui ?
Carson : Je suis inquiet à votre sujet Rodney. Vous semblez…préoccupé.

Oh, non ! Et voilà qu’il s’en rendait compte maintenant…

Carson : Ca va ?
Rodney : Oui, je vous l’ai déjà dit.
Carson : Je suis médecin, si vous avez besoin de vous confier à quelqu’un…je suis là. Vous savez que vous pouvez tout me dire ?

Rodney eut un rire amer. C’était justement la personne avec laquelle se confier constituait la plus grosse connerie.

Rodney : Merci pour votre sollicitude Carson, mais je vais bien.
Carson : Ok.

Il sourit et repartit vaquer à ses occupations. Rodney s’engagea dans le couloir.
Ce sourire… Il le faisait littéralement fondre. Son accent aussi, et puis ses yeux… Il aurait tellement aimé pouvoir s’y jeter à corps perdu, s’y noyer. L’odeur corporelle de Carson, son parfum, la couleur de ses cheveux, ses mains… Il aimait tellement de choses chez lui.
Rodney passa prés des toilettes hommes. Il s’y enferma pour pleurer à nouveau.
Il resta plus d’une heure à pleurer là, comme un idiot. Une idée qui s’avéra bien mauvaise quand Carson fut pris d’une envie pressante et qu’en se lavant les mains, il entendis un sanglot provenant de la cabine du fond. Il baissa les yeux. Des chaussures liées de travers. Seul McKay était assez étourdis pour mettre ses lacets comme ça.

Carson : Rodney ? C’est vous ?
Rodney : Fichez moi la paix !

Le docteur soupira.

Carson : Je croyais que vous alliez « parfaitement bien » ?
Rodney : Mêlez vous de ce qui vous regarde !
Carson : Dr McKay, la santé mentale et psychologique de mes patients me regarde. Et aux dernières nouvelles, vous êtes un de mes patients…

Derrière la porte, Rodney laissa échapper un autre sanglot.

Carson : Allez, ouvrez la porte, ne faites pas l’enfant !

Il entendit le loquet claquer. Rodney apparut dans l’ouverture de la porte, les yeux rougis.

Carson : Bon, écoutez, là je n’ai pas vraiment le temps, mais si vous voulez, je passerait ce soir vous voir et discuter un peu avec vous…
Rodney : C’est parfaitement inutile.
Carson : Ce qui est parfaitement inutile, c’est de discuter mes décisions. Je suis extrêmement têtu et vous le savez !

Il sourit à nouveau et repartit à l’infirmerie. Rodney se sentait on ne peut plus mal à l’aise.
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MessageSujet: Re: Confidences Intimes   Jeu 17 Nov - 13:07

Carson Beckett, dans ses quartiers, ce soir… Maintes fois il avait imaginé une scène semblable, et cela ne se terminait jamais par un simple « au revoir ». Mais cela ne servait à rien de se faire des films débiles, c’était le meilleur moyen d’être déçu. Il repartit donc vaquer à ses occupations, et toute la journée durant, il ne pensa qu’a Carson et à ce qui allait se passer le soir. L’écossais s’inquiétait pour lui, c’était peut être un signe, et en plus il insistait…
Il fallait qu’il arrête de penser à ça. Il fallait qu’il arrête de penser à lui. Cela ne servait à rien.
Le soir arriva beaucoup trop lentement à son goût. Il avait attendu longtemps dans sa chambre, pour être sur de ne pas rater Carson. Il s’était regardé de nombreuses fois dans la glace, en se disant qu’il était un pauvre idiot d’attendre quelque chose de spécial de cette visite. Enfin, à 22h10, Carson frappa à la porte. Rodney ouvrit, le cœur battant.

Carson : J’avoue que l’espace d’un instant, j’ai cru que vous ne vouliez pas me laisser entrer.
Rodney : Vous en dites des bêtises quelques fois…

Il s’effaça pour laisser rentrer Carson et ferma la porte.

Carson : Maintenant que nous sommes à l’abri des oreilles indiscrètes, allez vous me dire ce qui ne va pas ?
Rodney : Mais tout va très bien.
Carson : Ouais, bien sur…

Il pouffa de rire et se mit à examiner les bibelots posés sur une commode.

Carson : Je ne vous avais jamais vu pleurer avant ce matin. Pourquoi pleuriez vous ?
Rodney : Rien du tout. Une broutille.
Carson : Laquelle ?

Ses yeux bleus croisèrent ceux de Rodney. Inévitablement, il rougit.

Rodney : Mais rien ! Une petite baisse de moral, voilà tout…
Carson : Pourquoi rougissez vous d’un seul coup ?

Rodney détourna les yeux du regard de Carson, mal à l’aise.

Rodney : C’est un interrogatoire ?
Carson : Non. Juste une discussion entre amis.

Il s’assit sur le lit de Rodney et lui fit signe de venir s’asseoir à coté de lui. Rodney s’exécuta de mauvaise grâce. La présence de Carson à ses cotés, son odeur, la chaleur qu’il dégageait, cette proximité… Ca le perturbait complètement.

Carson : Dites moi ce qui cloche…
Rodney : Impossible.
Carson : Vous vous êtes disputé avec quelqu’un de la base ?
Rodney : Non, je ne pense pas…
Carson : Vous avez flashé sur une fille qui ne s’intéresse pas à vous ?

Si seulement c’était le cas, cela aurait été dix fois plus simple ! Mais non, il avait flashé sur lui, quelle erreur ! Des larmes lui montèrent aux yeux. Il posa sa tête sur ses genoux en l’entourant de ses bras et se mit une fois de plus à sangloter doucement.

Carson : Rodney ! C’est donc ça…
Rodney : Non, justement…
Carson : Vous souffrez de la solitude ?
Rodney : Il y a un peu de ça.
Carson : Et il y a autre chose apparemment.
Rodney : Oui.

Ses sanglots s’amplifièrent. Carson posa sa main dans le dos de Rodney pour le réconforter. Le canadien sursauta. Il redressa sa tête.

Carson : Quoi ?
Rodney : Je vous en supplie…arrêtez de me toucher !
Carson : Vous avez vraiment un comportement étrange Rodney.
Rodney : C’est parce que…

C’était le moment ou jamais pour lui dire. Le courage manquait terriblement à Rodney, mais il mit toute son énergie à essayer de dire à Carson que…

Rodney : Je suis amoureux de vous Carson.
Carson : Pardon ?!?
Rodney : Je suis tellement désolé !

Il se remit à pleurer de plus belle. Carson était encore sous le choc.

Carson : Vous n’avez absolument pas à être désolé pour ce que vous ressentez Rodney.

Sa voix était devenue grave. Il passa son bras autours des épaules de Rodney.

Carson : Ca va aller. Je vous le promets.

Puis il se leva, ouvrit la porte, jeta un dernier regard à Rodney et sortit.
Le scientifique n’était pas sur d’avoir compris la totalité de la scène. Qu’est ce que Carson entendais par « Ca va aller » ?
Rodney avait imaginé beaucoup de réactions que Carson aurait pu avoir en entendant la nouvelle, mais pas celle là. Cet homme le mettait dans le désarroi le plus complet.
Rodney, épuisé, s’allongea sur son lit et s’assoupit aussitôt en essayant de ne pas penser à ce qui s’était passé.
Mais au cours de la nuit, il entendit quelqu’un frapper à sa porte, et comme elle n’était pas fermée à clef, la personne entra. Elle secoua un peu le scientifique pour le réveiller.

Rodney : Mmmm…

Il ouvrit les yeux. L’être à ses cotés était éclairé par un rayon de lune.

Rodney : Quoi ? Carson ? Mais que…
Carson : Il se trouve que moi aussi, j’ai à vous parler.

Rodney sourit et se gratta l’arrière de la nuque.

Rodney : Je suis tout bonnement en train de rêver, c’est certain…

Carson pinça doucement Rodney.

Rodney : Auch ! Non, bon, ok, tout ceci est réel.
Carson : Content de vous l’entendre dire.
Rodney : Je suppose que c’est à propos de ce qui c’est passé tout à l’heure.
Carson : Oui.

Il s’assit sur le lit. Rodney était toujours allongé. Carson se pencha sur lui et l’embrassa tout doucement.

Rodney : Quoi ? Mais alors…
Carson : Je cache bien mon jeu, hein ?
Rodney : Plutôt oui.

Carson s’allongea totalement sur Rodney et l’embrassa de nouveau. Le canadien eut un mouvement de recul.

Carson : Je suis…je suis navré.

Il se leva brusquement et se dirigea vers la porte.

Rodney : Quoi ?
Carson : J’aurais du me rendre compte que vos sentiments pour moi vous mettez mal à l’aise, que cette possible relation vous mettez aussi mal à l’aise. Désolé d’avoir été si direct.
Rodney : Carson…

Le médecin ouvrit la porte. Rodney se leva et la bloqua de sa main.

Rodney : Reste.

Il adossa Carson à la porte, mis le verrou en passant sa main derrière son dos. Il l’embrassa passionnément.
Carson jeta son regard dans le sien. Il sourit, puis attrapa la tête de Rodney et pressa ses lèvres contre les siennes, tout en lui caressant les cheveux.
Carson se dégagea de l’étreinte de Rodney et avança de quelques pas devant lui, au centre de la pièce.

Rodney se demandait bien ce que son écossais préféré avait en tête. Un sourire flottait sur le visage de celui-ci. Le serviteur de Sa Majesté ôta son T-shirt et s’allongea par terre. Rodney s’accroupit prés de lui, puis s’étendis sur le coté et se pencha sur Carson. De sa main gauche, il lui caressa la joue, tandis que sa main droite déboutonnait lentement son pantalon. Une fois celui-ci expédié, le serviteur un peu moins proche géographiquement de Sa Majesté que l’était l’écossais mit une jambe de chaque coté de Carson et, ses coudes en appui sur le sol, ses mains dans les cheveux du médecin, l’embrassa de nouveau. Ayant du mal à supporter la présence de vêtements sur le corps du canadien, Carson ôta fébrilement le pantalon et le T-shirt de Rodney. L’affaire des sous vêtements ne dura que quelques secondes.
Les esprits des deux hommes étaient complètement vidés de toute forme d’intelligence, l’instinct et la testostérone avaient pris le dessus. Problème : l’instinct avait un peu de mal à cette partie du jeu, le partenaire n’étant pas physiologiquement semblable aux individus que l’instinct avait l’habitude de traiter.

Carson : Hum. Un ange passe.
Rodney : Je suis pas sur de…
Carson : Qu’est ce qu’il y a ?

Rodney esquissa un sourire gêné.

Rodney : Je n’ai pas été briefé sur ce coup là.
Carson : Tu te moques de moi ?
Rodney : Je ne suis pas idiot quand même, mais…
Carson : Ok. Pas de problème. Plan B.
Rodney : C’est quoi plan B ?
Carson : Ca.

Il fit basculer le canadien sur le dos et se mit à cheval sur lui. Rodney riva ses yeux au plafond. Carson commençait à entrer en Rodney, progressivement. La bouche de l’écossais s’était tordue sous l’effet de la stimulation. Il gémissait doucement. Le scientifique n’était pas épargné par les vagues de plaisirs partagées avec Carson. Plus la fréquence du frottement augmentait, plus les sensations de plaisirs affluaient et se diffusaient dans ces deux corps reliés.
Rodney courba l’échine sous l’effet de l’orgasme et cria. Il ramena ses mains et les appliquas sur ses yeux, pour les cacher. Il fut pris d’une sueur glacée.
Les hanches de Carson se déboîtèrent des siennes. Il roula sur le dos, à la gauche de Rodney.
Ses lèvres tremblaient, il était à bout de souffle. Carson passa une main sur son visage, comme pour revenir à la réalité. Tout en essayant de refaire le plein d’oxygène, il tourna sa tête en direction de Rodney, qui avait toujours les mains posées sur les yeux. En écoutant plus attentivement, il s’aperçu qu’il sanglotait. Encore. Soudain inquiet, il caressa le bras et l’épaule gauche de Rodney pour attirer son attention.

Carson : Je…je t’ai fait mal ?
Rodney : Non, ce n’est pas ça !
Carson : Mais alors, qu’est ce que tu as ?
Rodney : J’en sais rien, j’ai juste…j’ai juste envie de pleurer !
Carson : Mais calme toi !

Il colla son torse à celui de Rodney. Sa respiration était saccadée. Lentement, Carson ôta les mains de Rodney de son visage et essuya les larmes qui coulaient. Il embrassa doucement son compagnon. Puis, il colla son front contre le sien, en le regardant dans les yeux.

Rodney : Désolé, je sais pas pourquoi j’ai craqué.
Carson : Ca va mieux ?
Rodney : Bien sur puisque tu es là.

Carson sourit, caressa les lèvres de son amant et nicha son visage dans le cou de Rodney, s’imprégnant de son odeur.

L’écossais fut réveillé le lendemain matin par un bruit d’eau qui coulait. Il s’extirpa de la chaleur du lit et enfila son boxer, histoire de ne pas passer pour le nudiste de service. Il regarda son visage dans le miroir de la commode de Rodney, se sourit à lui même et pénétra dans la salle de bain de l’astrophysicien. Celui-ci était prostré dans sa douche, la tête dans les genoux.

Carson : Rodney ?

Beckett passa un bras dans la cabine de douche et éteignit l’eau. Elle était glacée.

Carson : Eh ! Tu m’entends ? Qu’y a-t-il ?

Rodney releva la tête. Ses yeux étaient rougis, ses lèvres bleues.

Carson : Réponds moi…

Le canadien soupira douloureusement.

Rodney : J’en sais rien.
Carson : Je crois vraiment que tu as quelque chose qui cloche.
Rodney : Peut être bien.

Il se leva, attrapa une serviette de douche et se l’enfila autours de la taille. Il posa ses deux mains sur le rebord du lavabo et se regarda dans la glace. Carson prit une serviette dans l’armoire et la posa sur les épaules de Rodney, dont la peau était fraîche ; il avait la chair de poule. Il lui déposa de légers baisés dans le cou et serra ses bras autours de son torse en posant sa tête sur son épaule, par derrière. Il leva lui aussi les yeux vers le miroir.
Le regard de Rodney était fixé sur son reflet. Carson s’observa et observa son compagnon. Il sourit. Rodney, lui, était hypnotisé par l’image que lui et Carson rejetaient. Il avait serré les poings sur les rebords du lavabo et ses phalanges étaient devenues blanches.

Rodney : Lâches moi.
Carson : Pardon ?
Rodney : S’il te plait…

Carson, décontenancé, desserra son étreinte. Le canadien se retourna face à lui.

Carson : Tu as un problème avec…avec nous, c’est ça ?
Rodney : Je pense que oui, mais pas nous en particulier, juste…
Carson : Tu as un problème vis-à-vis de l’homosexualité ?

Rodney grimaça. Il avait dit le mot. Il ne pouvait plus s’ignorer maintenant.

Rodney : Te vexe pas, mais ça me fait un peu bizarre.
Carson : Un peu ? Ecoute Rodney, moi, ça me fait bizarre, toi, ça te fait plus que bizarre.
Rodney : Ca me met un peu mal à l’aise quoi.
Carson : Quand on est mal à l’aise, on rougit, à la limite en bégaye, mais on ne fait pas de crises de larmes à répétition
Rodney : Je ne m’était jamais vu comme pouvant ressentir ou vivre des choses romantiquement parlant avec…un homme.
Carson : Et en tant que scientifique théoricien, tu as du mal à bousculer tes idéaux.
Rodney : C’est ça.

Carson saisit Rodney par les épaules.

Carson : Mais il ne s’agit ni d’une simulation, ni d’une expérience scientifique. Il s’agit de toi Rodney. Tes émotions, ton corps, ton destin. Il faut savoir revoir ton point de vue sur toi-même. Sinon, tu seras borné à vie et stupidement têtu. Même si chez toi, c’est craquant…
Rodney : Carson, quand je commence une relation, je vois toujours loin…
Carson : Moi aussi.
Rodney : Et avec toi, le destin ne sera pas…ordinaire ! Ni enfants, ni même mariage…
Carson : Bien sur que c’est un peu plus compliqué qu’une relation soi-disant « classique », mais je veux que tu sache quelque chose : pour moi, cette histoire n’a rien de provisoire.

Il embrassa Rodney, mais celui-ci eut un mouvement de recul.

Rodney : J’ai juste besoin de réfléchir.
Carson : Si ce que tu appelle « une vie normale », c’est passer ton temps à renier tes sentiments pour des préjugés débiles, et bien je te souhaite bonne chance Rodney !

Il passa dans l’autre pièce, entreprit rapidement de retrouver ses vêtements, s’habilla avec désinvolture et ouvrit la porte.

Carson : Sur ce, bon vent. Merci pour cette nuit, je pense que je m’en souviendrait longtemps.

Toutes les personnes présentes dans le couloir, intriguées par la présence de Carson dans les quartiers de Rodney et par le ton de sa voix, observaient la scène.

Rodney : Carson, revient !

Mais il était déjà loin. Rodney referma la porte, s’y adossa et glissa jusqu’en bas. Qu’est ce qu’il pouvait être con quand il s’y mettait !
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MessageSujet: Re: Confidences Intimes   Jeu 17 Nov - 13:08

Le scientifique s’habilla, prit son petit déjeuné au mess et partit travailler dans son labo. Une journée normale. En apparence. L’esprit de Rodney était quasiment totalement occupé par Carson. Son corps portait encore l’emprunte du sien, les traces de la nuit passée. La journée s’écoula trop lentement à son goût, morne et monotone. Le soir, alors qu’il était attablé au mess, seul à sa table, Teyla vint le chercher.

Teyla : Vous devriez venir Rodney.
Rodney, la bouche pleine : Mais j’ai pasch finish !
Teyla : Si vous ne me suivez pas tout de suite, vous allez le regretter !
Rodney : Pourquoi ?
Teyla, mal à l’aise : Carson… Il a bu, il est en train de dire plein de choses…sur vous et lui…enfin, au cas où ce qu’il dirait est vrai…j’ai cru bon de vous avertir…

Rodney se leva d’un bond, abandonnant son repas à son triste sort de déchet ménager. Il suivi Teyla jusque dans le « salon de détente », ainsi surnommé par Sheppard, qui contenait en fait un minibar et une télé assortit d’un lecteur de films et de quelques sofas.
Carson était debout sur un canapé, une bouteille de bière à moitié vide dans la main gauche, la main droite levée en l’air. John et Aiden étaient en train d’essayer de la calmer.

Aiden : Voyons Carson ! Vous ne pensez pas ce que vous dites…
Carson, saoul : Bien sur que si ! Et je défie quiconque de me contredire !
Teyla : Qu’est ce qu’il a dit ?
Carson : Rrrrrooo ! Teyla ! Vous êtes revenue ! Et avec l’autre enculé en plus !

Rodney n’eut pas d’autre alternative que de se sentir visé par l’insulte de Carson. L’écossais descendit de son perchoir, s’avança vers le canadien et le prit par les épaules.

Carson : Tu sais ce qui est le plus rigolo ? Ben, enculé, en général, c’est une insulte en l’air. Ben en fait, avec toi, non ! Techniquement, t’es un enculé. Hier soir…
Rodney : Il serait temps d’aller vous coucher Carson.

Le médecin, hilare, se tourna vers son public.

Carson : Non, mais oh ! Voilà qu’il me vouvoie encore maintenant !
Rodney : Carson, tu as bu.
Carson : Oui ! Et tu sais pourquoi j’ai bu, l’enculé ? Parce que ce matin, tu n’as pas été réglo. Mais alors pas du tout du tout. Et au fait ! Je n’ai pas ‘cor raconté !

Il remonta sur un canapé et déclama son discours haut et fort.

Carson : Alors hier soir, je vais parler à Rodney, en tout bien tout honneur hein ! Comme j’irais parler à ptit’ tête, en tout bien tout honneur quoi !

Par « ptit’ tête », Carson désignait Sheppard du menton.

Carson : Et puis ben, je ne m’en souviens pas de tout, mais c’est partit en couille.

Il éclata de rire.

Carson : Et c’est le cas de le dire, que c’est partit en couille, parce que on à joué au docteur avec Rodney. Il était trrrrrrrès malade Rodney ! Hein ! J’ai même du te prendre ta température, tu t’en souvient de ça, hein ?
Rodney : Pitié Carson, arrête le massacre !
Carson : Non ! J’ai pas finit d’abord. Parce que ce matin, Monsieur Rodney nous fait une petite crise existentielle et m’envoie ballader ! Sauf que ben moi, Rodney, je suis amoureux de toi. Voilà. Et ça me fait de la peine. Et puis j’ai passé une mauvaise journée du coup.

Aiden et John étaient à mi-chemin entre le rire et la pitié.

John : Allez, quoi, Carson ! Partez vous couchez, vous êtes complètement plein !
Carson : Ta gueule ptit’ tête. Je n’ai pas encore terminé. Rodney, j’espère que tu vas me pardonner d’être un peu…guilleret ce soir, mais j’étais tellement triste que quand ptit’ tête et le Jackson Five m’ont proposé une bière, j’ai dit oui ! Mais je ne bois jamais, alors 7 bières, c’est un peu beaucoup. Mais je m’en suis pas rendu compte tu sais ! Tu me pardonnes, hein ?
Rodney : Carson…

Carson redescendit du canapé et regarda l’assistance. Puis, il se suspendu au cou de Rodney.

Carson : Je suis près à oublier pour ce matin, mais s’il te plait, pardonne moi parce que je suis complètement bourré !
Rodney : Mais c’est bon Carson, je vais pas t’en vouloir pour ça ! Vas te coucher !
Carson : Hé hé. Tu vas venir avec moi Rodney …c’est ton tour de faire le docteur aujourd’hui… âmes sensibles s’abstenir moi j’dis. Rodney, c’est un bon coup, hein Rodney ?

La situation était affreusement gênante pour Rodney. Il ne savait pas si Teyla, Ford et Sheppard croyaient ce que Carson disais. Le visage de l’écossais était à moins de cinq centimètres de celui du canadien, qui peinait à respirer à cause de l’odeur de l’alcool.

Carson : Tu sais Rodney, ptit’ tête et le Jackson Five, ils me croyaient pas quand est ce que j’ai dit qu’on était tout les deux. Dit leur, ils vont te croire toi, à cause que t’es pas bourré.

Rodney ne répondit pas.

Carson : Aller, dit le, t’étais moins timide hier soir ! Répète après moi : Je suis avec Carson.
Rodney : Je suis avec Carson.
Carson : Et maintenant le bisou !
Rodney : Carson, s’il te plait !
Carson : Vas y !

Rodney embrassa rapidement Carson sur la bouche devant les visages ahuris de John, Teyla et Ford. Le scientifique essaya de manœuvrer Carson sur son dos pour ainsi le traîner jusqu'à ses quartiers, oubliant sa fierté personnelle l’espace d’un instant.

Rodney : Tu as les clefs de tes quartiers sur toi ?
Carson : Mmmm, oui…trouve les !
Rodney : Donne les moi Carson !
Carson : T’es pas marrant.

Il prit ses clefs et les donna à Rodney qui ouvrit la porte et jeta Carson à l’intérieur de la pièce.

Carson : Bougre ! T’es drôlement pressé d’un coup.
Rodney : Dors bien Carson.

Il était déjà dans le couloir, mais Carson l’attrapa par le col et le happa à l’intérieur.

Carson : Toi, tu vas rester ici !
Rodney : Non.
Carson : Mais si.

Il zippa la fermeture éclair du gilet de Rodney jusqu’en bas. Mais Rodney la remonta.

Rodney : J’ai dit non.

Carson, dans un élan de rapidité extraordinaire compte tenu du fait qu’il était ivre, défit le pantalon de Rodney qui se retrouva en caleçon au milieu de la pièce.

Rodney : C’est malin.
Carson : Je n’en ai pas terminé avec toi.

Il se baissa, abaissa le caleçon de Rodney qui réalisa trop tard que Carson allait lui rejouer la flûte enchantée.

Rodney : Non, Carson, arrête.

Rodney s’affola en sentant que l’écossais commençait sa besogne.

Rodney : Non, mais sérieusement, arrête.

Il fallait qu’il s’agrippe à quelque chose, ou il allait tomber. Laborieusement, il bougea du mieux qu’il pu avec un pantalon baissé et un écossais bourré en train de lui faire une fellation. Il recula jusqu'à une commode et s’y adossa, posa sa main tremblante sur la console.

Rodney : Carson, s’il te plait…

Ces mots devirent bientôt incompréhensibles pour le commun des mortels. Il gémissait de plus en plus fort, et savait qu’il allait bientôt dépasser le point de non-retour (dans sa chambre pour cette nuit).

Teyla partit se coucher en pensant à ce qu’elle avait appris ce soir. Rodney et Carson, ensemble ! Quelqu’un le lui aurait dit, elle ne l’aurait pas cru. En rejoignant ses quartiers, elle regarda la porte voisine de la sienne. Sa chambre était adjointe à celle de Carson. Tout en se disant que le médecin avait bien caché son jeu, elle pénétra dans sa pièce, se déshabilla et s’allongea dans son lit, qui était appuyé contre mur. Malheureusement pour son quota de sommeil, de l’autre coté de ce mur se tenait la commode précédemment citée…

Carson arrêta la torture qui infligeait à Rodney. Il se releva, l’air de rien, et regarda l’astrophysicien, une lueur coquine passant dans ses yeux. Rodney reprenait son souffle.

Rodney : Tu vas voir toi !

Il expédia ses chaussures, son pantalon et son gilet et s’attaqua aux vêtements de Carson.
Rodney pressa son amant contre le mur et l’embrassa violemment. L’ébat prenait l’allure d’un combat de catch. Bon évidemment, Carson était désavantagé, il n’était pas assez rapide, les 7 bières n’aidaient pas. Rodney profita de cette faiblesse.

Rodney : Retourne toi ! Face au mur !
Carson : Hein ? Que…quoi ?

Il n’agissait pas assez vite. Rodney le retourna lui-même, le sourire aux lèvres. Le scientifique passa ses mains par-dessous les bras de Carson et s’agrippa à ses épaules. Il le plaqua contre le mur, son torse collé au dos du médecin et l’embrassa dans le cou. Il lui mordit tendrement l’oreille et murmura :

Rodney : Ma vengeance sera terrible.

Puis il donna un coup de rein et pénétra soudainement Carson, qui gémit, se tenant à la commode bringuebalante.
Rodney recommença de nombreuses fois, les gémissements conjugués se transformèrent en cris de plaisir et la commode ainsi que les corps de Carson et Rodney se cognèrent maintes fois contre le mur.

De l’autre coté, Teyla se demanda si quelqu’un n’avait pas frappé à la porte. Puis, elle vit son lit bouger et s’éloigner petit à petit du mur, par à coups. Elle entendait vaguement des cris qui n’avaient rien d’innocents. Elle rougit malgré elle et appliqua sa main contre le mur. Celui-ci tremblait beaucoup. Sans aucun doute, Carson était un train de pratiquer une activité sportive particulièrement bruyante avec quelqu’un, pas difficile de deviner qui. Teyla colla son oreille contre la paroi, on pouvait aisément reconnaître deux voix. Celle de Carson, les « r » roulés, la formulation hésitante due à l’ivresse et celle de Rodney, un peu plus assurée, qui apparemment commençait à fatiguer. Elle jeta un coup d’œil à sa montre. 23h32. Avec de la chance, l’assaut serait terminé dans moins de dix minutes. En fait, l’athosienne du attendre au moins une heure avant de pouvoir enfin s’endormir. L’endurance était une plaie pour les voisins puritains…

Rodney s’appuya sur Carson, en essayant de récupérer. Ils étaient en sueur, exténués. Carson se glissa sous les couvertures, Rodney le suivit et s’endormi la tête posée sur son épaule. Le réveil allait être difficile…
Mais dans la précipitation, Carson avait oublié de mettre le réveil. Si bien qu’à 10h20, l’infirmerie n’était toujours pas ouverte et tout le monde se demandait où était passé le Beckett matinal qu’ils connaissaient.
Ce Beckett en question avait la gueule de bois, et il fut plus qu’étonné quand il se réveilla et trouva Rodney endormi à ses cotés, sans aucun souvenir des événements de la nuit précédente.
Il le secoua doucement pour le réveiller.

Rodney : Bonjour….
Carson : Rodney, s’il te plait, épargne moi les clichés des films romantiques, genre réveil après un nuit torride, c’est kitchissime.
Rodney : Oh, bon, ça va, j’ai connu plus agréable comme réveil !
Carson : Désolé.

Il s’allongea à coté de Rodney. Ils fixaient tous deux le plafond, l’un à coté de l’autre, essayant doucement de se réveiller.
Carson tourna la tête en direction de Rodney.

Carson : Qu’est ce qui c’est passé ?

Rodney se tourna vers Carson, un sourire aux lèvres.

Rodney : Je dois vraiment te faire un dessin ?

L’écossais éclata de rire.

Carson : Non, mais je veux dire avant gros bêta !
Rodney : Raconte moi la dernière chose dont tu te rappelles, je meublerais le reste.
Carson : J’étais avec Ford et Sheppard, au salon détente, en train de siroter bières sur bières, et je me souviens avoir fait deux trois trucs genre chanter « Another Day In Paradise » à tue-tête, mais sinon, plus rien…
Rodney : Et bien Teyla est venue me chercher pendant que je mangeait, je suis allé avec elle au salon où tu était debout sur un sofa en train, en vrac, d’appeler Sheppard « ptit’ tête » et Ford « le Jackson Five », de me traiter d’enculé et de raconter à tout vas ce qui c’était passé la nuit précédente. Ah, oui, tu m’as forcé à avouer à tout le monde qu’il y avait quelque chose entre nous, j’ai du te ramener sur mon dos ici où tu m’a littéralement sauté dessus, et on à testé la résistance de cette petite commode une bonne partie de la nuit. Voilà.

Carson était sous le choc.

Carson : Donc tout le monde est au courant maintenant ?
Rodney : Mouais.
Carson : Je me demande comment les gens vont réagir.
Rodney : Moi aussi.

Carson se pencha sur Rodney et l’embrassa.

Carson : Si ça tourne mal… Je suis désolé.
Rodney : Pourquoi ça tournerait mal ?
Carson : Les gens…ne sont pas toujours des plus tolérants.

Rodney promenait sa main sur le dos de Carson, allant du haut de la nuque jusqu'à bas des reins. Les deux hommes se regardaient dans les yeux, s’hypnotisant l’un l’autre.

Rodney : Ils ne sont pas aussi importants que toi à mes yeux.
Carson : Je n’aurais jamais honte de ce qu’on est en train de vivre. Jamais.
Rodney, remuant à peine les lèvres : Je t’aime.

Le médecin souriait.

Carson : Grrrr, encore du romantisme kitch genre films nunuches, tu m’énerves !

Il s’affala sur le scientifique et l’embrassa. Il jeta discrètement un coup d’œil au réveil matin posé sur la table de nuit et se releva.

Carson : Merde !

Rodney soupira. Sans même regarder l’heure, il avait deviné.

Rodney : En retard ?
Carson : En retard.

Carson s’apprêta à sortir des couvertures, mais le canadien le retint.

Rodney : Ecoutes, tu es toujours le premier levé, tu peux faire une impasse pour une fois…
Carson : Tu crois ?
Rodney : Absolument.
Carson : Mais…ils vont se demander ce que je fabrique !
Rodney : Après tes révélations d’hier soir, crois moi, ils savant déjà où et avec qui tu es et ce que tu es en train de faire.
Carson : Bon, dans ce cas…

Il s’allongea complètement sur Rodney et posa sa tête contra sa poitrine. Il lui caressait l’épaule droite du bout des doigts.

Rodney : Tu m’écrases…
Carson : J’en suis pleinement conscient.

Ils éclatèrent de rire. Rodney serra très fort Carson contre lui.

Rodney : Je suis actuellement face à un dilemme. J’ai envie de te dire que je t’aime, mais tu n’aimes pas trop quand je le fais, alors quelle est l’alternative ?
Carson : Je vous jure allégeance, oh bon seigneur Carson, par exemple.

Rodney rie de nouveau.

Rodney : Tu as trop regardé Braveheart.
Carson : À chaque fois on me la sort celle là ! Je suis écossais, et alors ? Tu es bien canadien, et je ne te sors pas à tout bout de champ « tu bois trop de sirop d’érable. » !
Rodney : Non, tu as raison.
Carson : J’ai toujours raison.
Rodney : Bien sur. Moi aussi.
Carson : Nous sommes les sages de l’expédition Atlantis.
Rodney : Tout a fait.
Carson : Nous sommes les moines Shaolins de la galaxie pégase.
Rodney : Les moines Shaolins ne sont pas abstinents ?
Carson : J’en sais rien. Bon, alors nous sommes les guides spirituels de la galaxie pégase.
Rodney : C’est ça.
Carson : On est les représentants royaux de l’expédition.
Rodney : Les serviteurs de Sa Majesté Elisabeth.
Carson : Laquelle ?
Rodney : Les deux Carson, c’est un jeu de mots.

Carson pouffa. Ils discutèrent encore un moment, toujours enlacés, puis prirent un douche tout les deux que la morale qui m’est inconnue et le manque d’imagination m’empêchent de raconter en détails.
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MessageSujet: Re: Confidences Intimes   Jeu 17 Nov - 13:09

Arrivés habillés et propres à la porte qui menait au couloir, ils s’arrêtèrent, un peu inquiets.
Rodney posa sa main sur l’épaule de Carson.

Rodney : Assume tes bières Carson.
Carson : Ouais, je boirais moins la prochaine fois.
Rodney : J’espère que ça va aller, tu aurais vu leurs têtes hier !
Carson : Ca ira. On va leur faire front tous les deux et ça ira.

Rodney embrassa Carson, puis soupira.

Rodney : A toi l’honneur d’ouvrir, c’est ta porte après tout…

Carson s’exécuta. Le couloir était désert. Ils avancèrent vers le mess, car il était prés de midi et l’absence de petit-déjeuner leur taraudait l’estomac.

Rodney : Prêt ?
Carson : Vas y.

Il ouvrit la grande porte et pénétra dans le réfectoire déjà à moitié remplis. Carson comme Rodney avait l’impression d’être épié, observé, et ne savais pas si c’était la vérité ou si c’était les effets de son imagination. Ils s’installèrent ensemble à une table et commencèrent leur repas, mal à l’aise. Teyla pénétra peu de temps après dans le mess et s’installa à leur table. Elle avait des cernes mauves sous les yeux.

Rodney : Bonjour Teyla.
Teyla : Ca va ?
Carson : Euh, oui, désolé pour hier, quand j’ai un peu forcé sur la bouteille, si je vous ai insulté, je m’excuse, l’alcool à de drôles d’effets sur moi.
Teyla : Vous ne m’avez pas insulté Carson.
Carson : Tant mieux alors.

Il sourit.

Teyla : Euh, au fait, je dois vous parler d’un sujet…un peu gênant.

Rodney sentait le malaise monter en lui, mais resta parmi les conscients.

Rodney : Allez y.
Teyla : Et bien…voilà : pourriez vous s’il vous plait faire un peu moins de…de bruits la nuit, et si possible d’éviter de faire bouger les murs parce que…enfin voilà quoi, j’ai eu beaucoup de mal à m’endormir la nuit dernière…

Carson lâcha ses couverts, pale, Rodney retint un fou rire.

Carson : Oh, je suis navré, j’avais oublié qu’il y avait une chambre adjacente à la mienne, vraiment, je suis…navré. En plus c’était la votre, je suis…navré… Ca ne se reproduira plus, je vous le promets…
Teyla : Ne soyez pas aussi…navré, Carson, je m’en remettrait, juste…évitez de recommencer ! En plus, c’est plutôt gênant comme genre de bruits.
Carson : Je suis vraiment navré Teyla, cela n’arrivera plus.

Cette fois, Rodney n’y tint plus, il partit d’un rire nerveux et s’affala sous la table.
Teyla pouffa de rire.

Teyla : C’est vrai que la situation est plutôt caustique, mais… McKay, ça vas ?

Rodney était toujours plié en deux par le rire, mais il se redressa.

Rodney : Tout baigne ! Moi aussi je suis…navré.

Il rigola de plus belle, et cette fois Carson et Teyla l’imitèrent.
Une fois la crise de rire terminée, Carson et Rodney finirent de manger et sortirent du mess.

Carson : Je te plain.
Rodney : Pourquoi ?
Carson : Affronter les sarcasmes du Dr Radek Zalenka n’a rien de réjouissant.
Rodney : Il ose me faire une réflexion désobligeante et il se prend un E2PZ vide dans la tronche !
Carson : C’est ça ! Et tu me donneras encore plus du travail à l’infirmerie comme ça!
Rodney : Oui, ce n’est pas la bonne solution. Euh…je l’humilie grâce à mon intelligence supérieure.
Carson : Et à ton incroyable modestie !

Rodney entoura les épaules de Carson de ses bras.

Rodney : Ton ironie ne me touche pas Carson. D’ailleurs, je préfère de loin affronter un tchèque de mauvais poil qu’une armada d’infirmiers soupçonneux qui vont s’écarter de toi à chaque fois que tu passes près d’eux de peur que tu ne leur mettes la main aux fesses.
Carson : Aha, très drôle ! Non, Rodney, pour moi tu es le seul « plottable » dans cette base.

Les regards inquisiteurs des personnes présentes dans le couloir qui les regardaient mettait Rodney mal à l’aise, mais jamais il ne se serait avoué vaincu et aurais lâché Carson.
Néanmoins, la porte de l’infirmerie se dressait à présent devant eux et l’heure de la séparation provisoire avait sonné. Rodney se résolut donc à retirer son bras et enfoui ses mains dans ses poches.

Carson : On y est.
Rodney : Oui, enfin moi pas tout à fait, le labo est un peu plus loin…

Carson sourit.

Carson : Bonne chance.
Rodney : Toi aussi. Si j’ai envie de te voir, je m’arrangerais pour me couper avec du papier ou quelque chose dans le genre, ne t’inquiète pas.
Carson : Donc si à la fin de la semaine je te retrouve mutilé de partout, j’aurais une part de responsabilité ?
Rodney : Exactement. Bon, j’y vais.

Il sourit au médecin et lui mit la main sur l’épaule. S’embrasser en plein couloir aurait été inapproprié. Rodney repris donc le chemin du labo, laissant Carson à ses bistouris et autres vaccins.
Zalenka était déjà dans le labo.

Radek : Quelle ponctualité Rodney ! On se demande où vous étiez ce matin…et cette nuit.

Cette remarque exaspéra McKay.

Rodney : Les nouvelles vont vite à ce que je vois.
Radek : Plutôt oui.
Rodney : Je vous dit tout de suite : si vous vous apprêtiez à me lancer des pics, vous pouvais vous abstenir.
Radek : C’était juste une remarque ironique, je m’arrête là. De toute façon, votre vie sentimentale d’une ne m’intéresse pas, de deux ne me regarde pas. Ce n’est pas parce que je suis au courant de certaines choses que quelque chose vas changer. Pour moi, vous êtes le même Rodney que celui qui a passé cette porte hier matin, alors si vous pouviez m’aider à analyser les courbes d’énergies de cet artefact, je vous en serais extrêmement reconnaissant.

Le canadien sourit, soulagé.

Rodney : Volontiers.

Pour Carson, cela se passa un peu plus difficilement. Les hommes qu’il devait ausculter étaient mal à l’aise, l’écossais le sentait bien. Les patients comme les infirmiers le regardaient du coin de l’œil. Il surpris en pleine discussion derrière un rideau deux de ses assistants. Ils parlaient de lui à voix basse.
Carson avait beaucoup de travail, et Rodney ayant fini avant lui, il vint le rejoindre à l’infirmerie. Il le trouva particulièrement irrité, en train de trier nerveusement des analyses dans son bureau.
Rodney frappa à la porte, ouverte par ailleurs, pour alerter Carson de sa présence. Celui-ci releva la tête et son visage s’illumina à la vue de son canadien attitrée.

Rodney : Alors ?
Carson : Ca va mal.

Rodney fut surpris par la dureté du ton de l’écossais.

Rodney : A ce point là ?
Carson : Et oui…

Blanc. Le médecin s’évertuait à trier encore et encore son immonde paperasse. Rodney s’assit sur une chaise qui faisait face au bureau de Carson.

Rodney : Mais encore…
Carson : Et bien soit on me regarde de travers, soit on discute de moi derrière mon dos, soit on est mal à l’aise en ma présence, soit on m’ignore totalement.
Rodney : Je compatie.
Carson : Et toi ?
Rodney : Radek se fout complètement de ma vie sentimentale. Il me l’a fait savoir et je lui en suis extrêmement reconnaissant.
Carson : Si seulement tout le monde était comme lui…

Un infirmier rentra dans le bureau et fut visiblement surpris de voir Rodney à l’intérieur. Il rougit, puis déglutit.

Carson : Et bien entrez Peter, vous n’allez pas prendre racine sur le pas de la porte…

Rodney fit un signe amical de la main.

Rodney : Salut lieutenant McMillers !
Peter : Bonjour docteur McKay. Euh, je suis navré, je ne voulais pas vous déranger…
Carson : Hum. C’est à quel sujet ?
Peter : Euh, le dossier de Kavanaugh. Vous avez oublié de le cosigner.
Carson : Non, vous aviez mis qu’il était en parfaite santé. Je ne suis pas d’accord : il est anormalement délateur et chiant.

Devant l’air d’incompréhension de McMillers, Carson signa le dossier et le lui rendit.

Carson : C’était une plaisanterie Peter.
Peter : Ah. Désolé. Bon, je vais au mess si vous estimez que j’ai fini…
Carson : C’est bon, allez y.
Peter : Merci.

Le lieutenant sortit.

Carson : Il n’a pas arrêté de me regarder de travers aujourd’hui.

Il soupira.

Rodney : On devrait peut être aussi aller manger, non ?
Carson : Vas y sans moi, j’ai encore des trucs à trier.
Rodney : D’accord.

Il s’approcha de Carson et l’embrassa.

Rodney : On se rejoint ce soir dans mes quartiers ?
Carson : Ok, mais pour dormir…
Rodney : J’espère bien ! Sinon demain matin j’aurais l’air d’un zombie.

Il sortit du bureau. Carson prit une gorgée de café et se remit au travail.
Quelques minutes plus tard, Rodney pénétra d’un pas mal assuré dans le réfectoire. Il était bondé, si bien qu’il du se résoudre à travailler sa sociabilité et s’asseoir en face d’un jeune militaire car la chaise en face de lui était la seule de libre.
Il décida d’être amical pour une fois et tendis la main au jeune homme.

Rodney : Dr Rodney McKay.
Militaire : Je sais qui vous êtes.

Il ne répondit pas à la main tendue de McKay, qui se mit à manger, passablement vexé. Mais Rodney avait beau lutter contre sa nature, il était grande gueule, et ses efforts pour ne pas fermer le clapet de ce jeune blanc-bec étaient surhumains.

Rodney : Excusez moi… Mais vous avez quelque chose contre les scientifiques ou quoi ?

Le militaire se leva et considéra McKay avec mépris.

Militaire : Non. Je n’aime pas les tentouses, en particulier quand elles viennent s’asseoir en face de moi, c’est tout.

Cette remarque eut l’effet d’un violent coup de poing dans le ventre de Rodney. Le militaire partit, mais ses mots restèrent gravés dans le cerveau du scientifique. Il avait passé une journée tellement…normale qu’il en avait oublié les aveux de la nuit précédente. Tentouse. C’était bien une insulte de militaire ça ! Mais tout de même… On le traitait d’intello, de râleur, de salaud, d’égoïste, de mec chiant, ou même d’enculé, ça le rendait maussade au pire, mais là…
Le canadien finit son repas en pensant à autre chose et traversa le mess pour sortir. Des tables occupées par des troufions et des scientifiques tapissaient ce long couloir humain, le tout dans une odeur saturée de friture et de soupe. Nombre de gens observaient McKay qui avait l’impression d’être une bête curieuse traversant le couloir de la honte. Des mots chuchotés lui parvenaient sans qu’il puisse en comprendre le sens. Juste des mots, éparses : « je n’aurais jamais cru ça de lui », « choc », « pervers », « déçoit », « pédé »… Ces mots agissaient sur Rodney comme des poignards plantés un à un dans ses tripes. Il ravala un sanglot rageur et triste.
Un jeune capitaine qui ne parlait pas assez à voix basse confia à son camarade : « Je laisserais plus le toubib m’ausculter maintenant, ça me dégoûte !
T’imagines les cochonneries qu’ils font pas le soir ! Pourtant, à voir la tête de McKay, on dirait vraiment pas que… »
Rodney ne supporta pas que l’on s’attaque à Carson. Lui, il n’était pas habitué aux moqueries, alors que lui-même en avait vu d’autre. Ils n’avaient pas le droit de les juger sans les connaître ! Il s’arrêta un deux mètres environ de la table où était assis le capitaine, puis il se retourna, les poings serrés.

Rodney : Que quoi ?
Capitaine : Pardon ?
Rodney : On ne dirait vraiment pas que quoi ?
Capitaine : Vous…vous avez entendu ?
Rodney : Répondez !

Le camarade du capitaine intervint.

Camarade : On ne parlait pas de vous Dr McKay.
Rodney : Vous vous foutez de ma gueule ? Vous avez prononcé mon nom !
Capitaine : Calmez vous, il ni a pas mort d’homme. Avec les rumeurs qui courent, on est en droit de se poser des questions…
Rodney : Et puis-je savoir à quel sujet ?
Camarade : Vous le savez bien.
Rodney : Non ! Non, je ne sais rien, je suis un idiot congénital, il va falloir m’expliquer !
Capitaine : Le truc…Entre vous et le Dr Beckett…
Rodney : Ma vie privée ne vous regarde absolument pas !
Capitaine : Eh, calmos, c’est le manque de pipe qui vous rend comme ça ? Carson chéri a oublié de vous ramoner ?

Nombre d’hommes éclatèrent de rire. Rodney était outré il sentait les larmes lui monter aux yeux. Mais il fallait se retenir. Ce connard de militaire avait osé insulté Carson et lui-même, et à voix haute de surcroît, devant tout le monde ! Sa voix était blanche, tremblante.

Rodney : Je vous interdis d’insulter le Dr Beckett alors qu’il n’est pas là.
Capitaine : Oh ! Et qu’est ce que vous allez me faire ? Me frapper ?
Rodney : Vos accusations vulgaires et vos menaces triviales sont bien la preuve de votre manque incontestable de neurones.

Le militaire se leva et toisa le canadien.

Capitaine : Attention à ce que vous dites McKay. Les pédales comme vous, j’en fais de la chair à pâté moi.

C’en était trop pour le scientifique. Ayant pleinement conscience que le combat serait perdu d’avance mais ne pouvant se retenir, il donna un violent coup de poing dans la mâchoire du militaire. Surpris mais indemne, le capitaine éclata de rire et flanqua un coup de pied magistral dans le ventre de Rodney qui se plia en deux, le souffle coupé. Il se prit un coup de poing dans la figure.
L’homophobe de service allait l’achever d’un coup de pied en pleine tête quand John Sheppard s’interposa.

John : Capitaine Maurras, arrêtez ça immédiatement !

Le sourire du capitaine se figea et le capitaine lui même se redressa.

Capitaine : Bien major.
John : Vous aurez un blâme pour altercation avec civil au sein d’une mission.
Capitaine : Si je peux me permettre major, c’est lui qui a commencé…
John : Vous l’avez injustement provoqué avant. Et ne répondez pas si vous ne voulez pas d’autre sanctions. Je vous ordonne de vous tenir à distance du Dr McKay désormais. Est-ce clair capitaine ?
Capitaine : Je ne vais pas me frotter à une tarlouse major.
John : Ca suffit maintenant ! Vous êtes consigné à vos quartiers jusqu'à nouvel ordre !
Capitaine : Bien major.

Il sortit du mess le pas raide, visiblement vexé. John se retourna pour aider son ami à se relever car les coups l’avaient poussés à terre.

John : Ca va ?
Rodney : Oui.

Il avait toujours envie de pleurer.

John : A l’avenir… N’essayez pas de vous battre avec un militaire deux fois plus fort et entraîné que vous.
Rodney : Merci John.

Rodney évitait soigneusement de regarder John dans les yeux.
Il sortit rapidement du mess et se dirigea vers se quartiers. La haine, la colère, la honte, le sentiment d’injustice et la tristesse se mélangeaient dans le cœur du scientifique. Il ouvrit la porte de ses quartiers et se dirigea vers la salle de bain. Il observa son reflet dans le miroir au dessus du lavabo. Un œil au beurre noir, et merde ! Il se pasa de l’eau sur le visage, se déshabilla et mit un simple T-shirt pour dormir, puis partit s’allonger sur son lit. Et là, seul, attendant désespérément Carson, le seul qui semblait capable de le comprendre, il ne pu retenir ses larmes. Il se mordit le poing pour étouffer un hurlement regroupant tout ses sentiments et ferma les yeux.
Réfléchir sur lui et Carson. C’était tellement bien avec lui… Tous paressait si simple… C’était juste avec les autres que ça n’allait pas. Il avait honte d’avoir honte de sa relation avec l’écossais quand une tierce personne la lui reprochait.
Mais qui étaient ils pour juger ? Rien n’interdisait deux hommes de s’aimer, alors pourquoi les gens réagissaient ils comme ça ? Qu’est ce qui les dérangeait ? Ils ne faisaient rien de mal après tout, pourquoi voulait on les faire souffrir ?
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MessageSujet: Re: Confidences Intimes   Jeu 17 Nov - 13:09

Carson entra dans la chambre.

Carson : Rodney ? Tu es là ?

Il alluma la lumière et vit l’homme qu’il aimait allongé sur sa couche, les pommettes humides.

Carson : Tu vas bien ?
Rodney : Non.

Le médecin s’approcha de Rodney, remarqua son œil au beurre noir et devint blême.

Carson : Qu’est ce qui c’est passé ?
Rodney : Rien, une petite altercation avec un con.
Carson : A quel sujet ?
Rodney : Je ne supporte pas les remarques désobligeantes, j’ai pas réussis à me contrôler.
Carson : Qui t’as fait ça ?
Rodney : Le capitaine Maurras.

Carson s’apprêta à sortir de la chambre, probablement pour aller faire sa fête un capitaine, mais Rodney lui attrapa le bras et le retint.

Rodney : Laisse. On y peut rien.

Carson soupira.

Carson : Je n’aime pas te voir comme ça…
Rodney : Viens là.

D’un geste du menton il désignait la place vide à coté de lui dans le lit. Carson enleva ses chaussures et sa veste et s’allongea à coté de Rodney.

Carson : Pour ton œil, on peut rien faire, il faut juste attendre qua ça passe.

L’écossais entoura Rodney de ses bras, sa poitrine contre son dos. Il lui donnait des baisés dans le cou et les cheveux.

Rodney : Je t’aime Carson, mais …
Carson : Mais quoi ?
Rodney : A la cantine… J’avais l’impression d’être le pédé du zoo tu vois ! On m’épiait, on m’insultait, on t’insultait toi… Pourquoi ?
Carson : Si les gens sont débiles Rodney, tu n’y peut rien.
Rodney : Et pourquoi je me sens coupable alors que je n’ai rien fait de mal ? Merde ! Je n’ai pas le droit de vire heureux ? Ils ne sont pas capables de nous foutre la paix ?
Carson : Ca n’avait rien avoir avec toi personnellement. Les gens rejettent de ce qu’ils ne connaissent pas, se refusent à accepter ce qui ne leur parait pas naturel…
Rodney : Mais je ne me sens pas anormal parce que je t’aime !
Carson : Moi non plus. Mais la normalité est définie par les gens, et tout les gens ne sont pas prêts à accepter ce qu’ils ne feraient pas eux même.
Rodney : Ils font ce qu’ils veulent, j’en ai rien à foutre, mais je voudrais juste qu’ils arrêtent de nous juger et de nous faire chier ! J’ai vraiment l’impression qu’on a fait quelque chose de répréhensible alors que ce n’est pas le cas, et je…j’ai honte alors que je n’ai jamais été plus heureux que lorsque je suis avec toi. Je ne veux pas que ça s’arrête à cause des autres mais…

Carson se redressa et posa sa main sur la joue du scientifique.

Carson : Rodney, si un jour ça devait s’arrêter, ce que je souhaite le moins au monde, ça devras être ta décision, pas celle des autres. Ta vie n’a pas à être dirigée par une autre personne que toi.

Rodney sourit tristement.

Rodney : Merci Dr Freud.
Carson : De rien. Bonne nuit.

Ca lui déchirait le cœur de le voir comme ça. Il l’embrassa. En espérant que le lendemain serait plus clément, Carson mis le réveil à 7h, s’allongea sur le ventre à coté de Rodney, posa sa main droite sur sa poitrine et ferma les yeux. Ils s’endormirent.
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MessageSujet: Re: Confidences Intimes   Jeu 17 Nov - 13:10

Mais les jours suivants furent pires encore. Quasiment plus aucun homme ne se risquait dans l’infirmerie, ils préféraient laisser traîner un rhume ou une entorse plutôt que de se faire examiner par Carson.
Les plus cruels avaient remarqués que Rodney était plus faible psychologiquement que Carson et en profitaient. Ils l’insultaient sur son passage, ils faisaient des blagues douteuses à son sujet etc.…
Un jour, la débilité humaine atteint son paroxysme.
Rodney ouvrit la porte de ses quartiers et s’arrêta devant le spectacle qui s’offrait à lui, horrifié. Quelqu’un s’était attaqué au mur du fond de sa chambre. La personne avait tagué à la peinture rouge les mots « crevez sales PD, espèce de pervers, vous salissez la cité bande de folles ».
La peinture coulait encore sur le sol, une odeur forte emplissait l’air. Rodney, horrifié, pénétra à l’intérieur de la pièce et trébucha sur quelque chose de mou et glissant.
Il se releva en se massant les reins et baissa les yeux. Sur le sol était déposé un tas de poissons atlantes, visiblement péchés depuis plusieurs jours et dégageant une odeur pestilentielle. Courageusement, Rodney continua à inspecter la pièce. Un cadre contenant sa photo et celle de sa sœur avait été brisée, et les yeux de Rodney avaient étés remplacés par des trous, visiblement des brûlures de cigarettes.
Son lit avait été éventré, des plumes gisaient partout sur le sol.
La commode en bois qui abritait les tiroirs renfermant les habits de Rodney avait été elle aussi saccagée. Ses vêtements déchirés étaient éparpillés et une coupelle remplie de citrons jaunes et verts avait été mise en évidence sur la tablette. Les mots « Bouffe ça et crève » avaient étés gravés dans le bois, à coté d’une croix gammée.
Rodney rentra dans la salle de bain. Des dessins obscènes étaient dessinés au feutre noir sur le carrelage recouvrant les murs. Le miroir était brisé, le lavabo fuyait car on avait enlevé le robinet. Des ordures étaient posées dans la douche et bouchaient les toilettes. Rodney s’appuya contre la porte de son placard cassé et glissa jusqu’au sol, la tête dans les mains.
Il pleura quelques minutes. Puis, il entendit des pas qui venaient vers lui.

Rodney : Carson ? C’est toi ?

Les pas se rapprochaient.

Rodney : Qui est là ?

Des hommes apparurent sur le pas de la porte. Ils étaient six. L’un d’eux en poussa un autre à l’extérieur de la pièce, probablement pour faire le guet. Ils portaient des taies d’oreiller blanches avec juste des trous pour les yeux sur la tête. Rodney sentit la peur monter en lui, et se releva histoire d’être le moins possible en position de faiblesse. Il était blême.

Un des hommes lui donna un coup de poing dans le nez. Rodney porta sa main à son visage sous l’effet de la douleur. Il sentait du liquide chaud couler sur ses mains. Son nez était sûrement cassé. Une petite voix dans sa tête lui dit que ce n’était que le début de la torture.
Un autre homme tenait une petite bouteille dans la main. Il la lui lança au visage. Aussitôt, un froid glacial parcourut de visage du scientifique, et sa vue se troubla momentanément. De l’éther…
Deux sbires le prirent par derrière, lui enlevèrent son t-shirt et le forcèrent à s’allonger à même le sol, et lui maintinrent les bras et les jambes immobiles.

Rodney : Lâchez moi ! Laisser moi bande de malades !

Mais ils continuaient, malgré les protestations de Rodney qui se débattait. Un des hommes sortit un couteau, un de ceux utilisés par les militaires. Il grava quelque chose sur le dos du scientifique, qui gémit fortement à cause de la douleur. « PD ».
Mais dans sa confusion mentale due à ces stimuli douloureux, Rodney pensait à Carson.
Pourvu qu’il ne vienne pas maintenant ! Ils allaient lui faire du mal si il les surprenait, peut être même le tuer. Et le canadien préférait mourir en souffrant le martyr plutôt que de voir Carson se faire tuer à sa place.

L’inhumaine torture continuait. Un malade alluma une cigarette à l’aide d’un briquet, souleva légèrement le tissu lui obstruant le visage, tira deux bouffées et expira les volutes de fumée, un sourire aux lèvres. La tête de McKay était maintenue contre le sol pour qu’il ne puisse pas deviner l’identité de ses inquisiteurs. On le retourna sur le dos.
La cigarette se rapprochait dangereusement de l’épiderme de Rodney. Quand le bout incandescent le toucha, il cria. Le leader du groupe traça une croix gammée sur le torse du scientifique, qui criait de plus en plus fort.

-Ta gueule.

McKay essaya d’arrêter, mais impossible, la douleur le guidait.

-JE T’AI DIS DE LA FERMER !

Le canadien se prit plusieurs coups de pieds dans les cotes. Il entendit un craquement, puis cette douleur, comme si une lame vous rentrez dans les tripes…
Rodney pris soin d’intérioriser sa douleur, mais les brûlures que lui faisait le leader le piquaient horriblement. Puis, il ni en eut plus de nouvelles.
Le groupe se leva et entreprit de tabasser le corps recroquevillé du scientifique à coups de pieds. Il en reçu un particulièrement horrible dans les testicules, dans sa jambe qui visiblement se cassa et derrière la tête. Il lui semblât être un ballon de foot des heures durant. Enfin, les coups cessèrent.
Un des hommes lui força à ouvrir la bouche et y versa goutte à goutte quelque chose, puis partit.
Ce goût acide… Rodney n’avais pas rencontré ça depuis sa petite enfance. Si ces souvenirs étaient bons, la première fois qu’il avait goûté ça, il avait failli mourir, et n’en avais jamais repris depuis. Du citron…
Les hommes s’étaient enfuis.
Déjà, il étouffait, le jus acide lui gonflait le larynx et empêchait peu à peu l’air de passer.
Le scientifique ne voyait toujours rien à cause de l’éther. Il essaya de hurler. Il n’y parvint qu’à moitié.

Rodney : Aidez moi ! Je vous en prie ! Venez m’aider…

De l’eau coulait toujours de l’évier dévasté. Elle atteint bientôt Rodney, lui mouillant son pantalon.

Rodney : AU SECOURS !

Il toussa douloureusement. Il crachait du sang, ce n’était pas bon signe. Sa respiration sifflante non plus d’ailleurs.
Des larmes coulaient de ses yeux rougis pas le produit chimique.
Ses hurlements s’étaient transformés en gémissements.

Rodney : Carson…viens m’aider, je t’en supplie…venez me chercher…

Son sang se mêlait à l’eau. Il perdit peu à peu conscience.

Carson frappa à la porte de Rodney une dizaine de minutes plus tard et fut étonné de trouver la porte ouverte. Il entra et découvrit avec horreur la chambre dévastée. Il sentit l’angoisse monter en lui.

Carson : Rodney ? Tu es là ?

Il scruta la chambre à la recherche de l’homme qu’il aimait et pénétra dans la salle de bain.

Carson : Rodney !

Il se précipita sur le canadien inconscient et s’agenouilla sur le sol trempé d’eau et de sang. Il respirait à peine. Carson se rua dans le couloir et hurla à l’aide.

Carson : UNE EQUIPE MEDICALE, VITE !

Ford qui passait à ce moment là s’arrêta.

Aiden : Que ce passe t’il ?
Carson : Vite, allez cherchez des infirmiers, Rodney s’est fait agressé, il respire à peine !

Ford couru comme un dératé chercher de l’aide.
Carson revint prés de Rodney et inspecta l’étendue des dégâts. Rodney avait le larynx enflé, il pouvait à peine respirer, il souffrait de multiples fractures et hématomes et…

Carson : Une croix gammée ? Mais…ils l’ont brûlé ! Bande de salopards !

En effet, en plus de ce dessin haineux, Rodney avait été brûlé par la cigarette en de multiples endroits. Carson voulut le redresser et vit du sang sur sa main, la où elle avait touché le dos du scientifique. Il inspecta son dos et des larmes brouillèrent ses yeux à la vue de l’insulte gravée sur son dos à coups de couteau.

Carson : BANDE DE SALAUDS ! VOUS NE POUVEZ PAS NOUS LAISSER TRANQUILLES ? VOUS NE POUVEZ PAS NOUS LAISSER VIVRE EN PAIX ??

Rodney, éveillé par les hurlements du médecin repris conscience.

Rodney : Carson ?

Il se calma.

Carson : Je suis là, ça va aller, tiens le coup…
Rodney : Ils m’ont mis de l’éther dans les yeux, je vois rien…
Carson : Je vais t’arranger ça une fois à l’infirmerie.
Rodney : J’ai avalé du citron, la dernière fois, les médecins m’ont mis un tube dans la bouche le temps que ça se passe pour que je puisse respirer.
Carson : Je vais te soigner, les infirmiers vont arriver, reste avec moi…

Les paroles de McKay étaient déformées parce qu’il avait le nez cassé, mais Carson lisait dans ses yeux rougis qu’il devait avoir horriblement mal. Il lui tenait la tête en lui caressant le front, il aurait tellement voulu le soulager, faire plus que de le rassurer…
Les secours arrivèrent enfin avec un brancard sur lequel ils posèrent Rodney. Ils retournèrent à l’infirmerie.

Carson : C’est bon Rodney, on y est.

Pas de réponse.

Carson : Rodney ? Répond ! Rodney ? Et zut…

Il s’empara d’une lampe de poche, ouvrit les paupières du canadien et se releva, horrifié.

Infirmier : Son pouls est faible, respiration irrégulière.
Carson : Il est dans le coma ! Merde !

Il le soigna du mieux qu’il pu, mais deux jours plus tard, Rodney était toujours dans le coma.
Carson le veillait jour et nuit, sa main dans la sienne. Il avait du l’intuber le temps que son larynx se dégonfle, et ce n’était toujours pas le cas. Sa jambe était plâtrée, il avait perdu un rein, et il était bandé d’un peu partout.
John, Teyla et Ford étaient déjà venus témoigner leur sympathie et s’enquérir de l’état de santé de Rodney. Mais à la grande surprise de Carson, Elisabeth ne s’était toujours pas manifestée. C’est pour cela qu’il se leva, un sourire aux lèvres, lorsqu’elle s’approcha du lit sur lequel reposait Rodney.

Carson : Docteur Weir.
Elisabeth : Ca va Carson ?
Carson : A vrai dire, pas trop non.
Elisabeth : Je comprends.

Elle s’assit sur une chaise à coté de Carson.

Elisabeth : Si je ne suis pas venue plus tôt, c’et parce que je recherchait activement les personnes qui ont agressés Rodney.
Carson : Et vous les avez trouvés ?
Elisabeth : Non, mais vous pouvez m’aider à le faire.
Carson : Comment ?

Elle sortit un sachet transparent de sa poche intérieure.

Elisabeth : Comme vous le savez, le lieutenant Ford, le major Sheppard et Teyla ont fouillé méticuleusement les quartiers saccagés de Rodney à la recherche d’indices quant à l’identité de ceux qui ont fait ça… Et Ford a trouvé ce filtre de cigarette. Si vous pouviez analyser l’ADN qui se trouve dessus…
Carson : Tout de suite !

Il prit le sachet et courut vers son labo faire les analyses nécessaires. Elisabeth le rejoint.

Elisabeth : Vous aurez les résultats quand ?
Carson : Deux jours grand maximum. J’essaierais de faire moins.

En effet, au bout d’une trentaine d’heures, Carson avait trouvé. Weir se rendit donc à l’infirmerie afin d’avoir les résultats. Elle trouva l’écossais au chevet de Rodney, il lui tenait toujours la main. Elle toussota pour signaler sa présence.

Carson : Ah ! Elisabeth…

Il prit un dossier sur une tablette et le donna à la diplomate.

Carson : C’est le capitaine Charles Maurras. Il avait déjà eu une altercation au mess avec Rodney auparavant.
Elisabeth : Et bien merci Carson. Nous allons le mettre en isolement dans une des cellules de la cité en attendant de trouver mieux.

Elle se retourna pour partir.

Carson : Dr Weir !
Elisabeth : Oui ?
Carson : Euh, les…

Carson soupira.

Carson : Les marques sur le corps de Rodney laisse à supposer que plusieurs individus ont fait ça. Il fallait que quelqu’un le tienne pendant que…qu’un autre le…torturait. Excusez moi.

Il partit s’enfermer dans son bureau, sans doute pour pleurer.
Maurras fut arrêté et mis hors d’état de nuire.
Une fois la nuit tombée, Carson se remit en position, sur sa chaise, la main de Rodney dans la sienne, regardant anxieusement les courbes régulières qui se dessinaient sur l’écran de contrôle. Soudain, l’électroencéphalogramme s’emballa. Ce n’était plus la courbe d’un cerveau dans le coma, mais bien une courbe habituelle, pleine de creux et de pics.

Carson ouvrit la bouche, surpris. Rodney serra la main que tenait Carson.
L’écossais s’empara précipitamment d’un stéthoscope et écouta le cœur du scientifique. Battements réguliers, respiration stable… Rodney sortait des bras de Morphée.
Il toussa.

Carson : Rodney !

Il vit les yeux bleu marine de l’astrophysicien s’ouvrir et le regarda, amoureux et soulagé.
McKay toussa à nouveau.
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MessageSujet: Re: Confidences Intimes   Jeu 17 Nov - 13:11

Carson : N’essaie pas de parler, tu as un tube dans la bouche. Tout es normal…

Il lui caressa le front. Rodney lui attrapa le bras et lui fit signe d’enlever le tube. Carson s’exécuta. Le canadien avala goulûment l’oxygène.

Carson : Tu peux dire que tu m’as fait peur…
Rodney : Désolé.

Sa voix était faible.

Rodney : J’ai quoi sur le nez ?
Carson : Un plâtre.
Rodney : Je me disais bien qu’ils me l’avaient cassé. Auch ! J’ai mal partout.
Carson : Tu as la jambe gauche cassée, le nez donc, plusieurs cotes se sont elles aussi brisées et ont perforé ton rein droit, j’ai du te l’enlever. Tu as des entailles assez peu profondes sur le dos, des brûlures un peu partout sur le corps, des contusions et, bonne nouvelle, ton larynx s’est désenflé. Tes yeux se sont remis de l’éther.
Rodney : Vous…vous les avez arrêté ?
Carson : Seulement un. Combien étaient ils ?
Rodney : Six en tout, il en reste donc cinq en liberté. Carson, je t’en prie, fait attention !

Il commençait visiblement à pleurer.

Carson : Quoi ?
Rodney : Ils vont vouloir se venger, je t’en prie, je ne veux pas qu’ils te fassent du mal comme à moi ! C’était horrible !
Carson : Ca va aller, je te le promets, je suis sur mes gardes.

Il mis sa main sur la joue de Rodney et l’embrassa.

Carson : Aie.
Rodney : Quoi ?
Carson : Ton nez en plâtre gène le passage…

Rodney pouffa.

Carson : Mes notions de chirurgie esthétique se sont révélées bien utiles, ton nez seras comme avant, on jureras qu’il ne c’est rien passé. Et je ne crois pas que tu auras de cicatrices.
Rodney : Tu es le médecin le plus doué qu’il m’est été donné de rencontrer.
-C’est pour ça qu’il a été engagé pour cette expédition Rodney !

Carson se releva et sourit.

Carson : John !
John : Alors, McKay à finit de pioncer ?
Carson : Voyez par vous-même.
Rodney : Je ne suis pas au mieux de ma forme, mais ça va.
John : Tans mieux, parce que j’ai besoin de vous.
Rodney : A quel sujet ?
John : Avez-vous reconnu l’un de vos…agresseurs ?
Rodney : Il m’a semblé entendre la voix de DeHuije, mais je n’en suis pas sur.
John : On le soupçonnait, Ford l’a entendu parler…de vous deux…de façon plutôt haineuse.
Rodney : C’est tout John, navré .
John: No problemo. Pas d’inquiétude, on les aura !

Il sortit.

Carson : Rodney ?
Rodney : Oui ?
Carson : Ils…ils ne t’on pas fait…autre chose que je n’ai pas pu voir ou…
Rodney : A part me faire devenir momentanément aveugle, de saccager mes quartiers, de me brûler avec une cigarette, me lacérer le dos, m’empoisonner et me tabasser ? Non, rien, juste des insultes.
Carson : C’est déjà trop.
Rodney : Carson, qu’est ce qu’ils m’ont gravés sur le torse ?

Carson : Une croix gammée. Mais elle va disparaître, j’ai tout fait pour.
Rodney : Et dans le dos ? Ils m’ont écrit quoi sur le dos ?
Carson : C’est déjà presque effacé, oublie ça…
Rodney : Qu’est ce qu’ils m’ont marqués ?

Carson soupira.

Carson : PD.
Rodney : Et fier de l’être.

Il sourit et Carson répondit à son sourire. Ses lèvres rejoignirent celles du scientifique. Ils étaient ensemble, et c’est tout ce qui comptait.

Rodney : Mais fait attention surtout !
Carson : Je ne t’ai pas soigné si bien que ça, tu radotes…
Rodney : Je suis sérieux.
Carson : Je vais faire très attention, promis, et je te prie d’arrêter, on dirait ma mère !

Ils discutèrent encore un peu, puis Carson partit dans ses quartiers pour enfin dormir.
Le lendemain, quand il se rendit au mess, Elisabeth lui dit que DeHuije avait avoué et qu’on l’avait mis hors d’état de nuire. L’écossais en fut extrêmement soulagé et se rendit à l’infirmerie pour s’occuper de ses patients, Rodney y compris.
En jetant un coup d’œil dans son bureau, il lut le mémo posé dessus. Un briefing à 4h pour une mission devant avoir lieu le jour suivant. Carson n’aimait pas beaucoup les missions, il préférait largement rester bosser à l’infirmerie. Mais bon, ça faisait partie de son job…
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MessageSujet: Re: Confidences Intimes   Jeu 17 Nov - 13:12

La journée se passa sans accro, en fait Rodney dormait la plupart du temps et un air de grippe flottait sur la cité, si bien que le travail ne manquait pas. L’ « incident » Rodney avait fait ouvrir les yeux à certains qui ne craignaient plus de se faire examiner par le Dr Beckett.
Au cours du briefing, Elisabeth expliqua que des groupes seraient formés afin d’aller une nouvelle fois explorer la cité. Carson se retrouvait avec John, le lieutenant Finners, le Dr Zalenka, la recrue Garbage,George Shub, un chimiste civil anglais et du Dr Ling, une archéologue pékinoise. Les groupes avaient étés élargis pour pouvoir présenter le plus de capacités possibles si une équipe tombait sur un artefact inconnu. Le départ devait se faire le jour d’après à 13h précises. L’équipe de Sheppard devait explorer la branche Sud-ouest de la cité.
Le lendemain matin, Carson se prépara et partit dire au revoir à Rodney, toujours en convalescence à l’infirmerie.

Rodney : Au revoir ? Mais tu vas où ?
Carson : Explorer la cité.
Rodney : Et tu auras finit quand ?
Carson : Fin d’après-midi je suppose.
Rodney : Fais attention à ne pas enclencher quelque chose comme un artefact dangereux, où réveiller je ne sais quel monstre atlante comme la dernière fois…
Carson : Tu me prends pour une nouille !
Rodney : Mais non, je n’ai pas dit ça, mais tu es médecin, pas scientifique, et comme tu as la manie de toucher à tout...
Carson : T’inquiète pas, Zalenka va se charger de nous radoter des mises en garde, il est pire que toi quelques fois.
Rodney : Reviens en un seul morceau.
Carson : Promis.

Il l’embrassa à plusieurs reprises, puis s’en alla.

Cela faisait au moins une heure trente que l’équipe d’exploration était partie. Sheppard, Ling, Zalenka et Carson marchaient en tête, suivis de Shub, Garbage et Finners. Les docteurs Ling et Zalenka discutaient ensemble, John était aux aguets, en attente d’une éventuelle menace et Carson marchait silencieusement, les yeux fixés sur le bout de ses pieds, perdu dans ses pensées. Il entendis un grand bruit et se retourna. Ling, Zalenka et Sheppard étaient étendus sur le sol, inconscients.

Carson : Que…qu’est ce qui s’est passé ?
Finners : Petite vengeance personnelle.

Le médecin considérait les trois hommes, surpris.

Carson : Est-ce qu’ils sont…
Shub : Ils sont juste évanouis.

Garbage souriait, Finners avait sortit son P-90.

Carson : Mais…qu’est ce que c’est que ce bordel ?

Finners tira en l’air.

Finners : Je te l’ai dit. Petite vengeance personnelle.
Carson : Je vous ai fait quoi ?
Finners : Tu respires Ducon !

Les 3 hommes éclatèrent de rire.

Garbage : Tu n’es qu’une sale pédale ! Et par-dessus le marché, toi et ton copain, vous nous avez décimés ! On a deux potes incarcérés nous maintenant !
Carson : Quoi ? C’est vous… c’est vous qui avez torturé Rodney ?
Shub : Oh, mais c’est qu’il y en a la dedans !

Carson se jeta sur Finners.

Carson : Bande de salopards ! Je vais vous le faire regretter !
Garbage : Mais tu sais que t’es presque drôle toi des fois ?
Finners : Ecoute, la dernière fois, on a été cléments avec ton jules, mais là, ben tu vas en baver mon gars !
Carson : Je n’ai pas peur de vous.
Shub : Ben tu devrais.

Finners plaqua Carson contre un mur et le mit le P-90 sur la tempe. Carson devint pale, respira un bon coup et donna un violent coup de pied dans le tibia de Finners qui se retira.
Carson se mit à courir comme un dératé dans ces couloirs de la cité qu’il ne connaissait pas.
Il entendit un coup de feu, puis aperçut un éclair jaune. Une balle avait ricoché contre un des murs. Le médecin accéléra sa course. Les trois hommes continuaient de lui tirer dessus. Echapper aux rafales de balles s’avérait de plus en plus difficile, mais Carson avait un but : le téléporteur du fond. Il l’atteignit avec beaucoup de difficultés et quand les portes se refermèrent, une balle passée dans l’interstice et vint effleurer son coté droit. Il appuya sur le centre de l’écran, direction la salle la plus près du bureau d’Elisabeth.

Celle-ci était en train de trier des dossiers. Quand Carson pénétra en trombe dans son univers, elle leva un sourcil interrogateur.

Elisabeth : Mais, Carson...qu’est ce que vous faites là ?
Carson : Je me suis fait tirer dessus… Sheppard, Zalenka et Ling, ils sont à leur merci…
Elisabeth : Je ne comprends rien !
Carson : Finners, Shub et Garbage font partie de la petite bande qui a torturé Rodney. Ils viennent d’essayer de me tuer, j’ai réussis à m’enfuir, mais ils ont assommés John, Radek et le Dr Ling. Je crains qu’ils ne leurs fassent du mal…
Elisabeth : Il faut les retrouver…

Elle se saisit de son « talkie-walkie atlante super puissant ».

Elisabeth : Ford, Teyla, Templin et Clivelon, fouillez une partie de l’aile Sud-ouest de la cité, Solon, McCarthy et Norwid, vous fouillerez l’autre, n’accordez aucune confiance à la recrue Garbage, au lieutenant Finners et à Shub, il faut les mettre hors d’état de nuire, c’est bien clair ?
Ford, par radio : Oui madame.

Elisabeth regarda Beckett, inquiète. Du sang commençait à goutter sur le sol.

Elisabeth : Vous êtes blessé ?
Carson : Ouais, mais rien de bien grave.
Elisabeth : Allez immédiatement à l’infirmerie.
Carson : C’est ce que j’allais faire. Merci Dr Weir.

Il s’exécuta. Il ni avait pas un chat à l’infirmerie, quasiment tout le personnel médical avait été réquisitionné pour l’expédition. Seul Rodney était toujours allongé sur son lit, pianotant un ordinateur portable posé sur lui. Ses yeux s’agrandirent à la vue de Carson.

Rodney : Déjà rentré ?
Carson : Je t’en pris, ne hurle pas.

Il ôta sa veste et son T-shirt. La plaie causée par la balle était plutôt superficielle, mais étendue. Un trait rouge lui barrait le coté, au niveau du nombril.

Rodney : Oh mon dieu ! Tu es blessé ?
Carson : Rien de grave. Mais Weir va arrêter Finners, Shub et Garbage, c’était trois de tes tortionnaires.
Rodney : C’est eux qui t’on tirés dessus ? Ils ont essayés de te tuer ?
Carson : Oui. Ils ont assommés Sheppard, Ling et Zalenka, j’espère qu’ils vont s’en sortir. Auch ! Ca fait mal !

Carson avait essayé de désinfecter la plaie avec de l’alcool à 90°, mais ça piquait tellement qu’il avait lâché le coton.

Carson : Qui es de garde en ce moment ?
Rodney : Euh, une infirmière. Blonde, plutôt petite, avec des lunettes…
Carson : LOUISE ! J’AI BESOIN DE VOUS !

L’infirmière parut et se retourna, visiblement gênée.

Carson : Mais enfin, venez, ce n’est pas ce que vous croyez ! J’ai besoins d’aide, je suis blessé…
Louise : Désolée Dr Beckett.

Elle soigna sa plaie tant bien que mal. Carson n’arrêtait pas de grimacer de douleur.

Carson : C’est bien, merci Louise. Si nous étions rémunérés, je vous donnerait une promotion, mais là…

L’infirmière sourit, puis s’en alla.

Rodney : Donc, j’avais raison, ces salauds s’en sont bien pris à toi.
Carson : Oui, mais on les a arrêtés !
Rodney : Si je compte bien, on en a arrêté cinq en tout. Or, ils étaient six.
Carson : Un seul homme, que peut il nous faire ?
Rodney : Beaucoup de choses, croient moi.

Carson se pencha sur Rodney et l’embrassa.

Carson : On est plus fort qu’eux.
Rodney : Tu en es sur ?
Carson : Affirmatif. Rien au monde, et surtout pas une bande de néo-nazis débiles ne pourra jamais me séparer de toi. Je t’aime trop pour te laisser.

Il l’embrassa à nouveau.

Rodney : Tu l’as dit.
Carson : Quoi ?
Rodney : « Je t’aime ».
Carson : Et alors ?
Rodney : Tu avais dit que c’était du romantisme kitch…
Carson : Ca dépend du contexte.
Rodney : Ouais, c’est ça, avoue le, ça t’a échappé.
Carson : Non.
Rodney : Si ! Tu ne me l’avais jamais dit avant.
Carson : D’accord. Je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime…
Rodney : Moi aussi je t’aime !
Carson : Ca, c’est devenu kitch !
Rodney : Oh, et puis si on ne peut même plus exprimer ce que l’on ressent…
Carson : Ok ! Je ne te ferais plus ce genre de remarque, promis.
Rodney : Je t’aime.
Carson : Grrrr…

Tous deux adoraient ces taquineries infantiles.
Un problème semblait se régler, l’horizon s’éclaircissait et chacun cultivait l’espoir d’un jour meilleurs, où les gens les considéreraient comme avant, et accepteraient leur homosexualité.

L’heure où Rodney pourrait sortir de l’infirmerie approchait, et Carson était impatient. Il avait préparé un petit cadeau directement importé du continent et toute l’expédition ou presque s’était mise à contribution pour la deuxième surprise…
Le grand jour, il emmena Rodney, les yeux bandés, vers ses propres quartiers, ouvrit la porte et alluma la lumière.
Pendants leurs heures de battements, les amis de Rodney avaient réparés ses quartiers saccagés. Quand Carson ouvrit la porte, les yeux du scientifique s’agrandirent et il arpenta sa chambre, un sourire aux lèvres…

Rodney : On jurerait qu’il ne s’est rien passé…
Carson : Et attend de voir la salle de bain !

La gorge de Rodney se serra.

Rodney : Je ne suis pas sur…
Carson : Je suis là, ne t’inquiète pas.

Carson prit Rodney par les épaules et l’entraîna vers sa salle de bain. Il ouvrit la porte. L’astrophysicien resta bouche bée un bon moment.
En effet, Teyla, John, Aiden, Elisabeth, Radek et beaucoup d’autres membres de l’expédition amis de Rodney étaient cachés dans la salle de bain refaite.

John : Alors Rodney, on ne sait plus quoi dire ?

Pas de réponse.

Aiden : Hé ho ! Atlantis appelle McKay !

Il essaya désespérément d’articuler quelque chose.

Rodney : Merci…beaucoup…
Radek : C’est historique, le grand Rodney McKay ne trouve plus ces mots, quelqu’un enregistre ?

Tout le monde éclata de rire. John s’approcha de Rodney et lui mit une main chaleureuse sur l’épaule, l’air rieur.

John : Bienvenue dans le monde des debout McKay.
Rodney : Merci major. C’est un honneur.

Ils rirent à nouveau.

Teyla : Heu, on va rester dans la salle de bain toute la soirée ou…
Carson : Il semblerait que Rodney ait oublié les règles élémentaires de politesse quand on a des invités, c’est normal, vous lui avez fait peur…
Rodney : Non ! C’est bon, ça va ! Hum. Entrez, ou plutôt sortez de la salle de bain, je vous en prie…
Elisabeth : C’est trop aimable.

Ce soir là, ils firent tous un tournois de Trivial Poursuit dans les quartiers de McKay, jusque onze heures au moins, puis les plus fatigués s’en allèrent, si bien qu’a minuit il ne restait plus que John, Aiden, Radek, Teyla et Elisabeth.

Rodney : C’est bien partit pour que moi et Carson fassions la finale avec Elisabeth et Teyla…
Teyla : Vous voulez dire avec Elisabeth, je fais figuration, je ne connais rien à votre culture !
John : Vous savez, je suis terrien et je ne connais rien à ma propre culture non plus alors…
Aiden : Sauf en football universitaire !
John : Evidemment.
Radek : Il y a quelque chose d’injuste dans le fait que je joue tout seul et en plus, ce jeu, c’est la version américaine, et je suis tchèque, comment voulez vos que je gagne ?
Rodney : Vous jouez mal Radek, admettez le !
Carson : Hum ! C’est à nous je crois ! John…
John : Très juste. Alors…

Il prit une carte et la lut.

John : Qui a écrit Le Portrait de Dorian Grey ?

Rodney regarda Carson et souffla.

Rodney : C’est une expédition composée de scientifiques, et ça, c’est une question littérature !
Elisabeth : Ce n’est pas de notre faute si il vous manque le quartier marron !
Radek : Je suis scientifique et je connais la réponse…
Carson : On donne notre langue au chat, dites nous donc la réponse Radek !
Radek : C’est Edgard Alan Poe.
Elisabeth: N’importe quoi ! C’est Oscar Wilde !
John : And the winner is… Elisabeth !
Rodney : Vous l’avez dans les dents Radek.
Radek : Mais vous aussi il me semble !
Rodney : C’est vrai.
Elisabeth : Bon, bah moi je vais me coucher.
Teyla : Moi de même.
Radek : Puisque tout le monde y va…

Ils se levèrent et se dirigèrent vers la porte.
Aiden regarda Rodney et fit un clin d’œil avant d’éclater de rire.

Aiden : Bonne nuit McKay !
Rodney : Son humour n’a pas changé à ce que je vois.
John : Non, c’est la catastrophe, et ça va de mal en pis.

Aiden sortit, mort de rire, suivit par le reste du groupe.
Carson referma la porte en souriant.
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MessageSujet: Re: Confidences Intimes   Jeu 17 Nov - 13:15

Carson : Bonne soirée, non ?
Rodney : Génial. Ca fait vraiment plaisir.

Carson prit un paquet dans un placard et le tendis à Rodney.

Carson : Petit cadeau personnel.
Rodney : Qu’est ce que ça peut bien être…

Il déballa une fiole en terre cuite et un petit pot.

Rodney : C’est quoi ?
Carson : Un rituel athosien. C’est pour se jurer fidélité et honnêteté, une sorte de pacte…
Rodney : Un peu comme des fiançailles en fait…
Carson : Oui, sauf que la société athosienne accepte très bien l’homosexualité et que ce rituel est valable pour n’importe quel type de couple.
Rodney : Et c’est pour nous deux ?
Carson : Avec qui je voudrait faire un pacte de fidélité a part toi Rodney ?

Le canadien sourit et Carson l’embrassa.

Rodney : Alors, que faut il faire ?
Carson : Enlève le haut.

Il obéit et Carson fit de même.

Carson : Maintenant, donne moi ta main gauche.

Il prit la main gauche de Rodney dans la sienne. Il déboucha la fiole.

Carson : Tu vas répéter avec moi à 3 : Je te jure fidélité. 1…2…3 !

Ils répétèrent ces mots ensemble et Carson vida le contenu de la fiole sur leurs mains unies. Un parfum de fleur d’oranger emplit la pièce.

Rodney : Et ensuite ?

Carson sortit un petit papier de la poche de son pantalon.

Carson : Tu trempes ton doigt dans le pot avec l’espèce de peinture marron et tu me traces ça sur le dos. Et tu dis : Puisses tu lire en moi comme dans une rivière.
Rodney : C’est très imagé comme cérémonie. C’est quoi sur le papier ?
Carson : Le symbole du temps qui passe chez les athosiens, mêlé au chien qui représente la fidélité. Ca veut dire amour éternel.
Rodney : Ok.

Il trempa son doigt dans le pot et traça le symbole sur le dos nu de Carson.

Rodney : Puisses tu lire en moi comme dans une rivière.
Carson : A moi.

Il traça le symbole sur le dos de Rodney où ne figurait plus aucune cicatrice et prononça les paroles ancestrales.

Carson : Maintenant, recouvre ta main de peinture et trace des lignes sur moi. Attends, je vais te montrer.

Il se mit de la peinture ocre sur la main et posa ses doigts sur les tempes de Rodney. Puis, il descendit sur tout le visage, laissant des lignes de peinture sous ses doigts. Il passa sur les paupières fermées de Rodney, sur ses pommettes, ses joues, ses lèvres, son menton… Il caressa le cou du canadien, puis macula le torse et les bras de Rodney de pigments.

Carson : Fais pareil avec moi maintenant.

Rodney s’exécuta. La scène avait quelque chose de mystique, de magique, et surtout d’extrêmement sensuel. Le parfum de fleur d’oranger entêtait et détendait à la fois, l’atmosphère était saturée d’émotions.
Le haut du corps des deux hommes était à présent maculé de traces jaunes et marron, leurs visages étaient comme maquillés à l’occasion d’une cérémonie particulière. Ce rituel avait quelque chose d’officiel et d’établit. Des siècles avaient rodés cette cérémonie et Carson et Rodney pouvaient enfin y participer.

Carson : Il parait que cette teinture dure une dizaine de jours…

Rodney sourit.

Carson : Maintenant, tu dois poser ta main encore peinte sur ma poitrine, au niveau du cœur. Je vais faire pareil et il faudra dire : mon cœur et mon esprit sont mêlés aux tiens, pour toujours.

Il posa sa main sur le cœur de l’astrophysicien et il en fit de même.

Carson, Rodney : Mon cœur et mon esprit sont mêlés aux tiens, pour toujours.

Le médecin sourit.

Carson : Maintenant, nous sommes Zanaches. Ca signifie époux.

Il expira puis sourit à nouveaux.

Rodney : Je suis fier d’être ton Zanache.
Carson : Et moi d’être le tien. Logiquement, l’acte doit être officialisé dans un an, lors d’une fête publique avec témoins. Alors, là, on ne seras plus seulement Zanaches, c’est un peu comme un état intermédiaire. On sera mariés, réellement.
Rodney : Ce qu’on vient de faire, c’est un peu un pré mariage en somme ?
Carson : On peut dire ça comme ça.

Rodney pencha légèrement la tête et, doucement, embrassa Carson.

Rodney : Je suppose que la nuit de noce est comprise ?
Carson : Oui.

Rodney amena doucement Carson à s’allonger sur le lit…

Le lendemain matin, quand ils se dirigèrent vers le mess pour prendre leur petit déjeuné, il croisèrent Teyla qui en les voyants ouvrit la bouche, l’œil rond.

Teyla : C’est bien ce que je pense ou…
Rodney : Quoi ?

Teyla se ressaisit.

Teyla : Et bien dans la culture athosienne, quand deux personnes ont le visage maculé de peinture ocre, ça veut dire qu’elles ont pratiquées la cérémonie des Zanaches et…
Carson : Vous remercieriez bien votre grand-mère pour le matériel…
Teyla : Non ? Vous l’avez fait ?
Carson : Effectivement.
Teyla : Mais c’est génial !

Elle enlaça l’écossais, puis le canadien.

Teyla : Mes félicitations.
Rodney : Merci. A vrai dire, ça fait un peu bizarre de vous entendre dire ça, mais bon…
Teyla : C’est compréhensible. Quand John et Aiden vont savoir ça !
Carson : Vous allez leur dire ?
Teyla : Non, mais sans mauvais jeu de mots, c’est marqué sur votre figure.
Rodney : Ils ne sont pas censés connaître ce rituel. Hier soir, Carson à bien pris 10 minutes à m’expliquer en quoi il consistait. Alors à la limite, si vous ne leur dites rien, ils croiront probablement à une orgie un peu trop arrosée, rien de plus.
Teyla : Si vous le dites.

Ils reprirent leur chemin en direction de la cafétéria.

Rodney : Dites Teyla, on n’a pas trop l’air con tous maquillés comme ça ? Parce que, j’ai tout essayé pour faire partir ces pigments, rien à faire.
Carson : Je t’avais dit que ça tenait une semaine !
Teyla : Ben, moi je suis habituée à voir mon peuple maquillé comme ça, mais les autres…

En effet, ils ne tardèrent pas à croiser John et Aiden qui pouffèrent de rire.

John : C’est pour Halloween ce maquillage ?
Carson : Mais oui John, on va aller taper à la porte de chaque membre de l’expédition pour demander des bonbons, bien sur…
Aiden : Juste un truc : vous êtes déguisés en girafes ou en zèbres ? Parce que là, franchement, je n’arrive pas à deviner.
John : Mais non ! Ils sont déguisés en kilts orange, c’est ça ? Pour une fête écossaise peut être ? Non ?!?
Carson : Major, les kilts oranges, ça n’existe pas ! En tout cas je n’en ai jamais porté.
Rodney : Parce que tu as déjà porté un kilt ?

Ils éclatèrent tous de rire, sauf Carson, rouge tomate.

Carson : Quand j’étais enfant, mes parents m’obligeaient pour les fêtes…

Le fou rire général repris de plus belle.

Carson : Ben quoi ?

La journée se passa sans encombres.
Au fil des jours, la peinture s’estompait peu à peu, mais le serment restait. Un lien extrêmement fort unissait les deux hommes. Ils passaient toutes leurs nuits ensemble, soit à dormir, soit à discuter, soit à repousser les limites de la pudeur…
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MessageSujet: Re: Confidences Intimes   Jeu 17 Nov - 13:21

Encore un briefing au cours duquel Elisabeth parlait dans le vide. Rodney et Carson étaient assis en face. Ils jouaient depuis une vingtaine de minutes à un petit manège que Ford, Sheppard et Teyla avaient remarqué et s’en amusaient. En fait, Rodney faisait du pied à Carson, et à chaque « attaque », il lui lançait un regard coquin de John avait remarqué. Il s’arrangeait alors pour toussoter ou paraître gêné, ainsi Rodney devenait toujours rouge tomate, croyant s’être trompé de « jambe de destination ». C’était très distrayant comme activité. Mais à présent, Rodney avait arrêté avec son pied et lançait des regards enflammés à Carson, qui les lui rendait. L’écossais passait doucement sa langue sur ses lèvres, ce qui excitait le scientifique à tel point qu’il était obligé de s’agripper à la table, comme pour se retenir dans le monde des habillés. Le canadien quant à lui passait doucement ses doigts sur sa lèvre supérieure, et mimait des gestes équivoques avec ses mains.

Elisabeth : DR MCKAY !

Il sursauta et sortit de sa rêverie.

Rodney : Plait-il ?
Elisabeth : JE VOUS AI POSE UNE QUESTION !!
Rodney : Laquelle ?
Elisabeth : Si vous arrêtiez de faire des gestes érotiques avec vos doigts, vous auriez entendu cette question !
Rodney : Mais, c’est pas du tout…c’est nerveux, je suis stressé !

John, Aiden, Teyla et Carson pouffèrent.

Elisabeth : Mais oui, bien sur.
Aiden : Quelque part, il avait entendu la question madame !
Elisabeth : Comment ?
Aiden : Vous parliez de la force relative du bouclier lors de l’érection de la cité hors de l’eau.
Il a juste gardé qu’un seul mot et l’a appliqué, pas difficile de deviner lequel…

Rodney ouvrit la bouche pour répliquer, mais les mots moururent dans sa bouche. John et Teyla étaient morts de rire, Carson était tout rouge, horriblement gêné.

John : Il faudrait vraiment faire quelque chose pour votre humour lieutenant Ford !
Aiden : Qu’est ce qu’il a mon humour ?

Elisabeth soupira et rangea ses dossiers.

Elisabeth : Je sais bien que vous n’en avez pas écouté goutte, mais ce briefing est terminé.

Un soupir de soulagement gagna l’auditoire de la pauvre Elisabeth Weir. Tous sortirent gagnés par le fou rire du à la blague de Ford.

Elisabeth : John, j’ai à vous parler.
John, essayant de reprendre sa respiration : A quel sujet ?
Elisabeth : Je n’ai rien contre le fait que l’ambiance soit…détendue au sein de votre équipe, mais là, ça vire au délire complet, j’aimerais que vous soyez un peu plus sérieux, lors des briefings par exemple, des missions aussi…
John : Quoi les missions ?
Elisabeth : Le gouvernement Talengien m’a demandé si le fou rire était une épidémie terrienne étant donné votre attitude à l’un des sommets politiques de ce pays…

John sourit.

John : On avait malencontreusement abusés d’une boisson locale, on s’était pas rendus compte qu’elle était fortement alcoolisée et…
Elisabeth : Et Bates m’a rapporté que le Dr Beckett avait eu la bonne idée de clamer haut et fort certaines choses caustiques à propos de sa relation avec le Dr McKay…encore.
John : Euh, ouais, c’est le genre de chose qui peut facilement nous faire rire. Carson ne tient pas du tout l’alcool et Rodney essaye à tout prix de le faire taire, c’est marrant, on aime bien les charrier vous savez, et comme Ford est fort niveau blagues olé-olé, ça part souvent dans tous les sens, les gens comprennent pas tout le temps et…
Elisabeth : Je ne veux plus que ça se reproduise.
John : Je ferais de mon mieux pour contenir tout le monde.
Elisabeth : Voulez vous vraiment que les peuples de la galaxie considèrent les terriens comme des blagueurs invétérés ?
John : Ca pourrait être une idée.

Son sourire s’évanouit quand Weir leva les yeux au ciel, l’air désespéré.

John : Je leur en parlerais demain.
Elisabeth : Je compte sur vous. Bonne nuit.
John : Merci, vous aussi.

Ils partirent se coucher. Pendant ce temps, Rodney et Carson se rendaient à la hâte dans les quartiers du scientifique. Rodney ouvrit la porte précipitamment et Carson s’introduit brièvement dans la pièce. Le canadien referma la porte et saisit la tête du médecin. Il l’embrassa avec passion, et caressa sa langue de la sienne. Il expédia ses chaussures, puis ses chaussettes et son T-shirt. Carson fit de même sans oublier son pantalon et le poussa violemment sur le lit. Il enleva fiévreusement le pantalon et le caleçon de Rodney, ainsi que le sien.
Il lui caressait les épaules, le haut du dos tandis que le canadien lui faisait un suçon dans le cou.
Rodney sentit l’écossais se relever et se mettre à cheval sur lui, comme la première fois songea t’il. Carson posa ses mains sur l’abdomen de Rodney et commença à lui caresser le torse en déposant de légers baisers sur sa poitrine.

Carson : Mmmm, ça manque cruellement de muscles tout ça…
Rodney : Ah, tu crois ?
Carson : Entraînement personnalisé obligé.
Rodney : Cours particulier à domicile ?
Carson : Je suis un très bon prof.
Rodney : Là c’est un cours de sciences nat’ ?
Carson : Un peu…

Il entra en Rodney qui gémit la première fois, puis cria de plus en plus fort ensuite.

Carson : C’est un cours de chant aussi. Ah ! Saperlipopette !

Il se coucha sur le coté, puis commença à reprendre son souffle.

Carson : Tu chantes plutôt bien.
Rodney : Oh, mais j’ai un bon chef d’orchestre.
Carson : C’est vrai…

Le scientifique soupira.

Rodney : Je sais bien que le moment n’est pas propice, mais ça me contrarie alors…
Carson : Quoi ?

Rodney ouvrit le tiroir de sa table de nuit, prit un calepin et un crayon, s’allongea sur le ventre et commença à faire des calculs.

Carson : Mais qu’est ce que tu fais ?
Rodney : Aujourd’hui, mes engins de mesures ont détectés un taux de neutrinos inférieurs à la normale à moins de 5cm de l’artefact en forme de poire trouvé il y a une semaine. Hors, quand j’ai approché un aiment de l’artefact en question, ce même taux de neutrinos a augmenté de 200 %. Donc si je calcule le pourcentage de…
Carson : Rodney, j’y comprend rien, te fatigues pas.

Le médecin soupira. Ces satanées variables lui gâchaient la vie. Mais d’un autre coté, quand Rodney travaillait… Sa mine concentrée, sa moue prenant l’apparence de celle d’un enfant essayant de comprendre, ses sourcils froncés, son crayon tapotant frénétiquement le papier, ses dents qui mordaient sa lèvre inférieure, signe évident de concentration…Il était tellement craquant. Carson ne se souvenait pas d’avoir jamais été autant attiré par quelqu’un.
Il s’appuya sur un coude et de la main droite caressa les petits cheveux à la base de la nuque du canadien, tout en l’observant avec gourmandise.
Sa bouche s’approcha de son oreille.

Carson, chuchotant : J’adore te regarder travailler…mais pas trop longtemps.

Rodney se tourna vers lui.

Rodney : Et moi j’adore quand tu me chuchotes des mots doux à l’oreille avec ton petit accent écossais, mais je te préviens : tu n’arriveras pas à me déconcentrer.

Il repartit à ses chers chiffres.
Carson grimpa sur le dos de Rodney et l’embrassa dans le cou.

Rodney : Carson, tu es lourd…dans tout les sens du terme.

Il continuait inlassablement de travailler.
Carson descendit le long du dos de Rodney, déposant un à un des baisés sur chaque vertèbre.
Il arriva bientôt au creux des reins de l’astrophysicien. Un frisson parcourut sa peau, et il leva les yeux de sa feuille. Carson remonta lentement son dos et regarda par-dessus l’épaule de Rodney. Il déchiffra ce qui était marqué.

Carson : Huit point sept, quatre, deux, neuf, oh mon dieu, six…

Il toussota.

Carson : Mais que fait un « oh mon dieu » parmi cette ennuyeuse série de chiffres ?

Pas de réponse de la part du génie des maths.

Carson : Aurais-je effleuré une zone érogène ?

Il caressa le bas du dos de Rodney. Il eut un nouveau frisson, tressaillit et rougit.

Rodney : Tu sais bien qu’on écrit souvent sans le vouloir ce qui nous passe par la tête…
Carson : Donc j’ai réussis à te déconcentrer.
Rodney : Oui, mais pas pour longtemps.
Carson : Mais quand même.

Il s’allongea complètement sur le canadien, sa tête posée sur une de ses omoplates. Il passa ses bras autours du torse de Rodney et émit un soupir de satisfaction. Le scientifique réagit cinq minutes plus tard.

Rodney : Pourquoi tu as arrêté de gesticuler ? Je n’ai pas à m’en plaindre mais…

Mais l’écossais s’était endormi. L’astrophysicien sourit, posa son calepin et son crayon sur sa table de nuit, éteint la lampe et posa sa tête sur l’édredon. C’était si agréable…
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MessageSujet: Re: Confidences Intimes   Jeu 17 Nov - 13:22

Aiden : Je refuse catégoriquement de revoir encore une fois La Guerre des Etoiles !
John : Lieutenant Ford, je suis votre supérieur hiérarchique, c’est moi qui décides du programme…
Aiden : Mais que quelqu’un le lui dises !
Carson : Sérieusement, John, c’est au moins la sixième fois !
Radek : Moi j’aime bien La Guerre des étoiles…
Rodney : Soyons pragmatiques. Qui vote pour John ?

Radek, Teyla, John, Rodney. Quatre contre deux, jeu, set et match. Lucas avait du succès jusque dans la galaxie pégase apparemment.
Rodney s’assit donc dans le salon télé à coté de son écossais préféré.

Carson, tout bas : Traître. Ma vengeance sera terrible.
Rodney, sur le même ton : Mais j’espère bien…

Tout le monde s’était assis, sauf John qui sortit la cassette de sa jaquette et l’avais enfourné dans le magnétoscope.

Une espèce de neige blanche se dessina à l’écran. Puis, une image nette apparut. Un lit.

John : Mais qu’est ce que c’est que ce truc ?

Deux silhouettes apparurent en sous-vêtements. Deux hommes qui, visiblement, s’embrassaient. L’un poussa l’autre sur le lit, s’allongea sur lui et se mit à le caresser, pendant que l’autre avait sa tête nichée dans son cou.
Apparemment, les sous-vêtements n’étaient plus de rigueur étant donné qu’un des hommes commençait à faire l’amour à l’autre. « Ca manque cruellement de muscles tout ça… »

Carson ouvrit la bouche, horrifié.

« Ah, tu crois ? »

L’assistance, les yeux ronds comme des soucoupes avait le regard fixé sur la télé, un air d’incompréhension peint sur le visage.

Rodney : John ! Arrêtez la télé !
John : Quoi ?

« Entraînement personnalisé obligé. »

Rodney : Vous voyez bien que ce n’est pas votre film, éjectez cette putain de cassette !

« -Cours particulier à domicile ?
-Je suis un très bon prof. »

Rodney : John ! Le voyeurisme a des limites, éjectez !
John : La télécommande ne marche pas, quelqu’un a du enlever les piles…

« -Là c’est un cours de sciences nat’ ?
-Un peu… »

Rodney se précipita sur la télé et entreprit d’éjecter manuellement la cassette. Déjà, on entendait les gémissements conjugués des deux amants sur la bande vidéo.
Carson courut vomir aux toilettes. Rodney était pale comme un linge.

Rodney : Le premier qui nous vanne à cause de ça, je l’assomme, c’est clair ?

Il soupira puis sortit en trombe, probablement pour rejoindre Carson.
Il le trouva dans les toilettes, ou plutôt l’entendit vomir en un « blurp ! » peu ragoûtant.

Rodney : Carson ? Ca va ?
Carson : Non…

L’écossais repartit dans sa cuvette.

Rodney : Je…j’ai réussis à arrêter le film.
Carson : Mais ils ont vu ce qu’il y avait à voir je suppose ?
Rodney : Heu…ouais.

Carson fut malade de plus belle. Rodney lui passa une main rassurante dans le dos.

Rodney : Voit le bon coté des choses, on est devenus des stars du porno gay sans le savoir.
Carson : C’est sensé me rassurer ?
Rodney : Non. C’était juste une blague comme ça.
Carson : Elle n’était pas drôle.
Rodney : Désolé.

Carson se releva et se dirigea vers le lavabo. Il se passa de l’eau glacée sur le visage. Rodney s’adossa au meuble, les bras croisés.

Carson : Ca ne te met pas mal à l’aise toi ?
Rodney : Enormément, mais j’encaisse tout.
Carson : Comme d’habitude.
Rodney : Mmmm.

Carson se retourna et posa sa tête sur l’épaule gauche de Rodney.

Carson : Quel est le con qui a bien pu faire ça ?
Rodney : Le sixième.
Carson : Le sixième ?
Rodney : Ceux qui m’ont coincés dans ma salle de bain…ils étaient six. Il ni en a plus qu’un en libre circulation, c’est forcément lui. Je t’avais dit que même un seul homme pourrait être potentiellement dangereux…
Carson : Et je ne t’ai pas pris au sérieux, tu avais raison. Et maintenant, qu’est ce qu’on fait ?
Rodney : Ca va être difficile de regarder dans les yeux une personne présente dans la salle, c’est sur…
Carson : La personne qui a installé cette caméra a du le faire pendant la restauration de tes quartiers, sinon elle n’aurait pas pu entrer.
Rodney : Très juste. Et si on allait voir dans ma chambre, par rapport à l’angle de vue, où cette satanée caméra était cachée ?
Carson : Et ça vas nous avancer en quoi ?
Rodney : On le saura quand on aura trouvé quelque chose.

Le canadien sortit des toilettes.

Carson : Tu m’énerves !
Rodney : Allez, viens…

Le médecin soupira et le suivit.

La caméra avait visiblement été cachée dans une boite à chaussures posée sur l’étagère de McKay. A sa place, il y avait maintenant un mot.
« Venez me rejoindre ce lundi, 20h, balcon principal Est. Venez seuls, si vous prévenez quelqu’un, l’un de vous deux pourrait ne pas en réchapper. »

Rodney : Plutôt engageant comme invitation.
Carson : On va y aller ?
Rodney : On est deux contre un. Et puis au moins, comme ça, on saura qui c’est.
Carson : Je n’aime pas trop ça.

Rodney posa sa main sur l’épaule de Carson.

Rodney : Ca ira. Je te le promets.

Le soir, ils se rendirent donc au rendez vous, mais ne trouvèrent personne. Ils s’appuyèrent contre la rambarde et attendirent. Soudain, une silhouette mal assurée apparut à l’orée du porche. Avec toujours, cette même tête d’oreiller sur la tête. La personne pointait une arme sur eux.

Rodney : Vous étés en retard, la ponctualité n’est pas votre fort à ce que je vois.

-Fermez là.

La voix était incertaine et juvénile. Probablement un jeune homme d’une vingtaine d’années tout au plus.

Carson : Qui êtes vous ?
-Quelqu’un d’assez intelligent pour ne pas vous le dire.
Rodney : Qu’est ce que vous voulez ?
-Personnellement, je ne vous veux aucun mal…Les autres allaient un peu trop loin à mon goût. C’est pour ça qu’ils m’ont pas conviés à leurs plans, et que j’ai juste fait le guet quant ils vous ont coincé chez vous.
Rodney : Dans ce cas, pourquoi pointez vous une arme sur nous ?
-Vous essayerez de me maîtriser, de savoir qui je suis…
Rodney : Alors, pourquoi vous êtes là ?
-Il vous faut arrêter.

Carson fronça les sourcils.

Carson : Arrêter quoi ?
-Le truc entre vous deux. C’est dégoûtant, contre nature et immoral. Cessez ça immédiatement.
Rodney : C’est hors de question.

La voix de la personne se fit encore plus mal assurée.

-S’il vous plait…ils vont me le faire payer sinon. Si j’ai réussis à vous séparer, ils me pardonnerons peut être…
Rodney : Qui ? Les gars en cellule ?
-Bien sur que non. Les Membres.
Carson : Les membres de quoi ?
-Allez, ne faites pas les idiots. Remettez vous dans le droit chemin, comme c’est écrit.
Rodney : Mais de quoi vous parlez ?

Carson compris soudainement.

Carson : Rodney, je pense qu’il fait partit d’une secte.
Rodney : Quoi ?!?

Le jeune homme eut un rire amer.

-Ce n’est pas une secte. C’est le droit chemin. Et c’est écrit que deux hommes ensembles, c’est immoral. Il faut respecter les écritures…

Carson s’approcha doucement du garçon.

Carson : Posez cette arme et écoutez moi. Personne ne vous fera de mal, vous êtes en sécurité sur atlantis. Les membres ne viendront pas se venger.
-Bien sur que si. Il est omniscient, il va venir vérifier si on a fait le travail.
Rodney : Prêcher la bonne parole et condamner les hérétiques dans une autre galaxie, c’est ça ?
- Soyez pas cynique. C’est mal.
Carson : « Il », c’est votre chef, à vous et à ceux qui sont en cellule, c’est ça ?
-Oui.
Carson : Il ne vous trouvera pas ici. Vous êtes en sécurité. C’est quoi votre nom ?
-Je…je…
Carson : Vous n’avez rien à craindre…
- Randon. Recrue Dylan Randon.
Carson : Donnez moi votre arme Dylan.
-Non !
Carson : Calmez vous… Tout va bien. Vous savez ce qu’on va faire ? On va aller voir la psychologue de la base, et elle va vous aider, tout va bien se passer…
- Je ne suis pas fou.
Carson : Personne n’a dit ça. Donnez moi votre arme.
- NON !

Randon se recula et posa son pistolet sur sa propre tempe.

Carson : NE FAITES PAS CA !

Mais c’était trop tard. Un magistral coup de feu avait retentit. Dylan Randon venait de mettre fin à ses jours.

Carson : Merde !

Rodney, profondément choqué, entoura Carson de ses bras.


Une semaine s’était écoulée depuis l’incident. Carson semblait de plus en plus maussade et mélancolique, et Rodney essayait désespérément de le consoler.

L’écossais était assis sur le lit du canadien. Dehors, il pleuvait et la lumière filtrant à travers les gouttelettes d’eau éparpillées sur la vitre de la fenêtre se reflétait sur le dos nu de Carson.
Rodney était encore endormi, et quand il s’éveilla, il caressa le dos de son compagnon pour le rassurer.

Rodney : Tu y penses encore ?
Carson : Et toi ?
Rodney : Ca va. Enfin, je pense…
Carson : On sera acceptés un jour, tu crois ?
Rodney : J’en suis persuadé.

Il se releva et embrassa Carson.

Carson : Ma mère risque de ne pas s’en remettre si un jour elle l’apprend.

Ca finirait par aller. Le temps guérit tout de toute façon. Mais l’amour reste…
Carson embrassa à son tour Rodney.

Rodney : Il faudra bien qu’elle s’y fasse. Je t’aime.
Carson : Kitchissime.

Les deux hommes éclatèrent de rire.
Rodney mit sa main sur la poitrine de Carson et le poussa à s’allonger. Il posa sa tête contre son cœur et se rendormit tandis que le médecin gardait les yeux fixés sur le plafond, en songeant que malgré les événements, jamais n’avait été plus belle sa vie…

***

























J’espère que cette fanfic vous a plus.
Je tiens à m’excuser si elle vous a gêné, peut être même choqué, car ce n’était pas réellement le but.
Je m’excuse aussi par rapport aux fans de Ford, dans cette fic on dirait le gros beauf de service qui fait des blagues pourries, mais je respecte ce personnage.
Désolé si j’ai salit l’image d’un de vos personnages fétiches, ne m’en voulez pas, et surtout ne me tapez pas !! Mdr.

A bientôt ;

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